Épître à un ami
Privé de la grâce d'aimer,
Quand il a perdu la mémoire,
Ne sachant rien de son histoire,
Un être végète à jamais.
Parents et amis, attristés,
Comprennent son indifférence.
Or, garde-t-il des préférences?
Ils essaient de le chouchouter.
Il ne mérite pas de blâme
Du fait qu'il ne nous fête plus.
N'a rien contrôlé, ni voulu,
Ne répondait plus de son âme.
Auriez-vous perdu la mémoire,
L'ami, qui longtemps fut fidèle?
Vous ne donnez plus de nouvelles,
Paraissez sourd. Que dois-je croire?
Vous gardiez mes poèmes lus,
M'écriviez de doux commentaires.
Lors vous étiez certes sincère.
J'essaie de ne vous aimer plus.
8/11/2012
Commentaires