Doux ami,
De ma bulle, je vois, figée dans le silence,
La rue dont l’air, partout, se charge de points blancs.
Les érables au tronc noir, déshabillés, troublants,
Tendent leurs branches nues au ciel sans attirance.
La rue dont l’air, partout, se charge de points blancs,
Offre, en ce clair matin, l’image de l’absence.
Tendent leurs branches nues au ciel sans attirance,
Des arbres alignés, géants indifférents.
Offre en ce clair matin l’image de l’absence,
Un décor insipide, sans nuages mouvants,
Des arbres alignés, géants indifférents.
Une lettre de toi briserait ce silence.
Un décor insipide, sans nuages mouvants.
Or voilà qu’un passant révèle sa présence.
Une lettre de toi briserait le silence.
Je la prends de ses mains; le temps se fait chantant.
13 décembre 2010
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