Je suis tombée sous le charme de ce petit café bleu, niché dans l’arborescence automnale lumineuse et chaude, à deux pas de la Somme au dessus de laquelle tous les arbres frissonnent en même temps que mon corps.
Le ciel est d’or, à l’approche du soir, monumental et proche.
L’intime de la terre devenu !
L’été puis l’automne avec complicité, sur le pont de l’entre-deux saisons, cheminent, s’étreignent, s’y attardent, déploient l’ensoleillement.
De ce mélange du vert avec le pourpre, le flamboiement du ciel redouble, puis naît cette douceur d’aller, de flâner simplement, de s’envoler un peu, de croire encore une fois à l’aube du Monde.
A cet infiniment possible ; la terre et l’homme ne font plus qu’un.
Un genre de paix que l’on reçoit, que l’on ressent ; peut-être la main sur soi de l’éternel ?
Le présent dans toute son amplitude ; le bien-être.
Vie.
Commentaires
Que voilà un joli texte... cette osmose avec la nature est régénérante!
Amitiés
Jacqueline