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N'avoir rien oublié...

" N'avoir rien oublié..."

 

                                                    Lorsque autour du festin, les convives heureux,

En ces jours frissonnants, feront choix de l’épure,

Dans la rédemption, lavés par une eau pure,

Partageront le pain qu'ils casseront en deux,

 

La dive charité raisonnera les âmes (*)

Pour que le monde, enfin, brûle tous ses haillons,

Lors, que les mains tendues en milliers de maillons,

Passeront par le feu, le chaudron de ses drames :

 

L’intolérance est là, pouvant être en tout lieu,

Se nourrissant du mal qu’elle cause sur terre,

Ne se vouant qu’au ciel, fomentant la misère

Lorsque l’absurdité prend figure de Dieu.

 

Quand l’amour ici-bas, mille lieues à la ronde,

Devrait pouvoir cueillir les plus beaux des matins, 

Que vaut l’être de chair, se mêlant au divin ?

Sa justice égarée, en fait, le rend immonde…

 

Il n'est plus folle foi, qu'en ces cœurs envahis

De bien tristes moissons, après mille semailles ;

Plutôt chercher la paix au tréfonds des entrailles,

Pour qu'aux nouveaux labours les fruits en soient bénis !

 

Dans cette haine aveugle, aux yeux gonflés d’écailles

En otage prenant, les femmes, les enfants,

Leur confisquant la vie qui n’est plus que tourments,

Derrière elle laissant une immense pagaille,

 

L’homme, lui, se complaît, regardant son miroir,

Plaçant une raison sur chacun de ses actes,

Ô sordide hérésie à compter dans ses pactes :

Pour l’argent, les honneurs, ainsi que le pouvoir.

 

Mais, s’ébahir d’un grain, à côté d’une grange,

Voir une simple fleur, à l’ombre d’un jardin,

Comme la vérité au cœur de l’anodin :

C’est : ne rien oublier, même si c’est étrange…

 

                                                   

 

  Roseline Gilles-Renier

                                                                                                           (Poésie classique régulière)

 

(*) âme : être humain

 

 

Que l’on soit croyant ou non, cela a-t-il vraiment de l’importance ? Tout humain dispose du droit inaliénable au bonheur sur la terre, ce lieu qui lui fut offert au premier matin du monde…

La détruire n’est guère une solution, pas plus que ses habitants, d’où qu’ils soient, la vie est trop précieuse ! Si la raison prenait le pas sur toutes les contingences humaines, tout pourrait reprendre une juste place et surtout :

il suffirait d’aimer !!!

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