Un jour de mars
Un ciel épais et lourd un ciel gris un ciel de mercure ondule au-dessus de la ville.
Les arbres du boulevard sont au garde à vous. Je flâne entre deux rangés de platanes en tenue de général.
Je distingue le printemps derrière un arbre Je l’aperçois, il est chaussé de baskets blanches.
C'est peut-être un jour de printemps, mais un jour où la peine est lourde à porter sur les épaules comme un ennui un jour de juillet. Car pour rien, le téléphone sonne.
C'est un jour à l’atmosphère nauséeuse, nitreuse. Un jour écœurant comme la fumée de cigarette qui laisse des traces jaunes au bout des doigts et sous les paupières fatiguées.
Mais les poumons des platanes luisent comme les lignes au creux des mains.
Le vent roule derrière les maisons taillées dans le tuffeau.
L'immeuble aux portes de secours est encore loin.
Un banc. Un peu de repos.
Je sors le livre de la dame de Lusignan.
"Et dans sa robe blanche Jeanne implore Antoine mais il n'y entendait rien..."
Tient-il se met à pleuvoir ! Je pose le livre au fond du panier.
Je lève la tête
Une jeune personne dans une gabardine noire m'observe intriguée.
Mon regard croise le sien ; Inquiet et terrifié, comme celui d’un poète devant le cadavre d’un oiseau.
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