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Martine Roland fait partie du groupe d'écrivains belges qui seront présents au Salon International du livre de Mazamet.  Je sais, par indiscrétion, que l'année 2018 apporte aux membres du jury quelques difficultés compte12273282301?profile=original tenu de la qualité des œuvres présentées.  S'il est exact que ma curiosité est à l'affut de la moindre rumeur, l’apéritif pouvant délier quelques langues, je me suis mis à l'écoute du moindre lapsus.  Mal m'en a pris, je n'ai récolté qu'informations contradictoires, rependues probablement dans le but de garder les secrets qui entourent les débats.  Aucun indice ne me permet de parier sur tel ou tel auteur et mon égo s'en trouve malmené.

Revenons au sujet de nos chroniques, car même si quelques milliers d'Européens se targuent d'être "mon ami" sur Facebook, je suis toujours étonné du peu de souris qui pointe sur ces articles, à se demander si nous ne devrions pas nous orienter vers le spectaculaire, le sexe ou plus porteur pour les accros d'internet, inventer un scandale savamment dosé sur plusieurs semaines.  Désolé de vous décevoir, la littérature mérite que l'on s'y attarde et le jour ou l'électricité vous fera défaut, heureux seront les acquéreurs de livres ou les passionnés d'Arts...

Et à ce propos:

C’est toujours agréable d’être aspiré par la lecture d’un livre quand la qualité de l’écriture et le déroulement de l’histoire vous font oublier votre dose de pessimisme quotidienne.  Laquelle ? Celle que nous partageons ensemble par ce petit coup de blues savamment dilué par le biais des infos de 19h30.  Besoin d’évasion ?  Peut-être ou peut-être pas…  On pourrait qualifier cette attitude par une forme de résilience, la volonté de sourire d’un rayon de soleil ou plus simplement, s’offrir la richesse d’une discussion.  Bref, c’est toujours ainsi que l’esprit se dérobe quand confronté à la couverture d’un nouveau roman, il s’interroge sur la capacité de l’écrivain à séduire ou au contraire, si la plume ne s’exprimera que pour le regard de quelques initiés.  J’adore ce flottement qui précède la lecture d’un nouveau livre.

12273283261?profile=originalEn ouvrant « Novaya Era » de Martine Roland, au risque de paraître condescendant, j’avouerai je n’étais pas d’humeur à me laisser duper, pas trop facilement.  J’avais envie d’un ouvrage qui me fasse rêver, qui m’emporte et qui refuse de se laisser dominer par la nuit qui vous propose de clore les paupières.  Je n’allais pas être déçu.  Martine Roland semble éprise de destins hors du commun.  Elle parle d’amour avec une telle justesse que l’on comprend rapidement que ce sentiment porte les élus jusqu’aux extrémités, les plus belles, avant de rebondir au risque d’approcher le gouffre des désespoirs intolérables.  Comment décrire une écriture sans se vautrer dans la banalité ?  Une femme, syndicaliste, quitte son époux pour un voyage en Lettonie.  Dans ses bagages, elle porte le deuil de son enfant et l’essoufflement de son couple érodé  par les évènements.  Un séjour de courte durée pendant lequel rien ne devait la surprendre en dehors des paysages et des monuments incontournables.. Sauf qu’au coin de l’aventure, l’amour jaillit comme un déferlement.

L’histoire pourrait s’essouffler rapidement, ce serait sans compter sur la féconde imagination de l’auteure.  Voyage initiatique, illusion de croire à la jeunesse éternelle et la découverte d’une passion dévorante même si, consciemment ou inconsciemment, les protagonistes de l’histoire savent qu’ils se dirigent vers une impasse.  Les symboliques, pour ceux que cela intéresse, sont nombreuses.  J’avoue ignorer si c’est la volonté de l’écrivain ou plus simplement l’expression de son subconscient.  Qu’importe et au diable les analyses stériles, me vient l’envie de vous parler d’un livre, d’une auteure et de la qualité de son imagination.  Une plume réservée parfois, incisive comme il se doit, qui nous dépeint des peuples presque voisins et sait doser les émotions en élaguant les mots qui ne servent à rien. 

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Parler d’un titre en approchant l’auteure, ce serait peindre Pollux en ignorant son jumeau.  En terminant

« NOVAYA ERA », je n’ai eu qu’une envie, celle de me procurer « C’est un secret entre nous » parut aux éditions « 

Memory ».  Autre roman, autre découverte et pourtant ! La thématique approchée : « L’inceste maternel» aurait pu détourner ma pudeur.  Martine nous emporte dans les méandres d’un assassin en devenir.  J’avoue avoir été troublé par le contenu de cette œuvre surprenante.  Comment arrive-t-elle à se placer avec une telle sensibilité dans la tête de ses personnages ?  Cache-t-on une part de son vécu ?  J’imagine que non et c’est à partir de cette conclusion que je me permets d’affirmer que Martine Roland mérite nos regards.  Martine Roland, auteure brabançonne (Sud de la Belgique - Les habitants du Brabant Wallon) à qui j’ose prédire un avenir prometteur.

 

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