Arts et Lettres

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Cette photo dit , hélas, tout...

Garçons comme filles sacrifiés,

Pour le plaisir d'un fou, d'un gourou,

Que de larmes ont mal séché !

Les condamner ne suffit pas :

Ils veulent être appelés "papa"...

Mais ne méritent pas ce nom,

Tout juste celui de démons !

Il faut dénoncer ces horreurs

Qui amènent partout le malheur,

Du nord au sud, c'est certain,

Il y aura toujours des lendemains !

Et les victimes ont ce droit

D'encore aimer... ces pères-là !

Car à travers le pardon,

C'est le début de la reconstruction...

L'amour est parfois mal nommé,

Quand on voit ces atrocités !

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Commentaire de Léopold Dobly le 13 décembre 2012 à 22:44

J'ai toujours beaucoup aimé cette chanson de Barbara, " l'Aigle noir", Michel, mais je n'avais pas saisi qu'il approchait aussi ce problème d'inceste ?  Je vais la réécouter plus attentivement !

Merci pour votre commentaire.

Commentaire de Léopold Dobly le 13 décembre 2012 à 22:40

"L'innocence qui est détruite ne se répare pas", vous le dites bien, chère Hbron, et c'est exact, mais c'est l'être blessé lui-même qui doit se reconstruire, et c'est souvent un long, très long travail. C'est d'abord le travail d'un entourage spécialisé et si possible aimant, attentif, délicat et... patient. 

Beaucoup ont écrit sur ce sujet, comme Eva Thomas qui l'a vécu et a écrit notamment "Le viol du silence" et "Le sang des mots", deux périodes de sa vie. Mais il est aussi un spécialiste en matière de "résilience" (renaître de sa souffrance), c'est Boris Cyrulnik, psychiatre et spécialiste en éthologie humaine. Ces gens-là, mais bien d'autres encore, peuvent parler de ce sujet avec autorité et connaissance de cause. Mon poème, lui, tente seulement de toucher du doigt ce mystère : comment un père (une mère, oncle, etc), peut-il faire cela à un enfant innocent ?

Je désigne, je pose le problème, je dénonce et je pense tout haut que, pour la victime, le pardon peut être voie de résilience, de reconstruction. La haine non.

Mais chaque cas est différent, parce que chaque personne l'est aussi : il n'y a pas de règle absolue je pense, mais je reste persuadé que si l'oubli est impossible (quoique parfois thérapeutique), le pardon peut être nécessaire pour pouvoir aussi SE pardonner, car la victime se sent toujours en partie coupable, hélas.

Merci de votre commentaire sur ce sujet.

Commentaire de Hbron le 26 novembre 2012 à 13:21

Votre poème me donne la chair de poule, rien qu'en songeant à ce qu'il représente de réel pour ces enfants violés, maltraités, battus, exploités.

Est-ce possible de pardonner? On peut essayer de surmonter ce qui est irréparable, on peut essayer de vivre, mais l'innocence qui est détruite ne se répare pas, parce que plus tard l'acte d'amour charnel vous rappelle toujours à un moment ou un autre qu'il peut être synonyme d'horreur et de peur. Comment empêcher les deux images de se juxtaposer?

Commentaire de Lansardière Michel le 24 novembre 2012 à 19:23

"Au matin, il ne me restait rien. L'oiseau m'avait laissée seule avec mon chagrin", Barbara. Ces mots devaient terminer sa chanson l'Aigle noir (faisant allusion à ce drame intime)

Commentaire de Gil Def le 24 novembre 2012 à 11:37

Bonjour Léopold

 

Je ne sais plus qui disait qu’un poème c’est une idée, et même un petit bout d’une idée pas plus, et que l’important, c’est juste de s’y accrocher et de ne pas se disperser. Vous n’avez donc pas à vous excuser de ce qui est notre lot à nous tous, qui écrivons des textes forcément courts, et qui ne pouvons en aucun cas faire le tour complet des sujets que nos traitons. Vous pouvez considérer que j’ai non pas une impression mais la certitude que j’ai traité des dizaines de fois le même sujet mais à chaque fois avec un angle de vue différent. Je fais la même chose en photographie, il me semble aberrant de dire qu’avec une seule photo, on puisse traiter un sujet. Je suis d’avis par ailleurs que dans l’art, il faut davantage d’obstination sur les mêmes sujets que la recherche d’originalité et de variété, c’est en tout cas mon choix primordial.

Pour ce qui est de l’activité de commentaires, je suis d’avis que nous sommes dans un autre domaine où il n’est nulle contrainte et où nous pouvons tout autant discuter du texte proposé que de tout ce qu’il peut rapporter à des choses vécues, connues ou suggérer de réflexions. Pour ma part, j’aime cette activité là, elle me pousse à la réflexion, à revoir ce que je peux penser de telle ou telle chose, à le confronter à d’autres avis, et j’y trouve bien des motivations à améliorer encore et encore mon écriture pour qu’elle soit plus pertinente et ajustée.

En tout cas, je vous félicite encore d’avoir abordé tel sujet de l’inceste, car je trouve qu’il n’y a pas tant que ça de textes où l’on lève le voile, où l’on brise le silence, les tabous à propos de graves problèmes de la société.

 

Bonne journée. Amitiés. Gil

Commentaire de Léopold Dobly le 24 novembre 2012 à 9:39

Merci de votre commentaire éclairé et juste, Gil. Il est évident que je n'ai fait que survolé le problème dans mon poème, et qu'il mériterait plus qu'un effleurement d'aile de papillon. Mais c'est voulu : je ne voulais pas m'appesantir, simplement rappeler que ces horreurs existent.

Et bien sûr, comme vous dites, de longues années, souvent, et un travail en profondeur sont nécessaires pour dépasser ce genre de problème par une résilience lente mais progressive, entourée d'attention de personnes formées à cette dure réalité, comme vous l'indiquez d'ailleurs.

Bon weekend et amitiés, Léo.

Commentaire de Gil Def le 23 novembre 2012 à 17:29

Bonjour Léopold

 

Un sujet extrêmement difficile que celui de l’inceste, cet amour si mal nommé, pervers et infiniment condamnable comme vous l’indiquez. Nous savons malheureusement que cette maltraitance majeure des enfants a été ignorée pendant longtemps ou plutôt cachée honteusement par nombre de secrets de famille comme le suggère la photo. Ces verrous là ne sont pas encore vraiment tombés et il faut dire que l’exploitation hâtive de témoignages d’enfants qui se sont avérés faux ou manipulés n’a rien arrangé. Je suis bien d’accord qu’il faut que les enfants puissent bénéficier de la meilleure protection possible parce que toute maltraitance notamment celle de l’inceste engendre des dégâts souvent irréparables et qui parfois se perpétuent. Ca suppose pour ça un véritable réseau de personnes du domaine privé et institutionnel dont la préoccupation convergente est l’intérêt des enfants.

Vous évoquez le problème de la reconstruction des enfants après telle maltraitance, je suis d’avis que cela est un travail extrêmement difficile qui dépend de chaque cas et qui ne peut pas se faire sans une aide conséquente et prolongée dans le temps.

 

Bonne soirée. Amitiés. Gil

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