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journal de bord, lundi 14 mars 2011

 "Tu regardes sans voir"
 
Cette expression, qui balance si bien, musical'ment, dans mon oreille, je la dois à Maxime Leforestier (première époque), dans une chanson intitulée "SI TU ETAIS NE EN MAI"
 
"Tu regardes sans voir"
 
J'imagine que Mai 68 était encore très présent dans l'esprit de son auteur, à l'époque où il a conçu sa chanson.
 
"Tu regardes sans voir"
 
Je retire cette phrase, isolée, de son contexte de départ, peut-être. Dans ma vie de tous les jours, je peux avoir, par périodes, l'impression, le sentiment de marcher ... comme un aveugle.
 
"Prête-moi tes yeux ... pour faire plus ample connaissance de mes propres lieux ..."
 
Georges Chelon, dans une chanson toute simple, évoque aussi ce sujet, cette réalité si proche à mes yeux.
 
De manière naturelle, faut-il le préciser, j'aime regarder ce qui vit autour de moi : les gens, les rues, les façades de maisons, les pots d'fleurs sur les balcons, les quais d'gare, les arbres qui tressaillent derrière les grillages à côté d'un quai d'gare ...
 
Je peux même explorer des lieux que j'ai vu cent fois et les redécouvrir, par un regard (spontané ou décidé), sous un oeil neuf.
 
J'arrive même, avec les années qui passent, à rester immobile dans un endroit où je débarque, à voyager dans ce lieu, même si les objets qui le composent sont ... rares.
 
Cette manière de fonctionner fait partie de mon équilibre (il le nourrit carrément).
 
A tel point que ,,,
 
Dans les periodes ou je vais moins bien, c'est de côté-là que je ressens un manque.
 
Quand j'ai l'impression de traverser ma vie en aveugle, oui.
 
Une chanson a vu le jour, hier :
 
"En bon aveugle ou en bon malvoyant,
Avec ou sans canne blanche, pour paravent,
J'aperçois plus l'orchidée sur ton bar,
Je quitte le bain sans laver la baignoire,
Je reparcoure le marché d'Nivelles
Ou d'Marrakech, en ignorant le ciel,
Dans la rue, les mendiants, les incendies
N'entravent même plus mon anesthésie"
  
"En bon aveugle ou en bon malvoyant,
Avec ou sans canne blanche, pour paravent,
Je m'enfile, j'engouffre mon spaghetti
Comme si j'avais attrapé l'agueusie,
Si, par derrière, quelqu'un vient me parler,
Je ne parviens plus à me retourner,
Je t'embrasse et je regarde le sol
Sans même y détecter les alvéoles"
  
"En bon aveugle ou en bon malvoyant,
Avec ou sans canne blanche, pour paravent,
Je me frotte le nez, je me gratte les puces,
Mes mains, mes doigts végètent autour de mon prépus,
Le moindre incident, le moindre instant présent,
Jadis enivrant, devient soudain transparent,
Le pilotage automatique s'est r'mis
En route depuis ... une semaine et d'mie"



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