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Tristesse.

Plus je sens que j'arrive et touche au dernier jour
Qui met si vite un terme à l'humaine misère,
Plus je vois que le temps, sur son aile légère,
Me ravit chaque espoir envolé sans retour.

Je dis à mes pensers : « Ô mes pensers d'amour,
Comme aux feux du soleil une neige éphémère,
Le poids de notre corps va se fondre sur terre,
Pour nous rendre la paix dans un meilleur séjour.

Avec lui vont mourir ces espérances vives,
Ces sourires, ces pleurs, folles alternatives
Qui, tout en les trompant, irritaient nos désirs ;

Et nous verrons, là-haut, combien de choses vaines
Ont ici-bas causé nos plaisirs et nos peines,
Et nous ont fait pousser d'inutiles soupirs. »


Pétrarque.

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Commentaires

  • Oui. Difficile débat que peu de gens veulent aborder.

    Bisous

    Josette

  • Toujours d'actualité car, jamais, l'être humain ne changera la profondeur de son âme.

    La fin surtout donne à réfléchir sur la fragilité de nos destinées et le trop de valeur que nous avons accordé aux "choses vaines".

    Seul l'Amour peut nous rendre infiniment heureux. Les gens qui ont vécu des expériences proches de la mort peuvent nous en parler .... mais ils sont rarement écoutés, sauf dans certains cercles trop fermés. Dommage.

    Car cette expérience est aussi ancienne que notre humanité et a certainement été à la source des Religions.

    Il a fallu que je me débrouille avec "çà" depuis 1968, à l'heure où il aurait été malvenu d'en parler.

    Les langues ont commencé à se délier vers les années 1980 ..... Et encore !

    Bisous. Rolande.

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