Amour,
inusure du temps,
étoffe précieuse, soyeuse
dont vos baisers et vos gestes profonds,
sur moi intimidés, bouleversés,
en sont les amples mailles.
C'est de ce chandail vert et chaud
dont je vous parle,
mémoire de la peau, amère ou douce,
infaillible depuis l'enfance.
Poumon d'une rose dans le
corps d'une femme, illimité et bleu ;
l'éternelle, l'irremplaçable,
la toute puissante.
Mer où tous les chants s'expriment,
où les fruits vous nourrissent.
Rosée nourricière, salvatrice,
bruit de vos yeux sombres,
le chagrin qui monte
quand loin de vous je suis,
que le jour trop clair vous
insupporte, vous désespère !
Le jardin qui grandit en
moi, mélodique pour vous,
l'entendez-vous ?
Mots d'ici,
un peu vagues parfois.
Commentaires
Nostalgie, quand tu nous serres dans tes bras. Oui, j'ai entendu ton récit et j'ai fait un pas dans le passé. Merci.
Une mélancolie douce mêlée à des souvenirs de tendresse. Très beau texte. Merci pour ce partage :))