C'était pas la grève pour tout l'monde, aujourd'hui. Les postiers en témoignent.
Le volume du courrier est même resté dans la norme habituelle.
A un moment donné ...
Un collègue, pendant qu'on prépare la tournée, arrive près de moi.
"Ecoute, je te préviens, rentre dans les temps, je viens d'avoir un avertiss'ment"
"Quand es-tu rentré, hier ?"
"Seize heures quinze"
L'ombre du futur "chef" se fait-elle déjà sentir ?
Mes fantômes me jouent-ils un tour de cochon, comme ils en ont l'habitude ?
On ne peut pas donner l'alarme, ni fermer le bureau avant que tous les facteurs ne soient rentrés.
La limite "tolérée" reste ... seize heures.
Les facteurs qui, par la force des choses, dépassent cette limite horaire, bloquent les employés au bureau, qui doivent rester pour scanner les comptes rendus (des facteurs) et qui, malheureus'ment, ne peuvent pas rentrer chez eux avant.
Hier, en tournée ...
Sur le coup de quinze heures trente ...
Je me trouvais ... rue des Champs Elysées.
Je distribuais le courrier et ... je rêvais, sans doute, aux alouettes.
Arrivé en bas de la rue, j'ai filé en direction du bureau.
Les employées étaient ravies de me voir rentrer plus tôt que d'habitude.
J'ai liquidé mes comptes dans les temps.
Ensuite ...
J'ai flanqué, dans mon sac-à-dos, toute la série de lettres ... que je devais encore distribuer sur ma tournée.
Comme un explorateur ...
Je me suis (re)mis en chasse.
Place Flagey, Chaussée d'Ixelles, Rue des Champs Elysées.
Ca m'a fait drôle de distribuer le courrier, sans caddy.
Avec le sac à dos, je me sentais soudain plus léger, plus détendu.
En somme, je ne faisais pas (vraiment) d'heures supplémentaires.
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