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Pochade à propos du commentaire dithyrambique de Béatrice Joly concernant "une certaine requête "...

« O douceur exquise, ô vertige, ô félicité !

Suis-je dans un songe ou suis-je éveillée ? »

Quelle étrange ironie du sort ! Ainsi, il pourrait être consenti à mi, d’aspirer à être dégustée, littérairement s’entend, assurément !

Diantre, voici une promesse irrésistible de pâmoison, tandis que se pâment pour ma pomme, une pléiade de chevaliers servants dont je suis devenue à mon insu, la coqueluche, à tel point qu’ils menacent d’en faire une jaunisse, si je ne parviens à fondre, telle la calotte glaciaire, devant leurs émouvants abattis !!!

Oh, Dame Béatrice, bigre, vous allez contribuer à me faire damner pour cause de suffisance…Ne suis-je pas infiniment, suffisamment vaniteuse pour tant de qualités dont Dame Nature a eu la bienveillance de me parer, que je vous ferai la grâce ici, d’énumérer ? Déjà, la beauté incarnée, baptisée « la chétive pécore » s’enfle, menaçant d’éclater de toutes parts, à l’instar de la malheureuse grenouille de notre fabuliste baroque de Château-Thierry !

Voyons, un éloge de la sorte, et de la part d’une élue du « Pays de Papouasie » de votre envergure, est-ce bien raisonnable ma chère, est-ce bien sérieux, je vous le demande… un peu !

Assurément, il ne m’appartient pas de m’immiscer dans votre ressenti, ma jolie, désireuse de laisser au lecteur toute la subtile liberté d’interprétation qu’il lui revient, et bien que je ne saurais faire la précieuse étonnée » au risque de tourner au ridicule, franchement là, ma face émotionnée vire au cramoisi devant ces louanges, bien que cela soit une chaude tonalité qui m’agrée parce que fétiche de l’époque du bas Moyen-âge affectionnée.

Non, là, permettez-moi de vous dire, ma mie, qu’un tel lyrisme au profit de cette fabulette au genre hybride, d’où sans doute l’impression de nouveauté, mais qui n’est malgré tout, qu’une amusette un rien fantasque dénuée de prétentions, me semble, me semble (ah, comment formuler cela sans vous blesser…) légèrement immérité (oui, légèrement, car, soyons honnête, je ne vais pas non plus jouer à la prétendue perpétuelle insatisfaite, allant jusqu’à renier mon « enfant » amoureusement fécondé et porté ne serait-ce que quelques heures en gestation! )

Quant à votre invocation de divin et auguste parrainage, comment ne pas l’accepter ? Je le fais mien, volontiers, l’appréciant à sa juste valeur, d’autant plus que parmi notre maisonnée présidée par la fratrie aristochattesque composée de Trois Mousquetaires légendaires, règne, vous n’êtes pas sans l’ignorer, un noble représentant épris de mythologie nordique à l’égal de votre Dorian (veuillez, je vous prie, ne pas y voir une quelconque allusion wildienne, soit à l’œuvre romanesque du Portrait de Dorian Gray…), j’ai l’honneur de nommer le très respectable sujet de sa gracieuse majesté, la reine d’Angleterre, Lord Finley du Domaine d’Elgar de la cité d’Asgard…

Que Freyja la splendide, grande déesse-Mère par excellence, protectrice de sa seigneurie féline, et en particulier du chat des Forêts norvégiennes, s’assemble donc, au puissant Bragi associé à son épouse Idunn, déesse Asyne de l’éternelle jeunesse, détentrice des fameuses « pommes de jouvence », afin de me permettre, selon votre vœu des plus touchants, que quelques fructueuses productions parviennent à maturité au cœur de mon verger des délices qu’il me sied de planter constamment d’essences à vocation prodigue, dans le dessein avoué et avouable, de les faire goûter à mes compagnons, Amie, du moins autant que faire se peut, autant que leur appétence, non exempte de répulsion pour le mets proposé, y répondra !

Tant qu’à Ogma, malgré l’espérance du sentier conducteur qu’il nous offre, sous la forme de l’inspiration féconde, j’ose vous avouer ma réticence d’implorer son secours, étant donné que sa fonction principale de dieu de la guerre, l’emporte auprès de la secondaire, l’éloquence.

Je sais que vous partagerez ma profonde conviction, suivant laquelle, la Paix doit primer sur toute chose ! Et puis, comme l’énonce si justement Christiane Singer :

«  Notre devoir le plus impérieux

Est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. »

La déesse Freya cueillant les pommes d'or

de Susan Herbert

d'après le tableau original d'Arthur Rackham

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Commentaire de Valériane d'Alizée le 6 novembre 2013 à 0:50

En effet, j'admets volontiers, chère Joelle,  que nous sommes, Béatrice et ma pomme, un tantinet dans un échange à fleuret moucheté, dans une sorte de jeu de paume spirituel des Temps modernes, pouvant vite en outre, agacé, car évident de complicité, mais  qui ne constitue  pas une motivation,  ni une volonté de notre part, d'exclure de notre joute, quiconque voulant pénétrer notre univers, crois-le bien !...

Et personnellement, je pense être le contraire d'une cérébrale, préférant et de loin, en tant que lectrice, la force émotionnelle que dégage un texte, basée bien sûr sur un sens profond, que certaines proses réfrigérantes que nous nous devons d'encenser sous prétexte que certains l'ont décidé pour nous !

Tant qu'à l'humilité, c'est aussi, l'une de mes valeurs essentielles ; c'est la raison pour laquelle, il nous faut raison garder, car qui sommes-nous, en regard de génies du passé, ayant engendré mille et un chefs d’œuvres ?

De "pauvre vers de terre amoureux d'étoiles"... !

Commentaire de Valériane d'Alizée le 5 novembre 2013 à 17:21

Mon caquet, serait fort sage de museler,

et m'incline donc devant un commentaire que je ne puis renier,

tandis que je travaille à éradiquer une fâcheuse manie,

avouons-le, celle de ne pas savoir goûter à l'appréciation d'autrui,

fusse t'elle d'une alliée chérie, de pouvoir de convictions, pétrie,

éprouvant constamment de la difficulté à distinguer la vérité, de la flatterie !

Mais là, que nenni, je fais une absolue confiance à la lucidité de Dame Jolie,

 me fie d'emblée à son discernement, non point tant en sa qualité d'amie,

simplement en vertu du fait qu'avec elle, il ne saurait être question d'une quelconque

                                                                                                                             diplomatie,

ou pire, de la moindre flagornerie destinée à vanter haut et fort,  ma méritocratie,

selon les valeurs et les lois fondamentales de l'émérite démocratie… !

Ainsi, de cette offrande sans comparaison, je ne peux m'empêcher d’être esbaudie,

et d'en savourer le prix, même ébahie, au point d’en chasser la fleur de Mérancolye,

demoiselle ancolie aux ailes de colombe, chère aux peintres de l’histoire, tels

Léonardo da Vinci,

Albrecht Dürer, ainsi qu’aux poètes, Charles d’Orléans, Guillaume Apollinaire,

Princes du « Souci »

et de la flour de myosotis, ces pétales de ne « m’oblié mie »,

gageant que pour l’avenir, il puisse, ce fervent présent, porter de sa palme, les fruits…

 à la Paul Valéry  !

Commentaire de Valériane d'Alizée le 5 novembre 2013 à 13:40

 

Ah, c'est du joli ! Chat t'apprendra, na, de couvrir ce texte-requête de compliments, Amie Béatrice !

Maintenant, l’intéressée ne se sent plus de joie,

et pour à nouveau prouver à ses admirateurs qu'elle est digne de foi,

Elle ouvre un large bec ... et dépitée, se tint coi !

Moralité : Telle est la loi de l'émoi...

Et moi, et moi, et moi !!!

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