Deux jeunes soldats sur un trottoir de gauche. Deux gamins, oui. Vus de dos.
Soleil fidèle à lui-même.
Un balcon, typique (ou typé) aux façades bruxelloises, recouvert de noir, de figures enchevêtrées.
Un tableau noir, sur un mur, légèr'ment de travers;
Assis à une terrasse, je fais le pont. La serveuse, débordée, n'a pas renversé de verre, aujourd'hui.
J'appris, comme tout l'monde, que Ben Laden était ... mort.
J'aperçois, au carr'four, juste à ma droite, un arbre, dont les feuilles sombres (automnales ?) ressortent particulièr'ment, en ce joli mois de mai ... où l'été débarque plus tôt que prévu (avec les sautes de vent, quand même).
Tiens ! Un petit épisode charmant, vécu hier, me revient.
Au moment de dire "au r'voir", à une personne charmante, que je v'nais de rencontrer ...
Je lui dis : "J'habite Etterbeek, aussi". Elle me répond, embêtée : "Désolée, je ne peux pas te reconduire en voiture".
Jolie fleur, en te disant "J'habite Etterbeek, aussi", je voulais surtout te dire : "J'ai été heureux de te croiser ... nous aurons sûr'ment la chance, le bonheur de nous recroiser sur les mêmes trottoirs, dans très peu de temps ..."
Les malentendus de communication ne manquent pas forcément de poésie.
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