En cette fin d’été paisible et rayonnante,
Les fleurs de mon jardin devenues languissantes,
S’effritent peu à peu ou bien se rabougrissent.
Leurs feuilles se déforment et certaines jaunissent.
Par contre les orpins sont de toute beauté,
De nombreuses abeilles pompent à satiété
Leur savoureux nectar offert en abondance.
Elles y restent tard, figées dans le silence.
Je suis certes troublée en ce temps de l’année
Où je vois chaque jour la beauté profanée,
Demeurent colorées les hautes ancolies.
J'essaie de me soustraire à la mélancolie.
Lors, j'enfonce non loin les tiges inflexibles
De magnifiques fleurs aucunement sensibles.
Ni le froid ni le vent ne pourront rien contre elles,
Peut-être un peu pâlies, elles resteront belles.
C’est un défi lancé à la précarité.
J'admire le talent, la créativité
Des artistes doués pouvant rendre réelles
Des fleurs veloutées, satinées, immortelles.
Bientôt le grand gala qui revient en automne,
Spectacle étincelant que la nature donne,
M'emplira, je le sais, d’un enivrant plaisir.
En éveil, apaisée, je me laisse attendrir.
16 septembre 2009
Commentaires
Rien n'est plus apaisant qu'un regard ébloui posé sur la nature...
Très belle poésie Suzanne
Amitiés
Jacqueline
Vivement l'été, Suzanne !