Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone


Contexte -

En 1999, notre pédagogie fut menacée en France

par la calomnie d'un politique dont le dossier juridique s'avéra vide (un blanc selon le jargon) et au final, nous

gagnâmes le procès ... http://www.steiner-waldorf.org/archives_actu/010906_cp.html

De ce fait, dans toutes nos écoles de France, une descente d'inspecteurs fut organisée le même jour à la même

heure de façon despotique et traumatisante, digne des plus sombres heures de l'inquisition.

J'en fus très touchée ayant souci pour la santé d'un proche, responsable de nos écoles en ce pays qui devait porter

une telle situation lourde et éprouvante.  Mon sens mercuriel le mis en contact avec un ami responsable de cette

pédagogie au plan mondial, proche ami aussi. Ils unirent leurs efforts pour trouver appui et soutien et furent très

créatifs et me demandèrent de continuer de faire le lien.

L'appel ALBERT JACQUARD

fut le nom donnée à notre action d'appel au soutien par des personnalités

puisque celui-ci en pris l'initiative.  Ces témoignages en sont un extrait.

Les grands témoins

« Le mouvement Steiner est un mouvement très inventif qui a beaucoup contribué, différemment, mais dans un esprit qui n’est pas éloigné du mouvement Freinet, à faire bouger l’école et j’espère que dans l’école future dont nous parlons aujourd’hui, ces mouvements de réflexion sur la pédagogie seront beaucoup plus présents dans le système officiel. »
Jack Lang, ancien Ministre de l'Éducation


Biographie de Nancy Huston

Sa bibliographie chez Actes Sud

Voilà presque exactement quarante ans, ma vie a basculé.

Mai 1968 : déçu par son emploi de professeur titularisé à l'université de Calgary, mon père prend la décision (apparemment insensée, pour un père de six enfants !) d'en partir. Il fait un immense périple à travers le continent nord-américain, visite plusieurs écoles et universités, reçoit trois offres d'emploi, réfléchit, discute avec ma belle-mère, et prend sa décision : ce sera la High Mowing School, près du petit village de Wilton dans le New Hampshire, soit... à plus de trois mille kilomètres de Calgary ! Puisque cette école est un lycée et que j'entre cet automne-là en Première, j'y serai inscrite à titre gracieux en tant que fille d'enseignant (sans cela, les frais d'inscription eussent été dissuasifs...).

Je suis catastrophée. J'ai 14 ans et demi et, pour moi comme pour tous les adolescents, ce qui compte le plus c'est d'être acceptée par mes pairs. Là, je vais perdre tous mes amis, sans parler de mon statut durement gagné dans la hiérarchie de popularité de mon école... "Tu as pensé à moi?" demandé-je à mon père pendant le voyage, en pleurant... Et, encore aujourd'hui, je me souviens de sa réponse : "A vrai dire, oui : en visitant cette école et en pesant le pour et le contre, j'ai justement pensé à toi, et j'ai pensé que ça serait bien pour toi."

Difficile pourtant d'imaginer contraste plus violent.

Je quitte une grande école publique, située au milieu d'une ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants - une école où j'essaie de faire oublier mes notes scintillantes en apprenant par cœur la dernière chanson des Beatles, en me maquillant de façon outrancière, en fréquentant les rayons "mode" des grands magasins et en fumant des cigarettes en cachette.... J'intègre une école au milieu de la forêt, une pension où habitent... 80 élèves en tout en pour tout, pour quatre promotions ! Dans la mesure où, fille d'enseignant, je continue de vivre au sein de ma famille, mon expérience de la High Mowing School n'est pas tout à fait typique. N'empêche que les deux années que j'y passe vont me transformer en profondeur.

Au bout de quelques jours, on m'explique que High Mowing est une "Waldorf School" ou "école Rudolf Steiner", mais - respectant en cela les principes du maître lui-même - on ne nous enseigne jamais directement sa philosophie (l'anthroposophie, j'aimais bien le mot) ; plutôt, on l'applique dans la manière d'aborder de toutes les matières. Concrètement, cela veut dire que les élèves sont amenés à comprendre l'intérêt et la beauté de tous les domaines de savoir, depuis les mathématiques jusqu'à l'Histoire en passant par le théâtre, la botanique, les langues, la poterie et l'eurythmie. On nous suit individuellement, on se réjouit de nos progrès, on nous écoute. On nous encourage à se respecter - chacun soi-même et les uns les autres. On nous apprend à être curieux. On nous incite à chercher l'équilibre, l'harmonie entre l'esprit et le corps.

Alors que j'ai oublié depuis belle lurette les noms de mes profs du collège et de l'université, je me souviens de chaque professeur de High Mowing sans exception.

Gene Miller, qui nous faisaient écrire des haïkus en atelier d'écriture ! Frank Waterman, qui a décortiqué avec nous, trois heures durant, dix lignes d'une tirade de Macbeth. Sabina Nordoff, superbe léonine quinquagénaire – inoubliable prof d'eurythmie et future amie. Pascale Sarkésian, qui m'a fait aimer la langue française à travers des chansons et des pièces de théâtre contemporaines. Steve Eberhardt, qui a mis le feu au plafond du laboratoire scientifique en voulant nous montrer les étonnantes propriétés du phospore. Je n'oublierai pas non plus les cours d'histoire de l'art prodigués par Beulah Emmett la directrice de l'école (alors septuagénaire), ni sa façon de nous lire à voix haute, à raison d'une heure par semaine, en terminale – à nous une vingtaine de hippies aux cheveux longs et aux jeans déchirés ! – la Divine Comédie de Dante. Médusés, nous étions ! Et durablement marqués.

C'étaient des personnalités fortes, généreuses, haut en couleur. Des gens passionnés et passionnants. Du coup, nous nous accordions nous aussi le droit d'être passionnés. Au lieu de nous lancer dans la course aux bonnes notes, il nous invitaient à nous émerveiller devant la complexité du monde et l'éclosion de nos propres forces.

Mon histoire entre 1968 et 1970 ressemble un peu au conte du vilain petit canard. L'adolescente coincée, angoissée, stressée, perpétuellement en marge, souffrante, complexée... se transforme progressivement en "cygne". Elle noue de vraies amitiés pour la première fois de sa vie, prend confiance en elle, se détend, s'ouvre, s'épanouit.... Ma deuxième et dernière année à High Mowing, je serai déléguée de classe puis "présidente" de tous les élèves, je jouerai du piano à toutes les cérémonies et fêtes, tiendrai des rôles importants dans des pièces de théâtre, cesserai enfin de vivre mon intelligence comme un handicap !

L'expérience ineffaçable de la High Mowing School m'a aidée à vouloir des choses pour moi-même, et à réfléchir aux valeurs. Je ne remercierai jamais assez l'université de Calgary pour les mauvais traitements qu'elle a infligés à mon père....

Nancy Huston, écrivaine, musicienne


« Accueillir chaque enfant comme une personne unique, établir avec lui une relation de confiance réciproque et lui permettre ainsi de découvrir, de déployer et de mettre en valeur ses capacités et ses potentialités, voilà le rôle de l'école. C'est en tout cas ainsi que le conçoit le Mouvement international des écoles Waldorf qui rejoint, ce faisant, la réflexion et l'action que l'Unesco mène en matière d'éducation. »
Federico Mayor, ancien directeur général de l'Unesco




« J'apprends que les écoles Steiner sont menacées. Je constate que les méthodes pédagogiques qui y sont employées sont dans le droit fil des réflexions que j'essaie de diffuser par tous mes livres : la finalité du système éducatif est de métamorphoser un individu fait par la nature en une personne faite par la société. Cette métamorphose nécessite avant tout les rencontres : l'école est le lieu où l'on apprend l'art de la rencontre. Comment accepter que, par des tracasseries administratives ou par des accusations sans fondement, le magnifique élan apporté par les écoles Steiner soit mis en péril ?
J'appelle tous ceux qui sont passionnés par les problèmes de l'éducation à manifester leur soutien. »
Albert Jacquard, généticien


« Je crois profondément au bien fondé des méthodes éducatives mises en œuvre dans ces écoles et m'inquiète très vivement des suspicions dont elles peuvent être l'objet. Profondément attaché à l'Éducation nationale au sein de laquelle j'ai fait toute ma carrière, je ne vois que des avantages au maintien et à la défense du pluralisme scolaire qui, à mes yeux, ne doit en aucune manière être remis en cause. »
Jean-Marie Pelt, biologiste

« Je connais bien la pédagogie Steiner pour l'avoir étudiée au cours de mes recherches en ethnologie de l'éducation. Je la considère comme la plus complète et la plus équilibrée de celles qu'il m'a été donné de connaître. Ce serait une honte pour notre pays si elle venait à être menacée. »
Pierre Erny, ethnologue

« J'invite tous ceux qui sont pour le respect de chacun à se mobiliser pour une noble cause. Les écoles Steiner sont des exemples. Leur enseignement est digne d'une humanité à la recherche de son idéal et de ses racines. »
Jacqueline Bousquet, biologiste, biophysicienne

« Je connais la pédagogie des écoles Steiner et j'adhère aux idées développées dans l'appel d'Albert Jacquard. »
Henri Bourlès, professeur titulaire de chaire au CNAM

« En tant que praticienne j'ai eu très souvent à m'occuper d'enfants qui étaient dans les écoles Steiner et je n'ai jamais eu le sentiment que ces enfants étaient manipulés. Les écoles Steiner ont le mérite d'apporter à certains enfants des choses qu'on ne trouve nulle part ailleurs. »
Dr Catherine Dolto

« Rares sont les lieux d'éducation où, au-delà de la transmission d'un savoir et d'un savoir faire, il est offert aux enfants un apprentissage ouvert au savoir être. J'imagine que le procès d'intention qui est fait actuellement aux écoles Steiner s'inscrit dans un des malentendus les plus fréquents pour tout ce qui touche à l'épanouissement de la personne. »
Jacques Salomé, écrivain

« La liberté de conscience et de conviction est un principe inaliénable de la République, auquel on n'a le droit de toucher sous aucun prétexte. La pluralité pédagogique doit être rigoureusement respectée. La démocratie ne consiste pas dans le faux consensus d'une pensée unique mais bien dans le « libre jeu » et la « confrontation » d'opinions et de pratiques différentes. »
Michel Cazenave, écrivain

« J'éprouve le plus grand respect pour ceux qui ont conçu et pour ceux qui appliquent cet enseignement. Je suis donc indigné par les tracasseries et les calomnies dont les écoles Steiner sont victimes et je suis tout à fait solidaire de leur lutte pour leur survie ».
Henri Gougaud, écrivain

« J'ai vécu de longues années tant en Suisse qu'en Allemagne et en Autriche où les écoles Steiner sont respectées pour leur haute qualité pédagogique et humaine. L'enfant y est convié à explorer le monde et à entrer en relation avec le vivant sous toutes ses formes. »
Christiane Singer, écrivain

« Je m'engage personnellement à soutenir et à défendre les écoles Steiner qui, dans le monde entier, ont prouvé le succès d'une forme d'enseignement qui devrait servir d'exemple. On apprend par la comparaison. Chaque système a des valeurs nécessaires au développement des autres. Le harcèlement actuel dirigé contre les écoles Steiner n'est pas digne d'une démocratie. »
Tomi Ungerer, artiste, écrivain

« J'ai apprécié en son temps l'éducation scolaire donné à un de mes fils à l'école Steiner de Verrières-le-Buisson. En cette matière d'éducation, tout ce qui ressort d'une pensée exclusive, unique, peut être qualifié de sectaire. Et ceci est d'une personne par ailleurs attachée à l'école publique. »
Roger Gicquel, journaliste

« Ma femme et moi avons choisi cet établissement et cette filière d'école pour leur qualité pédagogique, leur esprit d'ouverture et leur approche globale du savoir à transmettre aux enfants. Nous en sommes très satisfaits sous tous les aspects et notre enfant s'y sent très bien. »
Rudolf Berger, ex-directeur du Volksoper de Vienne

« Mon enfant a effectué une partie de sa scolarité à l'école Steiner de Verrières-le-Buisson. Je suis profondément scandalisé de l'attitude actuelle des services de l'État envers cette pédagogie, totalement intégrée par ailleurs dans les autres pays de l'Union européenne. »
Michel Swierczewski, chef d'orchestre

« Nous avons tout lieu aujourd'hui d'être fiers de l'éducation de notre fille qui a suivi sa scolarité dans une école Steiner. »
Marc Soustrot, chef d'orchestre

« Nous ne connaissons pas d'écoles où les rencontres entre les enseignants et les parents sont aussi fréquentes, où les élèves sont aussi heureux de nous présenter leurs travaux, où l'énergie des uns et des autres est aussi généreusement dispensée, transparente et désintéressée. »
Claude Mathieu, sociétaire de la Comédie française et Nicolas Vassiliev, compositeur

« Les méthodes pédagogiques des écoles Steiner devraient non seulement être défendues mais donner lieu à de nouvelles réflexions sur l'école dans la société. »
Jacques Bonnaffé, comédien

« Si un jour j'ai la chance d'avoir des enfants, j'aimerais qu'ils puissent eux aussi profiter de cet enseignement. »
Sophie Forte, comédienne

« Je m'associe à l'appel d'Albert Jacquard en faveur des écoles Steiner-Waldorf. »
Renaud, auteur, compositeur, interprète

« En ce qui concerne les écoles Steiner, j'ai eu l'occasion de constater, dans le cadre de mes fonctions au sein du Conseil de l'Europe, de 1985 à 1991, l'opinion favorable dont elles jouissaient, notamment en Allemagne, aussi bien auprès des autorités académiques que des milieux enseignants. J'ai entendu louer leur désintéressement et leur attachement aux valeurs d'autonomie personnelle, ainsi que leur recherche de tout ce qui pouvait contribuer au développement de la personnalité de leurs élèves dans une perspective de liberté et de solidarité, aux antipodes donc des pratiques sectaires. »
José Vidal-Beneyto, professeur d'université, ancien directeur de l'Éducation, la Culture et le Sport au Conseil de l'Europe

« Toute forme d'expression a le droit absolu d'exister. L'école Steiner est une vraie ouverture d'esprit, une option fondamentale au système ... National de l'enseignement. Vive la différence qui fait de nous des citoyens moins ordinaires. »
Charlotte Rampling, actrice

« Si j'avais un enfant d'âge scolaire, je l'inscrirais dans une école Waldorf. »
Saul Bellow, Prix Nobel de littérature

« Les travaux de Rudolf Steiner en faveur des enfants apportent une contribution décisive au XXe siècle et méritent le soutien de tous ceux qui réfléchissent et aiment la liberté. »
Bruno Walter, chef d'orchestre

« Les Ecoles Steiner, de tout temps, ont cherché a donner des outils aux enfants pour qu'ils deviennent eux-même, pour qu'ils marchent dans leurs propres souliers et sur leur propre route, au lieu de devenir copie conforme, duplicata. Chaque oiseau chante comme son bec est fait, il me semble que la mission d'une école, c'est aider un enfant a devenir qui il est et non quelqu'un d'autre, est-ce utile qu'un enfant devienne un banal enfonceur de portes ouvertes, un suiveur ?

Si chaque enfant devenait lui même, le chômage n'existerait plus, on verrait apparaître une foule d'inventeurs nouveaux, de créateurs qui enrichiraient leur pays et le monde grâce à leur génie personnel.

"L'Ecole cathodique" (La télévision souvent dictatoriale au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice) ne met-elle pas déja en péril l'avènement des êtres originaux dont l'humanité a le plus besoin ?

L'univers est en expansion nous disent les savants pourquoi l'homme est-il en rétraction ?

Dans mon pays, il y a de plus en plus de contrôleurs et pour contrôler les contrôleurs, d'autres contrôleurs qui a leur tour devront être contrôlés par d'autres contrôleurs, il n'y a que dans le contrôle qu'il n'y a pas de chômage. Il n'y aura bientôt plus de travailleurs, il en restera peut-être un, contrôlé par tout un peuple, par tout un pays de contrôleurs. »
Tourinnes-La-Grosse le 10/06/01
Julos Beaucarne, chanteur, écrivain

© droits reservés

Ces témoignages ne sont pas exhaustifs ni cités au complet car ils seraient trop nombreux.

De plus, je me souviens que des artistes réputés nous ont confié autrefois leurs enfants, tels que

Marie Laforêt concernant l'ecole Waldorf Steiner de Genève et Serge Régiani celle de Verrières le Buisson,

au sud de Paris.

Dernièrement,  Noomi Rapace, l'actrice suédoise de Millénium a aussi fréquenté l'Ecole Steiner de Jarna,

je suppose puisque c'est dans ce grand centre culturel que sa famille a vécu.

(Jarna qui a mis sur pied un grand des système d'épuration des eaux dans l'esprit des flow forms et fontaines Wirbella.)

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/noomi-rapace-je-suis-la-pour-...

Liste des personnalités issues de l'école Steiner Waldorf dans le monde

www.diewaldorfs.waldorf.net

http://www.diewaldorfs.waldorf.net/list.html

Cliquer en bas sur le mot "list".

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Commentaire de Rébecca Terniak le 30 avril 2014 à 22:37

Oui, la liberté et la créativité sont les maitres mots.

Singularité à assumer pour porter des projets innovants au service de l'enfant et l'être humain.

Colmar j'y ai des amis de longue date porteurs de l'école.

Pour découvrir ma structure d'enfants, il vous suffit de cliquer sur www.loiseaulyre.ch

et pour mes livres www.lalyredalize.org

Actuellement, la protection de ma structure d'accueil me prend tous mes efforts et mon temps vu les changements de loi en Suisse. Inventer, toujours inventer et s'adapter pour continuer de réjouir les enfants et leurs parents.

Bienvenue à Arts et Lettres dont je suis privée depuis quelques temps mais n'oublie pas, ni toutes les amies, Liliane, Joelle, Valériane, et toutes les autres mais avant tout notre cher Robert Paul !

Commentaire de Martine ROBLET le 30 avril 2014 à 20:01

Chaque école Steiner est indépendante mais elles se regroupent au sein d'une fédération. En France, certaines sont libres et d'autres sous contrat. En conséquence, chaque école est singulière et travaille en fonction de ses propres ressources, mais toujours en vue de l'épanouissement de l'Être qu'est l'enfant, en préservant la singularité de ce dernier et en lui faisant découvrir à travers les arts, les activités manuelles, les ateliers, l'eurythmie, toute sa puissance de sujet, de futur citoyen.

Commentaire de Rébecca Terniak le 29 janvier 2014 à 13:24

« Les Ecoles Steiner, de tout temps, ont cherché a donner des outils aux enfants pour qu'ils deviennent eux-même, pour qu'ils marchent dans leurs propres souliers et sur leur propre route, au lieu de devenir copie conforme, duplicata. Chaque oiseau chante comme son bec est fait, il me semble que la mission d'une école, c'est aider un enfant a devenir qui il est et non quelqu'un d'autre, est-ce utile qu'un enfant devienne un banal enfonceur de portes ouvertes, un suiveur ?

Si chaque enfant devenait lui même, le chômage n'existerait plus, on verrait apparaître une foule d'inventeurs nouveaux, de créateurs qui enrichiraient leur pays et le monde grâce à leur génie personnel.

"L'Ecole cathodique" (La télévision souvent dictatoriale au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice) ne met-elle pas déja en péril l'avènement des êtres originaux dont l'humanité a le plus besoin ?

L'univers est en expansion nous disent les savants pourquoi l'homme est-il en rétraction ?

Dans mon pays, il y a de plus en plus de contrôleurs et pour contrôler les contrôleurs, d'autres contrôleurs qui a leur tour devront être contrôlés par d'autres contrôleurs, il n'y a que dans le contrôle qu'il n'y a pas de chômage. Il n'y aura bientôt plus de travailleurs, il en restera peut-être un, contrôlé par tout un peuple, par tout un pays de contrôleurs. »
Tourinnes-La-Grosse le 10/06/01
Julos Beaucarne, chanteur, écrivain

© droits reservés

Merci chère Valériane, tu es assez riche et constituée de la plus belle libre manière. Tu as forgé ton propre bec d'oiseau ayant choisi ses propres bonnes graines de qualité !

Commentaire de Valériane d'Alizée le 29 janvier 2014 à 0:04

Je ne connaissais pas le plaidoyer plein d'esprit de Julos Beaucarne : quel régal !

Combien je partage ses idées, car à vouloir formater les jeunes graines, et leurs tuteurs, les adultes, nous sommes loin de nous comporter en sage : nous nous dirigeons tout droit vers une société insipide, sans relief, dépourvue de valeurs fondamentales ! Quelle tristesse !!!

Donc bravo aux valeureux qui sont entrés en résistance afin de lutter contre ces accusations de sectarisme infligée à ces écoles Steiner Waldorf, même si pour ma part, je ne peux m'empêcher de déplorer, avec un pincement au cœur, de ne pouvoir y participer, en apportant ma contribution artistique, n'ayant pas acquis la formation nécessaire à semblable intégration...

Commentaire de Gohy Adyne le 28 janvier 2014 à 21:25

Ils ont le choix des options qui les intéressent, musique avec studio d'enregistrement, dessin, peinture, sport, théâtre, langues, plus l'enseignement traditionnel bien entendu, avec les deux langues français et allemand parallèlement..

Comme dit Julos Beaucarne, donner des outils aux enfants pour qu'ils deviennent eux-même.

Bonne soirée.

Adyne

Commentaire de Rébecca Terniak le 28 janvier 2014 à 21:10

Quel procédé Adyne, l'enseignement de la musique ?

Commentaire de Gohy Adyne le 28 janvier 2014 à 20:48

Bonsoir Rébécca,

Ce même procédé est appliqué dans les écoles secondaires au Luxembourg avec succès!

Merci pour ce partage

Amitiés.

Adyne

Commentaire de Rébecca Terniak le 28 janvier 2014 à 20:19

Merci de ton intérêt Sandra !

Commentaire de Rébecca Terniak le 28 janvier 2014 à 20:17

Merci Nicole de ton passage !

Court St Etienne fut créé par des connaissances venant de Paris et il y demeure toujours des amis. Parois ils font usage de mes articles pédagogiques et reçoivent mes livres pour leur Marché de Noël.

Ici la Suisse parle tous les jours du champion de tennis suisse vaudois Stanislas Wawrika

http://www.rts.ch/emissions/mise-au-point/5445535-wawrinka-arnaqueu...

qui a suivi l'école Steiner de Lausanne. C'est d'ailleurs en lisant le cursus d'un autre ancien élève de cette même école Steiner,

Valentin Villars,

http://www.choeur.ch/sites/default/files/ALU%2066%20V.%20Villard_0.pdf

devenu connu comme chef d'orchestre et compositeur qui raconte avoir joué aux boules de neige avec lui enfant que je l'ai appris. Ces élèves ont eu à la suite deux chefs d'orchestre connus comme profs de musique, de choeur et d'orchestre, René Cattin (Fondateur de l'Ecole de musique de Morges) puis Renaud Bouvier

http://www.choeurhostias.ch/Choeur_Hostias/Renaud_Bouvier.html

(Choeur Hostias)et cela a donné plusieurs chefs d'orchestres dans les élèves comme aussi Julien Lalou,

http://www.laloux.ch/musique/direction.html

le musicien K... Un ancien prof qui avait créé le cirque dans l'école a par la suite créé le Cirque Coquino.

C'était extraordinaire de voir des plus petits aux plus grands faire leurs numéros d’acrobatie. Plusieurs élèves en ont aussi fait leur métier dont la fille d'une amie. Une ancienne élève de mon J.E. fait sa formation dans le cirque de la famille Dimitri au Tessin, le très génial et célèbre clown suisse ayant fait ses écoles Steiner à Zürich.

Si tu regardes la liste des célébrités tu verras aussi que les 200 écoles Steiner d'Allemagne ont donné des sommités dans la politique pas seulement des artistes.

 

Commentaire de Nicole Duvivier le 28 janvier 2014 à 10:14

Merci du partage de ces témoignages, Rébecca !

Nous avons la chance d'avoir une Ecole Steiner à Court-St-Etienne, petit village du Brabant Wallon à quelques kms  d'ici, elle rencontre un très vif succès depuis de nombreuses années !

Cordialement, Nicole

                L'inscription

et la  participation à ce résau

   sont  entièrement grauits.

       Le réseau est modéré

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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