…les paysages qu’un lierre s’en étonne
Je me souviens du quai de la gare de Lannion
Où le désespoir m’a arraché des larmes
Quand le convoie a pris la fuite
La voie est fleurie
…. les pensées y coulent leur petit train-train
C’est un jour de crachin
Et le soleil peine à s’affirmer
Le vent est une écharpe de crin
La micheline est en noir
La locomotive
Crache un nuage plus sombre
Qu’un jour en deuil
Elle déchire
L’interface
Où glissent mes larmes
Sur la lame et le silence de mon âme
J’avise un banc
J’attends les rayons du soleil
Les lumières blanches m’attirent
Mon inquiétude est telle !
Les infirmières
A cette heure-là sont des ménagères
Et le cardiologue, pour son bonheur
Est toujours en congé
Je retourne dans la salle d’’attente
Je compte les secondes disparaître
Les soucis me tombent des bras
Le temps
Refleurit
Le silence s’estompe
Alors
Une musique s’élève
Un arc en ciel impose sa joie
La pluie ne tombe goutte à goutte
Sur l’âme de la ville
……j’ai posé un oubli dans le passé
son chagrin en est sorti
C’est délicat
…un visage avec des éphélides !
Et un rire de cours d’école
Des cheveux noirs
Un pull nuage de cachemire
Un épiderme fragile comme les ailles de la libellule
…. les ondes du soleil
Sont comme les fleurs
D’une horloge et je te les offre
Pour l’amour d’un souvenir
lionel M
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