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                                                                 Voilà le siècle de la souffrance. On l’attendait come un orage d’été, il est arrivé. Rien de ce qui pourrait nous rendre heureux n’a voix au chapitre. Tout s’est emballé de concert comme il n’est plus possible de marcher mais qu’il faille toujours courir. Courir pour attraper le car, courir pour réussir son examen, courir pour avoir un emploi, ensuite courir pour le conserver. Toujours courir et ne plus savoir qui l’on est. Etre en permanence survolté, curieux de tout, avide de découvrir les peuplades indigènes d’ Amazonie comme curieux de la couleur de la chemise de son chanteur préféré ! Utiliser son corps comme une machine à disposition d’un monde intransigeant et culpabilisant, ne faisant aucun cadeau à celui qui n’est pas dans la course. La souffrance est donc à la mode et nous conduit rapidement à la mort de nous-mêmes sans que nous ayons pris le temps de nous servir librement au bonheur d’exister.

                                                                   Il est tellement mal vu d’être à la traîne, de se prélasser, d’aimer vivre tout simplement. Celui qui rêve entrave l’Economie, la bonne marche des Affaires, il est un poison qui n’a pas sa place dans la société de souffrances, auto-mutilante, qui lui tend les bras. Cette société qualifiée de moderne a atteint son but : anéantir l’individu pour le robotiser au profit du groupe et de sa performance devenue nécessaire à sa survie. Abolir la notion d’individualité pour la connexion de l’ensemble est donc la cause majeure de nos souffrances. Et paradoxalement faire de chaque individu un ennemi pour l’autre.

                                                                    Ne tombons pas dans ce tour de passe-passe. Redécouvrons-nous tels que nous sommes en réalité : joyeux, heureux, aimants sans la nécessité d’apports extérieurs. Aimons-nous tels que nous avons été créés ou plutôt réapprenons à le faire tant l’estime de nous-mêmes nous a été confisquée. L’amour de l’autre que nous revendiquons souvent passe par la découverte et la compréhension de nous-mêmes, profonde, narcissique- qui n’est pas une faute ou une tare - ainsi le fossé deviendra moins béant, atténuera nos souffrances et fabriquera des amitiés réelles, moins artificielles.

                                                                     A cette condition pourrons nous faire dire à nos enfants et petits enfants : ” Dieu que je suis heureux ! “

Pensée du jour 21/01/2018

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Commentaire de Nicole Duvivier le 22 janvier 2018 à 16:44

Merci du partage de ce beau texte, Gilbert  ! Des propos qui amènent à une introspection peut-être salutaire pour certains qui s'égarent dans  les méandres du monde actuel ... Cordialement, Nicole


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 21 janvier 2018 à 12:28

Ne sommes-nous pas nés pour souffrir ?

Très beau texte.

Amitiés,

Liliane

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