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Le moais de la Tamarissière

 

Du côté d'Agde, dans le sud de la France, au milieu des dunes de la Tamarissière, il y a un vieux tronc échoué complètement blanchi par l’eau, le sel, le vent et le soleil. Sur son flanc quelqu'un a sculpté une tête...

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Durant plus de trois cent ans,
Baigné d’obscurité et de sève,
Mon cœur se nourrissait du sang
De ce colosse de bois planté droit.
Arraché, traîné, rejeté puis gisant
Maintenant sur un linceul de sable,
Le vent ne berce plus mes rêves,
Il pleure autour de mon tombeau.
Le sel a givré mes dernières larmes,
Lentement mon cœur s’est tari.
Mon corps livide s’est figé
Épousant ce grand cadavre allongé.
Et dans cette arche funèbre,
Mon âme pleure et se lamente
Caressant de son souffle muet
Ce fœtus prisonnier de ces flancs écorchés.

 

28 août 2009

 

Noël 2009, plus de trace du tronc dans les dunes de La Tamarissière... peut-être est-il parti ainsi que "Le bateau ivre" de Rimbaud...

 

 

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Commentaires

  • Hommage à tous les marins échoués, aux esclaves embarqués, aux rêves perdus... Et pourtant derrière la mer ses ressacs et l'espoir toujours ressassé renouvelé.

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