Je prends un zéro et le pose.
Il ne va rien multiplier,
Crée un espace singulier
Où en flânant, je me repose.
Profitant d'un parfait silence,
Je n'ai pas l'envie de bouger,
De me distraire, ou de manger.
J'existe dans l'inappétence.
Soudain, me rends à l'évidence
D'être arrivée en un ailleurs,
Ressens une douce ferveur
Et de la crainte, en alternance.
Je retrouve ma résidence
Me sentant chargée d'énergie.
Lors médite sur ma survie
Et les émois de mon errance.
Je les transcris, sans me forcer,
En des mots pleinement sincères.
Ils reflètent de la lumière.
Se loveront dans mon passé.
10 février 2018
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