Quand on s’éloigne, sans coeur lourd,
De l’être qu’on avait aimé,
S’agissait-il bien d’amour
Ou d’un sentiment présumé ?
On s’abuse facilement.
Quand l’ardeur d’un être nous flatte
On l’entretient étourdiment,
Et souvent avec trop de hâte.
Bien sûr, inspirer du désir
Fait ressentir de l’allégresse.
On confond amour et plaisir,
Ignorance de la jeunesse!
Mais une fois devenu sage,
Capable de lucidité,
On rêve d’innombrables pages
Vécues dans la complicité.
Quand on a trouvé l’âme soeur
Et appris l’oubli de soi-même,
Nulle place pour la rancoeur,
Lors en dépit de tout, l’on s’aime.
André Chouraki a décrit
Son amour défiant le sort,
En fit un émouvant récit
Dans «L’amour fort, comme la Mort»
30 avril 2005
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