En ce soir clair et doux, face à l'immensité,
Je reste médusée par son étrangeté.
La grâce qui circule autour de ma demeure,
Me garde sans bouger et sans souci de l'heure.
L'espace s'est empli de masses intrigantes,
Accolées l'une à l'autre et demeurant stagnantes.
Le spectacle qui s'offre à mon âme ravie,
Possède l'attraction d'une ardente énergie.
Rien ne semble changer; la lumière résiste
Et la félicité que je ressens persiste.
Un faible bruit survient, un avion qui arrive!
Ma mémoire en veilleuse en le voyant s'active.
Oh! subrepticement, un arbuste a fleuri.
Joyeusement surprise, émue, je m'attendris.
Je me lève à regret, me disant: rien ne presse.
Alors sur mes cheveux, se pose une caresse.
3 juin 2014
Commentaires
Merci Suzanne, de ce doux moment poétique ! Amicalement, Nicole
Une douceur qui se partage, merci, Jacqueline