Toutes les publications (16098)
Le cireur de chaussures
Le cireur de chaussures
S'en va pour l'aventure,
Il a ouvert sa boîte
Et les oiseaux s'ébattent
Le cireur de chaussures,
Je me souviens l'allure
Du gamin d'Algérie
Et surtout de ses cris
Le cireur de chaussures
Attendait l'ouverture
De cette gare de Bône,
Que la monnaie résonne
Le cireur de chaussures,
Venant à toute allure,
Ressemblait au moineau,
Sachant planer si haut
Le songe s'envole au loin,
Une oeuvre de ses mains,
Cher enfant de là-bas,
Il est resté en moi
Le cireur de chaussures,
Arrivé en voiture,
A ouvert à Paris
Son petit paradis
Le cireur de chaussures
A fait sa confiture
Avec des magasins
Pour les pieds et les mains
Le cireur de chaussures
A sur sa deventure :
Je vais vous faire briller
Vous l'avez mérité
Le songe s'envole au loin,
Une oeuvre de ses mains,
Cher enfant de là-bas,
Il est resté en moi
Suivant le caniveau
Suivant le caniveau,
Ton papier de bateau
Où tu as mis ta vie,
Tes tristesses, tes envies
A travers les villages,
Le ciel bleu, les nuages,
Le soleil et la pluie,
Des bouts de paradis
Retrouvant le ruisseau
Où filent tes oiseaux,
Roulent les alluvions,
Tes histoires, tes chansons
On ne revient jamais
Par l'endroit où on naît,
On ne reviendra pas
A la source des pas
Suivant le caniveau,
Mémoires de tes châteaux,
En Espagne où ailleurs
Horizons de bonheur
Les petits à la plage,
Les grands dans les nuages,
Marelles et mariages,
Et puis nous viennent les âges
Le ruisseau a grandi,
En fleuve il envahit
Et on a sous nos mains
Une part de destin
Suivant le caniveau,
A la mer le rideau,
Théâtre de nos vies
Et c'est toi qui l'écrit
On ne revient jamais
Par l'endroit où on naît,
On ne reviendra pas
A la source des pas
Question de qui
Question de qui, question de quoi,
Chacun se pose ce pourquoi
Fondamental, aléatoire,
On a le cœur empli d'espoir
Si Dieu est mort, on rêve d'argent
C'est le nouveau, si délirant
Pour se payer de jeunes enfants,
Des viols légaux, détournements
Question de qui, du président
Avec ses lois pour les gagnants,
Question de quoi, d'égalité,
Révolution tant espérée
Car beaucoup meurent terrorisés
Très peu s'éveillent aux fondements,
A t'on une âme, sérieusement,
Ni Dieu ni maître, seul un ego,
Ce qui importe est qu'il fasse beau
Se poser la question,
Etant en rebellion,
Est pour moi tant vital
Pour entrer dans mon bal
Question de qui , chercher son moi,
Pourquoi rester un sous-surmoi
Pour exister, n'être robot
D'un visiteur de leurs tableaux
Se retrouver grâce au sésame
De création, source de l'âme,
Etre une part de l'univers,
Grand créateur, même des vers
Se poser la question,
Etant en rebellion,
Est pour moi tant vital
Pour entrer dans mon bal
Tournent les sentiments
Tournent les sentiments au tourniquet des rêves,
Volent les robes au vent, les désirs se soulèvent,
Amoureux de l'amour, à l'ouverture du bal,
Sous les masques du temps dans le grand carnaval
Tournent les sentiments à l'école buissonnière,
En tirant sur les nattes de la belle écolière,
Mémoires des marelles dans la cour de l'école,
Répétant mère veux-tu, la corde claquant le sol
Tournent les sentiments, ton regard dans le mien
Et tes baisers d'enfant dans le creux de ma main
Et puis nos petits mots quand vient l'adolescence,
Les jupes soulevées et la tête en errance
Tournent les sentiments, les petits rendez-vous,
Nos coeurs battent si forts que le temps devient fou,
Sur les quais de Paris, au pont des amoureux,
Nos serments pour la vie quand on sera si vieux
Tournent les sentiments, le manège de nos vies
Platinées de passions et parfois d'harmonie,
Deux âmes enlacées dans la ronde infinie,
Rien ne peut arrêter de tourner la toupie
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter le reportage photos de son vernissage du 07 décembre 2023.
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement sont :
Philippe Gorce dit GORFI (Fr) peintures & sculptures, Valérie Faucon (Fr) peintures, Nathalie Mary (Fr) peintures et Dielle (Be) peintures.
Une présentation exceptionnelle d'éditions d'Art de l’artiste Bellor † (1911 - 2000) en partenariat avec le Comité Bellor ! Prolongation de son exposition en décembre !
Ainsi que les sièges de l’artiste styliste d’ameublement Jeanne Julien Art (Fr) et une sélection artistes peintres et sculpteurs de l’écurie de la galerie (Int).
Vernissage le jeudi 07 décembre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage les 30 & 31 décembre de 11h 30 à 18h 30.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 07 décembre :
Lien vers le reportage photos du vernissage du 07 décembre :
Lien de l’annonce de la fête de remise 2023 sur mon site Internet :
Lien du reportage photos sur la remise des recueils et diplômes :
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner un diplôme d’art
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium
GSM: 00.32. (0)497.577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
Le vent d'accordéon
Le vent d'accordéon
Au tempo d'horizons,
Valse des papillons,
Volutes des visions
Toiles d'impressionnistes,
La Goulue est en piste,
De Lautrec et Vincent
Ne font jamais semblant
Le vent d'accordéon
S'accorde à ma chanson,
Sur les bords de la Seine
Les sensations sont reines
Monet et Pissaro
Font leurs effets dans l'eau,
Renoir les arrondit
Et les garçons sourient
J'entendais leur musique
Pendant que je marchais,
Sur l'Ile romantique*
Ils m'ont accompagné
Le vent d'accordéon
Nous fait pleurer des sons,
Reflets de nostalgie,
Les sépias de leurs vies
Les étoiles de Seurat
Ont envahi le ciel,
Tout près de Courbevoie
J'y peignis l'iréel
J'entendais leur musique
Pendant que je marchais,
Sur l'Ile romantique
Ils m'ont accompagné
le 30-11-2023
Mots mijotés à l'edelweiss et aux petits oignons
(texte paru dans Aura n° 116 "Actualité littéraire")
Un texte de votre actualité littéraire (peu importe le thème), voilà ce que nous propose la revue Aura, qui me met devant un choix indescriptible d’idées pour écrire… Moi qui n’ai jamais pu choisir, me voilà servie ! Un extrait de votre dernier livre (facile !). Encore faut-il le trouver, parmi les 276 pages qu’il contient… Me voilà donc devant l’embarras du choix, alors allons-y ! Que les mots choisis soient de soie, de choix, avec ou sans choix, il ne s’agit pas ici, de vendre du premier choix, mais d’offrir au lecteur, à qui le voudra, un sourire aux lèvres, un moment d’évasion. N’est-ce pas cela qui égaie nos journées, qui ajoute à notre quotidien un rayon de soleil ? A défaut de choisir, choyons nos rêves, nos mots, nos proches, les moins proches, les animaux, les plantes. Comme je ne peux pas choisir, j’ai trouvé ma voie : je choie tout ce qui m’entoure, cela me met dans la joie, m’empêche de choir, les soirs, de ressasser du noir, et de me remettre en question sur mes choix. Mon choix est ainsi fait. La boucle est bouclée.
Écrivez à votre sauce, me dit-on, qu’elle soit aux anchois ou pas, écrivez ! Très bien, mettons les petits plats dans les grands, puisque les lecteurs de la revue sont nombreux. Je ferai donc de mon mieux pour vous servir. Au menu, je vous ai concocté un mijoté à l’edelweiss et aux petits oignons. Tout cela me donne l’eau à la bouche. L’écriture c’est comme la nourriture, vous n’avez rien à mettre sous la dent, et pourtant vous alignez des mots, c’est déjà un amuse-bouche. La bouche en cœur (normal, à l’approche de la Saint-Valentin), le cœur en bouche, c’est parti, vous avez du mal à vous arrêter. Vous me direz que je n’ai qu’un mot en bouche. Vous m’enlevez les mots de la bouche. Ne faites pas la fine bouche devant mes mots, je les écris pour rester dans le thème, ce n’est ni un de mes crus, ni un quatre étoiles, je ne fais que combler les espaces, remplir les pages d’une revue, un tir à blanc.
À force de chercher, j’en attrape des cheveux blancs. Si on me donne carte blanche, alors j’écris de but en blanc, vous l’aurez voulu, tant pis pour vous. Vous permettez que je me verse un petit verre de vin blanc ? Je pourrais écrire des vers à blanc, mais la poésie n’est plus dans l’ère du temps. J’ai donc cessé d’espérer, de rêver, mais jamais, oh non jamais, je n’arrêterai d’écrire, car dans le mot « écrire », on retrouve le mot « rire », l’écrit donne à rire, et le rire a des vertus insoupçonnées : il renforce le système immunitaire, combat les émotions négatives, lutte contre le stress, réduit la tension artérielle, lutte contre la peur, réduit la douleur, renforce les liens, il est bon pour le cœur, améliore la confiance, et booste les performances sexuelles. Si le monde riait un peu plus, la terre se porterait mieux. Je vous propose donc comme prochain thème un texte humoristique, histoire de se faire une cure de vitamines, et par extension une cure de jouvence...
Bernadette Vroman
Bonjour,
J'ai la joie de vous partager l'interview parue dans "Bruxelles Culture" de décembre 2023, pour laquelle je remercie Monsieur Daniel Bastié, des Éditions Ménadès.
Bonne lecture,
Bernadette
En visitant
En visitant au quai d'Orsay
Toutes les salles du grand musée,
Ma Tourbillon reste sans voix
Devant cette oeuvre elle s'aperçoit,
Toile étonnante représentant
Une meurtrière d'un fort d'antan,
Mais tout au fond ce bel enfant,
Elle est bien là lui souriant,
En découvrant ton inconscient
Psyché-miroir c'est intrigant,
Un rêve-réel réel-rêvé,
Ne sachant plus où tu en es
Mais cet artiste est inconnu,
Reconnaissant l'individu,
Que fait-il là ton compagnon
Parmi ces grands tous de renom
Conditionnée par ton amour
Sur l'échiquier de nos toujours,
Le roi est là mais pas la reine,
N'existe ici que toute sa peine
En visitant ce n'est plus toi,
Adolescente tu te revois,
Que veut-il dire encore une fois
En te peignant tu vois son moi
Toute ta vie défile là,
Mais où es-tu , tu n'y es pas,
Passant ton temps à m'épauler,
Cette peinture montre les faits
Conditionnée par ton amour
Sur l'échiquier de nos toujours,
Le roi est là mais pas la reine,
N'existe ici que toute sa peine
Il n'y a pas d'école
Il n'y a pas d'école pour apprendre à aimer,
On griffonne l'orthographe et on nous fait compter,
La géo et l'histoire, le reste aléatoire
Et puis les langues aussi, l'anglais obligatoire
Il n'y a pas d'école pour savoir qui on est,
Nos mémoires on s'en moque, rien de notre psyché
L'important est l'argent, métro, boulot, dodo
Pour que les richissimes s'achètent de grands bateaux
Il n'y a pas d'école, l'orsqu'on est un enfant,
Pour savoir regarder et comprendre en touchant,
Bien écouter les sons, goûter et bien sentir
Et découvir son âme, savoir la ressentir
Il n'y a pas d'école pour connaître ses sens
Et sortir du néant depuis sa tendre enfance,
Qui sommes-nous vraiment, autre qu'un citoyen
Payant à toutes les caisses, le soldat de demain
Il n'y a pas d'école pour apprendre l'intuition
Venue de l'univers et de toutes passions,
Les arts, la poésie, même l'astrologie,
Connaître son univers et tous ses paradis
On peut trouver des joies
On peut trouver des joies et en trouver souvent
Dans nos mémoires de vie, dans les miroirs du temps,
Emballements de cœur, les ivresses des amants
Sur la proue d'un bateau, ailes déployées au vent
On peut trouver des joies en soulevant la pierre
Où le crabe se meut, découvrant la clairière
D'un monde disparu, hiéroglyphes à la ronde
Nous ayant apporté le beau et puis l'immonde
On peut trouver des joies des grandes invasions,
Articulant nos moeurs et toutes nos passions,
Les arabes et les grecs, les maths et l'écriture,
La musique et les arts et puis l'architecture
On peut trouver des joies de le montrer à ceux
Qui ne supportent rien de leur être, de leur dieu,
Les cow-boys aux indiens, les nouveaux, les anciens,
L'enfant face à son père, protestants et chrétiens
On peut trouver des joies à comprendre l'espoir
D'une entente harmonieuse, une nouvelle histoire
Où l'homme conquérant et la femme rassurante,
Equilibre des genres, seraient vie apaisante
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son vernissage le 07 décembre 2023.
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Rappel du finissage/vernissage de l’exposition de novembre le samedi 25 et dimanche 26 novembre 2023 de 11h 30 à 18h 30 !
Les artistes présents pour cet événement sont :
Philippe Gorce dit GORFI (Fr) peintures & sculptures, Valérie Faucon (Fr) peintures et Nathalie Mary (Fr) peintures.
Et une présentation exceptionnelle d'édition d'Art de l’artiste Bellor † (1911 - 2000) en partenariat avec le Comité Bellor ! Prolongation de son exposition en décembre !
Et les sièges de l’artiste styliste d’ameublement Jeanne Julien Art (Fr).
Vernissage le jeudi 07 décembre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage les 30 & 31 décembre de 11h 30 à 18h 30.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 07 décembre :
Lien de l’annonce de la fête de remise 2023 sur mon site Internet :
Lien du reportage photos sur la remise des recueils et diplômes :
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Si vous ne voulez plus être informé sur les activités de la galerie il suffit d’envoyer un mail à eag.gallery@gmail.com en indiquant votre refus !
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner un diplôme d’art
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium
GSM: 00.32. (0)497.577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
Il y a dans les mots
Il y a dans les mots la mémoire de l'humain,
Le puzzle de nos vies d'hier et de demain,
Viendrait-il des reflets de la psyché de l'arbre
Des généalogies, de ce livre de marbre
Il y a dans les mots les caresses de l'amour,
Les couleurs délirantes, nos horizons des jours
Aux racines du désert, sous un soleil dément,
Vibrations d'émotions coulant dans notre sang
Il y a dans les mots des légions de robots,
Marchant dans les villages ou seuls dans le métro,
Chacun va où il peut dans un virtuel concret,
Guidé par l'algorythme sans le moindre secret
Il y a dans les mots un enfant en cavale,
Echappé de ces cadres, peintures de carnaval,
De l'école, de l'armée, de ces guerres du grand bal,
Où est l'amour de l'âme,? même celle d'un chacal?
Il y a dans les mots notre petite mort,
Dans un monde insensé, de tribord à bâbord
Et ce bateau sans tête s'envole dans les airs,
Avec légèreté et bel itinéraire
le 25-10-2023
Sur la banquette du bar
Sur la banquette du bar, la jeune magrébine
Regarde l'horizon, buvant sa grenadine,
Descendue de l'Atlas vivant à Constantine,
Elle est à contretemps en face de sa copine
Elle a grandi trop vite, le nez vers le soleil,
Quand elle a eu treize ans, elle n'était pas pareille,
Décalée dans la classe, ses cheveux aux nuages,
Une girafe maigre et ce fut bien sa rage
Sur la banquette du bar, Gala est dans son monde,
Une plante sauvage ne pensant qu'à la ronde,
Arrivée à Monmartre, dansant sur le parvis,
Une dame lui a dit vous danserez ici...
Alors tout a changé, petit rat à la barre
N'était plus rat perdu... et des années plus tard,
Elle est première danseuse dans le grand opéra
De la salle Garnier...on lui apporte son plat
Sur la banquette du bar, son amour l'a rejoint,
Wooly Biden commande et tous deux fument un joint...
Et je la remercie d'avoir participé
A cette rêverie qui m'a bien amusé
Qui a jeté le dé
Qui a jeté le dé
Sur la piste du vent ?
Qui peut te libérer ?
Tu es hyperconscient
Dans ce cube virtuel
Du jeu irrationnel,
A l'horizon des temps
De tes mémoires d'enfant
Qui a jeté le dé
Tout au bord de la mer,
Sur ce sable mouillé
Et c'est ton univers
Tu es face à l'espoir
A l'ombre des miroirs,
Tu perçois quelques mots
Et en entends l'écho
Qui a jeté le dé
Que tu ressens vibrer ?
Tes sens à contresens
Enfermé dans l'errance
Qui a jeté le dé ?
Tu ne sauras jamais
Et comment en sortir
Bien avant d'en mourir
Retrouver tes cinq sens,
Perdus depuis l'enfance,
En modifiant ce dé
Au sixième éclairé
Sempé (1932-2022)
Le vrai bonheur des joies simples.
Paula ouvrit la fenêtre.
L’air frais entra dans la pièce, lui caressant le visage, amenant avec lui le subtil parfum des roses qu’elle avait achetées et choisies avec minutie, mais en regardant celles qui étaient en promotion et qui l’attiraient par leur parfum et leur beauté. C’était…son petit moment de bonheur.
Dans cette ville, l’ensemble des immeubles rendait les rues sinistres. Les rayons du soleil ne franchissaient ce lieu, tout y était triste, désolant, démoralisant, pas de promeneurs, ni d’enfants y jouant, le silence était accablant. Des fumées nauséabondes sortaient des cheminées et des pots d’échappement. Personne ne s’attardait dans cet endroit malsain, tous pressaient le pas pour renter. Pourtant la vie était présente.
Le supermarché tout proche était pour Paula un lieu clair, lumineux et plein de vie. Le rayon des légumes, regorgeant de marchandises, ressemblait à un arc- en- ciel aux couleurs attirantes. Elle se dirigeait vers le rayon des vins, où, dans des caisses de bois clairs, reposant sur de la paille comme dans une crèche, des vins millésimés trônaient. A leurs côtés, les vins rouges, blancs et rosés étaient alignés comme à la parade. Des vins provenant de domaines, châteaux et autres régions, elle s’y voyait en rêve, se promenant dans les vignes. Tout en flânant, elle cherchait à accrocher du regard des clients pressés de rentrer après le travail. Ils déambulaient, hagards, certains, leur papier de courses à la main, penchés sur le chariot, contrôlant s’ils avaient tous les articles inscrits. Absorbés par leurs occupations, ils ne voyaient pas Paula. Elle se sentait seule, au milieu de cette grouillante agitation. Aussi, instinctivement, elle se réfugiait dans son secteur préféré, la jardinerie.
A la jardinerie, Paula dénichait souvent, tantôt une petite plante qui fleurirait plus tard, tantôt un arbuste orgueilleux, de fière allure, quand ce n’était pas une grenouille en céramique ou un nichoir joliment décoré.
En effet, Paula avait son secret: son jardinet. Tout y était placé avec goût, harmonie et formait un panel de couleurs se côtoyant, donnant un spectacle féérique. Au printemps, une multitude d’oiseaux se prélassait dans une vasque bleu azur, prenait son bain et chantait ses plus belles mélodies.
Paula était toujours radieuse et en extase devant toute cette splendeur, qui lui procurait un bonheur indéfinissable, c’était un moment magique. Lorsque le soleil trouvait le chemin de cet écrin protégé, Paula tombait sous le charme de cette luminosité chatoyante. Elle était en symbiose avec son petit coin de paradis. Pourtant, quelques années auparavant, elle aurait pu déménager vers de vertes contrées ! Des promoteurs proposaient une belle somme pour sa maison. Rasée, elle aurait été absorbée par un glauque univers de béton. Paula avait vaillamment résisté, préférant vivre entre les murs qui avaient vu naître ses ancêtres. Ses souvenirs ici gravés, les gloutons étaient restés sur leur faim.
Hors du temps, loin du monde, dans sa bulle de bonheur, au cœur de la grande ville, Paula, chaque jour, après un petit déjeuner rapidement expédié, se précipitait pour ouvrir la porte donnant sur le jardinet et, descendant les quelques marches, s’évadait, profitant des rayons du soleil éclaboussant de lumière son minuscule espace de vie. Heureuse d’être là, les bras levés, remerciant le ciel d’avoir ce vrai bonheur offert par ce lieu privilégié.
Le vrai bonheur des joies simples.
Ecriture à 7 mains, au départ d’un texte de Liliane Magotte, sur une illustration de Jean-Jacques Sempé.
Atelier d'écriture de la Seigneurie. ASBL Sensation Art, Verviers.
Les branches de ta vue
Les branches de ta vue accrochent ton regard
A l'horizon du ciel, soulignant les espoirs,
Les feuilles de tes mots retournent à tes racines
Y puisant tes mémoires, celles que tu déclines
Tes deux yeux ont poussé, dans cette plante divine
Ou est-ce le hasard, peut-être une vitrine
Certain surréalisme, virtuelle réalité ?
Ou ADN commun ? serait-ce l'identité ?
Les branches de ta vue changeraient les valeurs,
Tu peux le percevoir avec un grand bonheur,
Ces cobalts et ces ocres, essences de ta vie,
Impressions de douceur ou de mélancolie
Spinoza a raison, tout est dans la nature,
Chercher à le comprendre est toute une aventure,
Tes globes sont des fleurs, celles de perception,
Pour certains c'est le lien de douces impressions
Les branches de ta vue viennent de création
Et pour le percevoir il faut creuser sillon,
Ce trait de poésie suit la courbe d'esprit,
Car il tient le crayon et ton œil le suit
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son vernissage le 02 novembre 2023.
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement sont :
Marie Desaulles (Fr) peintures cosmiques, Fabienne Platteborze & Toro Maurizio dit Courandart (Be) peintures & sculptures, Diane Castellet dit Di Cast Art (Fr) peintures et Marie M. (Fr) sculptures.
Et une présentation exceptionnelle d'édition d'Art de l’artiste Bellor † (1911 - 2000) en partenariat avec le Comité Bellor !
Ainsi que les sacs à main de Théodora (Gr) dans mes vitrines et du mobilier de l’artiste styliste d’ameublement Jeanne Julien Art (Fr).
Vernissage le jeudi 02 novembre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage les 25 & 26 novembre de 11h 30 à 18h 30.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 02 novembre :
Lien vers le reportage photos du vernissage du 05 octobre :
Lien de l’annonce de la fête de remise 2023 sur mon site Internet :
Lien du reportage photos sur la remise des recueils et diplômes :
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Si vous ne voulez plus être informé sur les activités de la galerie il suffit d’envoyer un mail à eag.gallery@gmail.com en indiquant votre refus !
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner un diplôme d’art
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium
GSM: 00.32. (0)497.577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
&
Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com
Director www.amartgallerybrussel.be
GSM: 00.32. (0)475.721.272
Je garderai de toi
Je garderai de toi, au delà de la mort,
Ma belle Tourbillon, les désirs de ton corps,
Les enfants de ta chair, cette union de nos vies,
Un amour merveilleux, pour moi une harmonie
Je garderai de toi, ta façon de marcher
Dans le jardin des rêves, suivie et précédée
Par tes félins-trésors dont tu es la déesse,
Arrosant tes couleurs avec délicatesse
Je garderai de toi, ta façon de danser,
Dans toutes les explosions de nos nuits arrosées,
Rolling-Stones des sixties, Beatles et Dire Srait,
Nous dormions sur la plage, tout près de l'estafette*
Je garderai de toi, la mer de ton regard,
Me faisant oublier la mère et ses placards
Et ta timidité laissée sur le chemin,
Gardant mes turpitudes dans le creux de ta main
Je garderai en moi, l'inexplicable toi,
Ce secret bien gardé et peut-être éternel,
M'apprenant à marcher, ce fut mes premiers pas,
Tu as su m'apporter cette flamme essentielle,
Pour un si long voyage tous deux en balancelle
le 21-10-2023