Dôme ébène se teint à l’encre de chine
Parsemé de perles diamantines
La nuit s’allonge sur moi
Titubante, se heurte contre mon corps
Cobra se tord dans mes draps
Souffle son soupire morne sur l’horizon
Ténébreuse se confond dans mes cheveux
Fragments de lune chassent les ombres grises
Vacillantes sur les murailles de ma chambre
Mon cœur joue quelques notes de flûte
Déchirant ses silences opaques
Mes rêves valsent enrobés de satin
Alors que la nuit s’étale sur moi
M’invite à plonger dans l’inertie
Paupières pesantes se délaissent
Sultan sommeille, je m’abandonne
Je perds la mémoire dans ton royaume
Et la petite aiguille tourne dans la spirale infernale
07/01/11
NADA
Commentaires
C'est la nuit que tout se passe : liberté, solitude, plaisirs licites ou pas.
La journée est consacrée à l'exécrable petit théâtre du quotidien.
Bonne nuit !
Merci Claude, en effet, j'aime la nuit!
J'aime la Nuit! Toi aussi, et tu la ressens bien
claude