Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

♦ Vivre et en être digne, même si l'imparfait

Les hommes qui font les lois, mais il reste à changer les héros

Combien de temps encore les chocs, le chaos et l’hécatombe

Le massacre des innocents, les humiliations, les sanglots

Les mensonges, les profanations des mémoires d’outre-tombe

 

Contre la peur de tout perdre, j’oppose l’air que je respire

Le bonjour d’un matin, un rouge baiser, un amour charnel

La menotte d’un enfant qui contient plus que tous les empires

Les tourbillons, les mystères des amours à l’intemporel

 

D’un pas lent mais ferme, je vais et pour le temps qui me reste

Je ferai parler la vie, à corps et à cri, intensément,

Obstinément, et nécessairement je suis un manifeste

Pour un monde qui fasse preuve de bien plus de talents

 

Les hommes qui font les lois, mais combien de faussetés à l’assaut

Combien de temps encore le pouvoir principal de nous nuire

De nous déposséder des espaces qui nous font beaux

Sentimentalement intelligents à nous joindre et tout nous dire

 

Contre tout ordre à se soumettre, à se démettre, à se défaire

S’opposent mon pas d’homme libre, ma préférence pour qui

Pense les idées d’accord, mais juste pour s’affranchir et s’en faire

Un espace-temps qui traboule et porte aux embellies

 

L’hypocrisie prêchant la tolérance m’est insupportable

Quand le malheur est le sort de tant d’amours brisés, trahis

Le temps est venu de se dégager des guerres de tous les diables

De rompre avec tous les furieux du sacré qui nous mortifient  

 

Les hommes qui font les lois, mais combien de poisons répandus

Combien de temps encore à devoir subir et maudire tant d’outrages

Nous n’irons pas loin, tant que nous serons sujets de tant d’abus

Pisteurs de mirages, sinistrés des lieux où meurt tout langage

 

Contre tout culte des idéaux mais que l’on rend impossibles

J’oppose le temps repris au vide, au non-sens du réel  

J’oppose le désir, les vibrations des univers sensibles

Ce qui sert plus sûrement que tout idéal immatériel

 

A la complaisance avec tant de bassesses et d’injustices

J’oppose la franchise et la fermeté pour dégager

Faire tomber l’imposture des sectes et des milices    

Tant empressés de punir qui n’entend pas s’en laisser conter

 

Les hommes qui font les lois, mais tous ces gens qui ne comptent pas

Combien de temps encore pour cette dramaturgie guerrière

Les cérémonies du grand déficit de tout, le désarroi

Pour qui doit porter la pierre d’un amour qu’il faut mettre en terre

 

Contre tout plan obscène à ne jurer que par la loi des armes

Sans autre résultat que le sacrifice de tout à la sauvagerie

A la disparition de toute humanité quand frappe le drame

J’oppose les mains nues et ouvertes de ceux qui sont amis

 

Je vis et il ne faut pas compter que je le fasse en misère

Et renonce à mes engagements de jeunesse pour la paix

L’insolence des charmes, des grâces en colliers, en rivières

Pour la liberté, la vie et jusqu’au bout, même si l’imparfait

 

© Gil DEF - 31.07.2016

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Commentaire de De Ro jacqueline le 10 août 2016 à 11:13

ET aussi respect...


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 8 août 2016 à 13:49

Chapeau bas.

Liliane

Commentaire de Gil Def le 8 août 2016 à 11:04

Bonjour les amis qui avaient pris le temps de me lire

 

Le monde, quelle affaire, et qu’est-ce qu’on peut y faire ? C’est ce que disait souvent un ami avec qui j’ai voyagé avec plaisir, qui était un homme chaleureux et toujours prêt à saisir la moindre occasion de se réjouir de ceci et de cela qui est beau, qui fait du bien ou qui fait passer un moment. Cette simple question m’est restée tant je l’ai trouvé pertinente, bien plus pertinente que la totalité de toutes les déclarations intempestives, venant de toutes parts, où l’on nous dit qu’il faut penser, qu’il faut faire, qu’il faut être comme ceci et pas comme cela. Mais combien de conseilleurs, de moralistes auraient besoin de s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils professent.

En tout cas, l’on dit tellement de choses contradictoires, incohérentes, sur le genre humain, sur l’état du monde et sur son évolution que j’essaie de trier tout ça le plus souvent possible, j’essaie de séparer l’important du superflu, le bon du mauvais, le vrai du faux, ce qui est un progrès de ce qui est une régression, et même d’envisager tout ce qu’on nous cache, tout ce qu’on oublie de dire volontairement ou pas. Par ailleurs, je ne compte pas céder à quiconque la décision de ce que j’ai à faire ou à ne pas faire de ma vie, je compte aussi pouvoir décider de ce qui est important pour moi qui peut changer selon l’âge et ce qui peut m’arriver comme à chacun, et sur qui je peux compter quand je ne peux résoudre tout seul mes problèmes. Je ne compte pas céder tout cela sans broncher à un quelconque pouvoir civil ou religieux, aux coutumes, aux injonctions d’une quelconque communauté, à telle ou telle vague de l’opinion qui n’a pas forcément raison parce qu’elle fait plus de bruit ou l’emporte sur d’autres. Ce n’est en rien facile de résister, à quantités de pressions et d’agressions de la société actuelle qui n’admet que des commandeurs, leurs aboyeurs, et leurs serviteurs et qui jette ceux qui n’entrent pas dans ses jeux de rôle absurdes, mais qui peut vivre longtemps et dignement sous l’emprise de tant de pouvoirs de nuisance qui sacrifient de plus en plus de gens sans qu’il y ait une réaction efficace pour les arrêter.

L’on m’a maintes fois demandé pourquoi j’écrivais. Peut-être bien que j’écris contre l’oubli, ce qui est la fonction première de l’écriture. Peut-être bien que je n’ai pas plus que deux ou trois choses à dire. Peut-être bien que cela pourrait tenir sur un simple post-it où j’aurais écrit par exemple cette phrase de Malraux la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie et la phrase de mon ami le monde quelle affaire, et qu’est-ce qu’on peut y faire ?. Peut-être bien que ces choses-là, je les ai dites dès les premiers textes que j’ai publiés mais peut être bien aussi que je suis obligé de les répéter, d’y revenir, de les expliquer tant le monde d’aujourd’hui est pressé, oppressé, perdu, submergé par une quantité de problèmes qu’il est incapable de résoudre, tant il a le nez, les oreilles collées sur la boîte à images qui braque l’attention de tous sur les mêmes faits et qui occulte tout le reste, tant il est accaparé par des appareils aux fonctions plus que discutables, ce qui lui fait perdre tout sens des réalités. Le texte que j’ai publié ici ne dit rien de nouveau, rien de bien compliqué, peut-être bien qu’on y pense parfois aux choses essentielles dont je parle mais qu’on les oublie la plupart du temps dans cette agitation permanente où l’on ne sait plus en quoi l’on peut compter pour vivre sans devoir être esclave ou au désespoir d’une situation qui va de mal en pis.

 

Bonne journée. Amitiés. Gil

Commentaire de Gohy Adyne le 2 août 2016 à 10:55

Très beau texte avec lequel les personnes sensées adhèrent, bravo et merci Gil

Amitiés

Adyne

Commentaire de Nicole Duvivier le 1 août 2016 à 14:49

Merci, Gil !! Amitié, Nicole

Commentaire de De Ro jacqueline le 1 août 2016 à 14:35

Merci pour ce texte réaliste des problèmes avec nos proches parfois bousculés alors que tant de problèmes plus importants nous assaillent. Réfléchir avant de parler .........Je relirai ce texte pour grandir. Merci Gil

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UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

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TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


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VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


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XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

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MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

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CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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