Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

L'HOMME DE LA MANCHA DE JACQUES BREL par Filip Jordens

Ecoute-moi
Pauvre monde, insupportable monde
C'en est trop, tu es tombé trop bas
Tu es trop gris, tu es trop laid
Abominable monde
Écoute-moi
Un Chevalier te défie
Oui c'est moi, Don Quichotte
Seigneur de la Mancha…

L’Homme de la Mancha 2018, c’était une splendide  production du KVS en coproduction avec Le théâtre de la Monnaie l’an dernier. Un spectacle remonté cette année pour Aula Magna avec le théâtre Jean Vilar, et plus une place disponible. Un spectacle qui a voyagé en en mai 2019 à Madrid, en août 2019 à Montevideo, Urugay. Un  spectacle délirant,  en phase avec l’Eloge de la folie  d’Erasme, et tout le monde rit et s’égosille, s'épuisant  en bravos ininterrompus. Le livret est de Dale Wasserman, la musique, de Mitch Leigh et la création originale date de 1965 à Broadway. La traduction et adaptation en français ? Signée par notre immense Jacques Brel, pour la Monnaie en octobre 1968, et c’est lui qui endosse le rôle. Pourquoi ? Pour créer à terme un monde meilleur et pas le meilleur des mondes !  La chanson de l’impossible rêve revient comme un refrain insistant tout au long du spectacle, une ritournelle de l’espoir? Dix ans plus tard, le 9 octobre 1978, le célèbre chanteur belge s'éteignait.

 

Energie, générosité

Cinquante ans plus tard, C’est donc  Filip Jordens qui promène le personnage mythique de Miguel de  Cervantes, de par le monde en hommage à Jacques Brel, dans la comédie musicale emblématique ressuscitée  sous la direction des metteurs en scène Michael De Cock, directeur artistique du KVS, et Junior Mthombeni.

Miguel de Cervantes, poète-donc-coupable, attend son exécution dans les geôles de l’Inquisition. Manuscrit de son roman Don Quichotte sous le bras, il interprète avec ses codétenus, c'est toute l'astuce,  les aventures de l’hidalgo errant, flanqué de son fidèle écuyer Sancho Panza. L’auteur et son chevalier fantasque humaniste envoient à leurs persécuteurs un message miséricordieux et idéaliste. « Rêver un impossible rêve... Suivre l'étoile... »

L’homme est le bourreau de l’homme. Le procès du gentilhomme s’ouvre : «  accusé d’être idéaliste, poète et honnête homme » Va-t-il plaider coupable ? S’habillant en Don Quichotte, il déclare «  J’ai l’honneur d’être moi ! » « Et moi, Sancho, son frère ! » lui vouera un attachement imprescriptible. Superbe rôle joué parle très picaresque  Junior Akwety, pas trop pressé de rencontrer l’ennemi : il est urgent de savoir attendre! C’est la magie théâtrale qui fleurit sur le plateau où l’on ne croyait voir que des figurants, chacun reçoit  un rôle, on assiste à une genèse virtuose du spectacle,  la danse et les chœurs font le reste. Et l'amour de Dulcinée.  Un chef-d’œuvre de mises en mouvement et en abîmes tous azimuts.  Dans le groupe d’artistes  qui se pressent autour de  Filip Jordens,  il y a la soprano Ana Naqe ( Dulcinée) , le comédien François Beukelaers (chef de l’Inquisition), le chanteur de soul et de hip-hop Junior Akwety (Sancho Panza) , l’ éblouissante artiste de slam Nadine Baboy (Maria, la femme de l’aubergiste), Gwnedoline Blondeel, ( la gouvernante), Geffrey Degives (le padre à qui on donnerait le bon Dieu sans confession), Bertrand  Duby (l’aubergiste), Christophe Herrada (le médecin) Chaib Idrissi (Anselmo) et les muletiers de tout poil.  Cette équipe crépitante contribue   à une réhabilitation opiniâtre des idéaux chevaleresques : l’or de l’amour, la grâce, la beauté,  le respect,  l’honneur. Et Dieu dans tout ça ? « Pour moi, Dieu ce sont les hommes et, un jour, ils le sauront. » dirait  Jacques Brel

 « Par son talent, sa voix, son corps, avec la complicité de ses musiciens, Filip Jordens nous convie à retrouver le grand Jacques. C'est la puissance, la force, la rage, l'ironie, la tendresse de Brel qui soudain éclatent de nouveau. Grâce à cet interprète hors pair qu'est Filip Jordens, on peut alors mesurer combien l'œuvre de Brel non seulement est toujours vivante, mais aussi combien elle est singulière et actuelle. Brel poète, Brel visionnaire, Brel musicien, Brel comédien, Brel satiriste, Brel profondément humain. Un maître, en somme. Un classique, servi par un Filip Jordens habité et éblouissant»  écrit Philippe Claudel, écrivain et cinéaste, docteur honoris causa de l'Université catholique de Leuven en février 2015.

Et sur scène Antonia, chantée par Raphaëlle Green de donner  le ton et ses clef du bonheur : former un foyer, chanter, monter sur scène joindre les talents pour sauver la planète et oser un monde meilleur. L’arrière-plan montre des vidéos de déshérités, de démolitions, de visages meurtris par la misère… « La folie suprême n’est-elle pas de voir la vie telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être ? » Notre capitale actuelle et future est façonnée par les mondes différents qui y cohabitent. Appréhender l’altérité avec la foi en un rêve et la candeur de l’espoir,  n'est-ce pas  atteindre l’inaccessible étoile? 

«Tout le monde est Don Quichotte, je crois. Tout le monde a ce côté-là quand même. Enfin, je le souhaite... J’en suis certain. Tout le monde a un certain nombre de rêves.» Jacques Brel

Se battre sans cesse contre la résignation, voilà le programme! 

Dans leur note d’intention, Michael De Cock et Junior Mthombeni,  les metteurs en scène  renchérissent :   « Cette comédie musicale traite de la menace qui pèse sur les gens en quête de sensibilité et d’imagination. Tout le monde s’acharne à crier qu’il faut penser de manière originale, non conformiste, « out of the box » et chercher des solutions créatives, innovantes, mais cela aussi est de plus en plus instrumentalisé, comme s’il s’agissait d’une recette à suivre !  En réalité, il n’y a plus beaucoup d’espace de liberté. L’art comporte par essence une dose de donquichottisme. Si l’on veut être visionnaire et changer quelque chose, il faut continuer à poursuivre cet impossible rêve. »

Dominique-Hélène Lemaire

 crédits photos:  La Monnaie/KVS    lien Detrogh/KVS

L’Homme de La Mancha

Dale Wasserman, Mitch Leigh, Joe Darion, Jacques Brel 

Comédie musicale. Un hommage à Brel, à Bruxelles, et à l’imagination !
Spectacle en français, surtitré en anglais

Mise en scène Michael De Cock, Junior Mthombeni
Avec Junior Akwety, Nadine Baboy, François Beukelaers, Gwendoline Blondeel, Geoffrey Degives, Bertrand Duby, Raphaële Green, Christophe Herrada, Chaib Idrissi, Filip Jordens, Ana Naqe, Enrique Kike Noviell

 

  • 22 au 25 octobre 2019
  • Aula Magna
  • Durée : 2h20 sans entracte

Vues : 47

Commenter

Vous devez être membre de Arts et Lettres pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Arts et Lettres

Commentaire de Lansardière Michel le 8 novembre 2019 à 14:29

José Guadalupe Posada

Commentaire de Deashelle le 8 novembre 2019 à 11:04

SAISON 2019-20
PARTNER PROJECT
TROIKA
 

L’HOMME DE LA MANCHA
DALE WASSERMAN, MITCH LEIGH & JOE DARION / 
JACQUES BREL, MICHAEL DE COCK & JUNIOR MTHOMBENI 

  
Direction musicale et adaptation BASSEM AKIKI
Mise en scène MICHAEL DE COCK & JUNIOR MTHOMBENI
 
 
Première 04 décembre 2019 - 20:00
05, 06, 07 décembre 2019 – 20:00
08 décembre 2019 – 15:00 
10 décembre 2019 – 18:00


KVS

© Studio Daoudi

« Tout le monde est Don Quichotte, je crois, tout le monde a ce côté-là, je le souhaite...
j’en suis certain ! Tout le monde à un certain nombre de rêves...
»
Jacques Brel 


Cinquante ans après sa première à la Monnaie, la nouvelle production spectaculaire de L’Homme de la Mancha avait été l’un des succès retentissants qui ouvrait la saison l'an dernier et représentait le premier véritable projet de coproduction de notre collaboration Troika. Après plusieurs mois de tournée (Liège, Madrid, Montevideo, La Louvière et Louvain-la-Neuve) , la comédie musicale de Jacques Brel est de retour chez nos partenaires du KVS avec la même équipe artistique aux commandes : le chef d’orchestre Bassem Akiki et les metteurs en scène Michael De Cock et Junior Mthombeni.

Man of La Mancha est à l’origine une comédie musicale américaine de Dale Wasserman, Mitch Leigh et Joe Darion, inspirée du roman de Cervantès. Créée à Broadway en 1965 avec un succès publique et critique considérable, la version française fut arrangée et chantée par Jacques Brel en 1968. D’abord une pièce de théâtre inspirée du roman et de la vie de l’auteur espagnol le metteur en scène, Albert Marre persuada le dramaturge Dale Wasserman d’en faire une comédie musicale. Tous les ingrédients idéaux sont réunis : une situation exotique, un personnage principal drôle et attachant, une histoire d’amour, des personnages secondaires pittoresques, …

La construction dramatique de Wasserman fait alterner des épisodes de l’histoire de Don Quichotte avec la vie de l’écrivain. Cervantès, jeté en prison par l’Inquisition pour être « poète et homme de théâtre », suggère aux prisonniers de jouer une pièce, afin de plaider en sa faveur, sur l’histoire d’Alonso Quijana, devenu Don Quichotte, et de son fidèle valet Sancho Panza. En mêlant plusieurs niveaux de lectures possibles – critique sociétale et politique, humanisme et même symbolisme maçonnique – Wasserman reste fidèle à Cervantès et à sa fable sur le pouvoir de l’imagination.

Le livret est parfaitement servi par la musique du compositeur Mitch Leigh qui alterne habilement entre paroles et chant à la manière d’un opéra comique, où les premières véhiculent les événements quand le second porte les émotions. La partition est efficace, évocatrice, suggestive, à la fois vive, légère et exigeante. Les mélodies sont pénétrantes, sensibles et au charme infini. Dans sa version française, La Quête reste le titre le plus populaire et donna lieu à de nombreuses reprises. 

À Bruxelles, la traduction et l’interprétation de Jacques Brel ont immortalisé les personnages de Don Quichotte et de Cervantès. Après 35 représentations à la Monnaie, troupe et orchestre avaient pris le chemin du Théâtre des Champs-Élysées avec le même succès. Au cours des années suivantes, l’œuvre sera jouée régulièrement en France et au Québec. En Belgique, l’interprétation de José van Dam en 1998, à l’Opéra royal de Wallonie, redonnera une deuxième jeunesse à l’adaptation de Brel.

Pour cette production, Michael De Cock et Junior Mthombeni dirigent un groupe très diversifié de plus de trente artistes dans une transposition actualisée de l’œuvre à la ville d’aujourd’hui et de demain. Pour eux, « Cette comédie musicale traite de la menace qui pèse sur les gens en quête de sensibilité et d’imagination. » C’est le comédien et chanteur Filip Jordens qui incarnera le double Cervantès / Don Quichotte. La soprano d’origine albanaise Ana Naqe interprétera le rôle d’Aldonsa / Dulcinea. L’Aubergiste et le Ducseront joués par la basse française Bertrand Duby qui étudie depuis septembre 2014 à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, dans la section chant de José van Dam. MM Laureate de l’Académie de la Monnaie en 2016, le ténor belge Pierre Derhet interprètera le Padre et le Barbier. 

DOSSIER DE PRESSE
PHOTOS

DISTRIBUTION


Man of La Mancha
Livret – DALE WASSERMAN
Musique – MITCH LEIGH
Paroles – JOE DARION
 
 
L’Homme de la Mancha
Traduction française et adaptation – JACQUES BREL
Direction musicale et adaptation – BASSEM AKIKI
Mise en scène – MICHAEL DE COCK & JUNIOR MTHOMBENI
Scénographie – EUGENIO SZWARCER
Vidéo – HERNÁN PABLO CURIONI, LIEN DE TROGH,
EUGENIO SZWARCER
Costumes – SABINA KUMELING
Eclairages – GÉRARD MARAITE
Murga coach - EDÙ LOMBARDO
Dramaturgie - GERARDO SALINAS

Interprètes – JUNIOR AKWETY, NADINE BABOY, FRANCOIS BEUKELAERS, GWENDOLINE BLONDEEL, GEOFFREY DEGIVES, PIERRE DERHET (MM Academy Laureate), BERTRAND DUBY, RAPHAËLE GREEN (MM Academy Laureate), CHRISTOPHE HERRADA, CHAIB IDRISSI, FILIP JORDENS, EDÙ LOMBARDO, ANA NAQE, ENRIQUE KIKE NOVIELLO, EMMA POSMAN
 
Ensemble musical –FRANCESCO BARONE, ANTHONY BLONDEAU, GERALDINE CLEMENT, JEAN-PIERRE DASSONVILLE, CLAIRE-SARAH FOUCHE, DIEGO HERNANDEZ TORRES, JONA KESTELEYN, PASCAL MOREAU, RAMIRO NEGUIERO BLANCO, DIRK NOYEN, TOM PIPELEERS, LEOLUN PLANCHON LEBLANC, GERT-JAN SCHOUP, WIM VAN VOLSEM

INFORMATION GÉNÉRALE


REPRÉSENTATIONS 
Première 04 décembre 2019- 20:00
05, 06, 07 décembre 2019 – 20:00
08 décembre 2019 – 15:00 
10 décembre 2019 – 18:00

KVS BOL
146, Rue de Laeken
B-1000 Bruxelles
 
PRODUCTION KVS
 
COPRODUCTION De Munt / La Monnaie, Théâtre de Liège, DC&J Création, Teatro Español (Madrid), Instituto Cervantes, Instituto Nacional de Artes Escénicas del Uruguay, Dirección de Cultura de la Intendencia de Montevideo, Cultural Services of the Embassy of Spain in Belgium, Air Europa 
 
AVEC LE SOUTIEN DE Taxshelter du Gouvernement fédéral belge


INFO & BILLETS 
LA MONNAIE

+ 32 2 229 12 11 
MM Tickets, Hall d’entrée du Théâtre, entrée par la rue des Princes,
1000 Bruxelles 
tickets@lamonnaie.be  
 
KVS
+ 02 210 11 12
7 Quai aux Pierres de Taille,
1000 Bruxelles
www.kvs.be/fr/info-billets

PRIX 
De 27 € à 39 €
 

VENTE EN LIGNE

Commentaire de Deashelle le 7 novembre 2019 à 21:46

SAISON 2019-20
PARTNER PROJECT
TROIKA
 

L’HOMME DE LA MANCHA
DALE WASSERMAN, MITCH LEIGH & JOE DARION / 
JACQUES BREL, MICHAEL DE COCK & JUNIOR MTHOMBENI 

  
Direction musicale et adaptation BASSEM AKIKI
Mise en scène MICHAEL DE COCK & JUNIOR MTHOMBENI
 
 
Première 04 décembre 2019 - 20:00
05, 06, 07 décembre 2019 – 20:00
08 décembre 2019 – 15:00 
10 décembre 2019 – 18:00


KVS

© Studio Daoudi

« Tout le monde est Don Quichotte, je crois, tout le monde a ce côté-là, je le souhaite...
j’en suis certain ! Tout le monde à un certain nombre de rêves...
»
Jacques Brel 


Cinquante ans après sa première à la Monnaie, la nouvelle production spectaculaire de L’Homme de la Mancha avait été l’un des succès retentissants qui ouvrait la saison l'an dernier et représentait le premier véritable projet de coproduction de notre collaboration Troika. Après plusieurs mois de tournée (Liège, Madrid, Montevideo, La Louvière et Louvain-la-Neuve) , la comédie musicale de Jacques Brel est de retour chez nos partenaires du KVS avec la même équipe artistique aux commandes : le chef d’orchestre Bassem Akiki et les metteurs en scène Michael De Cock et Junior Mthombeni.

Man of La Mancha est à l’origine une comédie musicale américaine de Dale Wasserman, Mitch Leigh et Joe Darion, inspirée du roman de Cervantès. Créée à Broadway en 1965 avec un succès publique et critique considérable, la version française fut arrangée et chantée par Jacques Brel en 1968. D’abord une pièce de théâtre inspirée du roman et de la vie de l’auteur espagnol le metteur en scène, Albert Marre persuada le dramaturge Dale Wasserman d’en faire une comédie musicale. Tous les ingrédients idéaux sont réunis : une situation exotique, un personnage principal drôle et attachant, une histoire d’amour, des personnages secondaires pittoresques, …

La construction dramatique de Wasserman fait alterner des épisodes de l’histoire de Don Quichotte avec la vie de l’écrivain. Cervantès, jeté en prison par l’Inquisition pour être « poète et homme de théâtre », suggère aux prisonniers de jouer une pièce, afin de plaider en sa faveur, sur l’histoire d’Alonso Quijana, devenu Don Quichotte, et de son fidèle valet Sancho Panza. En mêlant plusieurs niveaux de lectures possibles – critique sociétale et politique, humanisme et même symbolisme maçonnique – Wasserman reste fidèle à Cervantès et à sa fable sur le pouvoir de l’imagination.

Le livret est parfaitement servi par la musique du compositeur Mitch Leigh qui alterne habilement entre paroles et chant à la manière d’un opéra comique, où les premières véhiculent les événements quand le second porte les émotions. La partition est efficace, évocatrice, suggestive, à la fois vive, légère et exigeante. Les mélodies sont pénétrantes, sensibles et au charme infini. Dans sa version française, La Quête reste le titre le plus populaire et donna lieu à de nombreuses reprises. 

À Bruxelles, la traduction et l’interprétation de Jacques Brel ont immortalisé les personnages de Don Quichotte et de Cervantès. Après 35 représentations à la Monnaie, troupe et orchestre avaient pris le chemin du Théâtre des Champs-Élysées avec le même succès. Au cours des années suivantes, l’œuvre sera jouée régulièrement en France et au Québec. En Belgique, l’interprétation de José van Dam en 1998, à l’Opéra royal de Wallonie, redonnera une deuxième jeunesse à l’adaptation de Brel.

Pour cette production, Michael De Cock et Junior Mthombeni dirigent un groupe très diversifié de plus de trente artistes dans une transposition actualisée de l’œuvre à la ville d’aujourd’hui et de demain. Pour eux, « Cette comédie musicale traite de la menace qui pèse sur les gens en quête de sensibilité et d’imagination. » C’est le comédien et chanteur Filip Jordens qui incarnera le double Cervantès / Don Quichotte. La soprano d’origine albanaise Ana Naqe interprétera le rôle d’Aldonsa / Dulcinea. L’Aubergiste et le Ducseront joués par la basse française Bertrand Duby qui étudie depuis septembre 2014 à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, dans la section chant de José van Dam. MM Laureate de l’Académie de la Monnaie en 2016, le ténor belge Pierre Derhet interprètera le Padre et le Barbier. 

DOSSIER DE PRESSE
PHOTOS

DISTRIBUTION


Man of La Mancha
Livret – DALE WASSERMAN
Musique – MITCH LEIGH
Paroles – JOE DARION
 
 
L’Homme de la Mancha
Traduction française et adaptation – JACQUES BREL
Direction musicale et adaptation – BASSEM AKIKI
Mise en scène – MICHAEL DE COCK & JUNIOR MTHOMBENI
Scénographie – EUGENIO SZWARCER
Vidéo – HERNÁN PABLO CURIONI, LIEN DE TROGH,
EUGENIO SZWARCER
Costumes – SABINA KUMELING
Eclairages – GÉRARD MARAITE
Murga coach - EDÙ LOMBARDO
Dramaturgie - GERARDO SALINAS

Interprètes – JUNIOR AKWETY, NADINE BABOY, FRANCOIS BEUKELAERS, GWENDOLINE BLONDEEL, GEOFFREY DEGIVES, PIERRE DERHET (MM Academy Laureate), BERTRAND DUBY, RAPHAËLE GREEN (MM Academy Laureate), CHRISTOPHE HERRADA, CHAIB IDRISSI, FILIP JORDENS, EDÙ LOMBARDO, ANA NAQE, ENRIQUE KIKE NOVIELLO, EMMA POSMAN
 
Ensemble musical –FRANCESCO BARONE, ANTHONY BLONDEAU, GERALDINE CLEMENT, JEAN-PIERRE DASSONVILLE, CLAIRE-SARAH FOUCHE, DIEGO HERNANDEZ TORRES, JONA KESTELEYN, PASCAL MOREAU, RAMIRO NEGUIERO BLANCO, DIRK NOYEN, TOM PIPELEERS, LEOLUN PLANCHON LEBLANC, GERT-JAN SCHOUP, WIM VAN VOLSEM

INFORMATION GÉNÉRALE


REPRÉSENTATIONS 
Première 04 décembre 2019- 20:00
05, 06, 07 décembre 2019 – 20:00
08 décembre 2019 – 15:00 
10 décembre 2019 – 18:00

KVS BOL
146, Rue de Laeken
B-1000 Bruxelles
 
PRODUCTION KVS
 
COPRODUCTION De Munt / La Monnaie, Théâtre de Liège, DC&J Création, Teatro Español (Madrid), Instituto Cervantes, Instituto Nacional de Artes Escénicas del Uruguay, Dirección de Cultura de la Intendencia de Montevideo, Cultural Services of the Embassy of Spain in Belgium, Air Europa 
 
AVEC LE SOUTIEN DE Taxshelter du Gouvernement fédéral belge


INFO & BILLETS 
LA MONNAIE

+ 32 2 229 12 11 
MM Tickets, Hall d’entrée du Théâtre, entrée par la rue des Princes,
1000 Bruxelles 
tickets@lamonnaie.be  
 
KVS
+ 02 210 11 12
7 Quai aux Pierres de Taille,
1000 Bruxelles
www.kvs.be/fr/info-billets

PRIX 
De 27 € à 39 €
 

VENTE EN LIGNE

Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2019 à 11:47

Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2019 à 11:17
Suzane VANINA Bruxelles 
Contact
Publié le 20 septembre 2018
"Brûler d'une possible fièvre" et "Rêver un impossible rêve": ces paroles (musicales) ne sont pas inconnues. Elles sont d'un traducteur-adaptateur mieux connu comme chanteur: Jacques Brel. Un spectacle fait plus que lui rendre hommage, il est une création nouvelle et magistrale, puissante et fragile car mettant en valeur des notions comme "l'or de l'amour", la grâce, l'honneur... des vertus chevaleresques plutôt obsolètes aujourd'hui.

C'était très exactement 50 ans plus tôt, le 4 octobre 1968, au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles que Jacques Brel se glissait dans la peau d'un personnage qui lui allait comme un gant : Don Quichotte. La comédie musicale "Man of La Mancha"* dont il réalisait l'adaptation en français venait d'être créée à Broadway d'après le roman, devenu un grand classique, de Miguel de Cervantès*.

L'idée de ce "remake" vient du nouvel interprète de Don Quichotte, Filip Jordens, fin connaisseur de Brel, dont il voulait marquer les 40 ans du décès (octobre 1978). Une idée tout de suite acceptée par le co-metteur en scène du spectacle, et directeur du KVS, Michael De Cock. Une collaboration inter-lieux culturels se précisa ainsi qu'une volonté de mixité pour une distribution multiculturelle.

C'est ainsi que l'acteur-chanteur belge Filip Jordens/Don Quichotte a pour fidèle compagnon le chanteur soul,rap & hip-hop congolais Junior Akwety/Sancho Pança et pour femme rêvée-et-idéale la soprano belgo-albanaise Ana Naqe/Aldonza-Dulcinea. Le trio de tête mène tambour battant une distribution bigarrée... d'une parfaite cohésion.

Cette comédie musicale inspirée à la fois de l'oeuvre et de la vie de Cervantès -théâtre dans le théâtre- nécessite que des chanteurs de haut vol doublés de comédiens s'investissent à fond dans le projet; c'est donc bien le cas ici et ils sont soutenus par d'excellents musiciens dirigés par Bassem Akiki. 

Aux deux co-metteurs en scène inventifs Michael De Cock et Junior Mthombeni, il faut ajouter le dramaturge uruguayen Eduardo Lombardo qui insuffle à la réalisation une forme de théâtre communautaire, de théâtre de rue, appelée "murga", lui apportant incontestablement un sang neuf et tonique.

"La Murga", née dans les rues d'Uruguay et d'Argentine, est selon lui: "un mélange de commedia dell'arte, de chant choral, d'opéra et de comédie musicale" tout en étant "un porte-voix du peuple, ironique et sarcastique". N'est-ce pas ce qui rejoint la volonté de Cervantès de se moquer de la "bien-pensance" de son époque ?

Comme un "protest song" choral à la belge ?

Si l'on ajoute que cette année 2018 a vu la commémoration de "MAI 68" dans divers théâtres et lieux culturels on se trouve devant un... triple anniversaire car on peut voir une participation du KVS dans l'hommage général au fameux slogan "l'imagination au pouvoir"... !

La figure de Cervantès emprisonné dans les geôles de l'Inquisition, rejouant le personnage de Don Quichotte pour tenter de sauver sa peau, porte haut et fort l'idée de sauver surtout son art, la liberté de l'exercer, d'affirmer sa "Quête" inaltérable, inarrêtable !

En prélude au spectacle, le public peut suivre sur grand écran et surtitres les confidences de chacun des participants sur ce qu'est leur rêve personnel et grâce à l'apport de cette vidéo au spectacle lui-même, l'intention reste bien marquée d'illustrer le slogan "Rêver un imposssible rêve"- sous-titre de cette version 2018 - ici et maintenant, les grues et engins de chantier qui sévissent à Bruxelles (notamment) remplaçant les moulins à vent espagnols...

                L'inscription

et la  participation à ce résau

   sont  entièrement grauits.

       Le réseau est modéré

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

© 2020   Créé par Robert Paul.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation