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journal de bord, vendredi 4 mars 2011

 C'était pas la grève pour tout l'monde, aujourd'hui. Les postiers en témoignent.

 

Le volume du courrier est même resté dans la norme habituelle.

 

A un moment donné ...

 

Un collègue, pendant qu'on prépare la tournée, arrive près de moi.

 

"Ecoute, je te préviens, rentre dans les temps, je viens d'avoir un avertiss'ment"

 

"Quand es-tu rentré, hier ?"

 

"Seize heures quinze"

 

L'ombre du futur "chef" se fait-elle déjà sentir ?

 

Mes fantômes me jouent-ils un tour de cochon, comme ils en ont l'habitude ?

 

On ne peut pas donner l'alarme, ni fermer le bureau avant que tous les facteurs ne soient rentrés.

La limite "tolérée" reste ... seize heures.

Les facteurs qui, par la force des choses, dépassent cette limite horaire, bloquent les employés au bureau, qui doivent rester pour scanner les comptes rendus (des facteurs)  et qui, malheureus'ment, ne peuvent pas rentrer chez eux avant.

 

Hier, en tournée ...

 

Sur le coup de quinze heures trente ...

 

Je me trouvais ... rue des Champs Elysées.

 

Je distribuais le courrier et ... je rêvais, sans doute, aux alouettes.

 

Arrivé en bas de la rue, j'ai filé en direction du bureau.

 

Les employées étaient ravies de me voir rentrer plus tôt que d'habitude.

 

J'ai liquidé mes comptes dans les temps.

 

Ensuite ...

 

J'ai flanqué, dans mon sac-à-dos, toute la série de lettres ... que je devais encore distribuer sur ma tournée.

 

Comme un explorateur ...

 

Je me suis (re)mis en chasse.

 

Place Flagey, Chaussée d'Ixelles, Rue des Champs Elysées.

 

Ca m'a fait drôle de distribuer le courrier, sans caddy.

 

 Avec le sac à dos, je me sentais soudain plus léger, plus détendu.

 

En somme, je ne faisais pas (vraiment) d'heures supplémentaires.

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Commentaires

  • Cher Hugues, si cela peut être dit, je te fais remarquer que j'ai constaté il y a peu de temps que dans un centre de revalidation pour personnes très âgées (très connu à Bruxelles), les infirmiers obligeaot ces personnes à aller se terrer à cinq heures trente dans leur  chambre. La souffrance était évidente, et cela des deux côtés. La vraie part des choses est difficile à faire. Et tes billets journaliers de facteur, l'air de rien, sont ceux d'un vrai marcheur du quotidien qui sort tous les jours vainqueur de l'épreuve du retour continuel des heures difficiles. Et c'est cela la vie même.
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