Devant l’âtre, sourire, s’étirer,
un chat ensommeillé,
senteur de bougie blanche,
flamme étincelante, tremblante,
silencieuse.
Votre voix argentée, de verre,
fragile, trop émue,
mélodie du cœur, du corps,
un murmure transparent.
Un panier d’osier, des oranges,
un câlin de toi, d’ange,
une enfant dans le châle de sa mère,
rassurée, bercée,
devenue grande.
Une école miniature, au pied d’un sapin nu,
des pâtes de fruits, des confitures, des figues,
des friandises à l’infini,
un chocolat chaud dans une tasse blanche,
des billets doux de mon premier amour,
des souliers impatients,
petits et grands,
des nappes blanches, des dentelles,
des buches qui chantent dans la maison illuminée,
des vins précieux, des liqueurs multicolores,
des jouets du monde entier,
des poupées noires, blanches,
des rires, des étonnements, des joues rouges,
une splendeur d’enfer,
le paradis dans les yeux de ma mère,
l’horloge en fête jusqu’à l’aurore,
point de crèche, mais partout de la grâce,
de l’élégance, des ensoleillements,
des chants célestes et bleus,
des larmes chaudes, vermeilles.
Dehors une forêt brune, gémissante,
embaume, enchante le monde de l’enfance,
sur elle, un superbe lainage blanc féérise l’hiver.
Oh voici noël.
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