Arts et Lettres

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Marie-Claude

Marie-Claude habitait juste à côté de l’atelier. Plus âgée que le petit Georges, elle fut son guide, sa seule amie, son premier amour de môme et son premier chagrin.

Que de souvenirs communiés ensemble à jouer dans la cour ou dans le jardin. Au fond de ce dernier, il y avait un dépôt de bois appartenant à une menuiserie située un peu plus bas. Souvent Marie-Claude et Georges jouaient à cache-cache sur les piles de bois parfois très instables. Un jour, voyant que les planches, empilées les unes sur les autres et séparées par des petits bois, avaient une désagréable façon de bouger comme de la gélatine, Marie-Claude dit que c’était trop dangereux de venir jouer dans le dépôt. C’est vrai, dit Georges cette pile est bancale, il faut arranger ce problème. Et çà tombait bien puisque qu’il venait de finir un livre illustré sur les Gaulois et les Romains. Georges y avait vu comment ces derniers se servaient d’un morceau de bois pour faire levier (comme ils disaient) sur les blocs de pierre. Si on pouvait bouger un bloc de pierre gros comme dix fois la niche de la chienne Eida, ces quelques planches ne devraient pas poser de problème ! Les bois pour faire levier ne manquaient pas dans le vieux dépôt et Georges commença à réfléchir pour savoir quel était le meilleur endroit où

placer le chevron. C’est ici sûrement, à mi-chemin entre le haut de la pile et le bas. Il est vrai que le haut de la pile faisait deux fois la hauteur de Georges mais, en calculant bien, ça devrait le faire !

Il plaça le chevron entre deux planches et commença à faire levier. Mais le petit Georges était gros comme un haricot vert et donc pas assez lourd pour faire bouger la pile.

- Viens m’aider s’il te plaît ! c’est trop lourd !

- Pas question, c’est trop dangereux et ça va faire du bruit si ça s’écroule!

Bon, il va falloir se débrouiller tout seul, Georges calcula qu’il était trop près de la pile de planches, il se déplaça le plus loin possible pour arriver tout au bout du levier et, han ! Un coup en avant. Chouette, la pile bouge, encore un coup ! Cette fois, c’est la bonne, elle se balance, elle va chavirer mais…. du mauvais côté, celui de Georges ! Encore un coup se dit-il pour accentuer le mouvement sinon… et la pile comme un château de cartes s’écrasa du bon côté dans un bruit d’enfer !

- C’est gagné, Marie-Claude, c’est gagné !

Le petit Georges se retourna et, comprenant le regard angoissé de sa copine, se dit qu'un événement imprévu avait eu lieu pendant le jeu. Il se retourna et le vit, la-bas, sur le trottoir de l’autre côté du chantier. Un voisin, ou supposé tel, avait tout vu ! C’était la catastrophe s’il allait le dire aux parents, Georges ne verrait plus Marie-Claude, et çà, c’était impossible, insupportable… il fallait trouver une solution et vite. Georges n’en voyait qu’une seule, traverser le chantier et aller s’expliquer auprès du monsieur dans sa blouse bleue

.

- Je l’ai fait exprès monsieur, c’était trop dangereux ! Les planches nous seraient tombées dessus !

- T’inquiètes pas petit, je ne dirai rien, ils n’ont qu’à fermer leur chantier comme il faut, et avec toute la poussière et le bruit que font leurs foutues machines, ta bêtise me fait plaisir ! Mais ne recommences pas, tu as eu de la chance que la pile ne tombe pas de ton côté. C’est toi le fils Breton ?

- Oui monsieur !

- Tu es bien aussi casse-cou qu’était ta tante. Salut mon gars !

Georges n’avait jamais su qui était ce monsieur, mais ce dont il était certain, c’était que les parents n’en sauraient jamais rien. Quant aux menuisiers, ils n’avaient jamais compris comment cette pile avait pu tomber ; il était vrai que Gorges avait refermé le passage qui leur permettait de rentrer dans le stock de bois.

Comme ils ne pouvaient plus jouer à cet endroit intéressant parce qu’interdit, il leur restait la cour, avec les billes, les cyclistes en plastique ou en métal et les fléchettes. Fléchettes dont Marie se souviendrait longtemps, surtout celle que Georges lui avait planté dans le front. Quelle drôle idée aussi de passer devant la cible pendant le tir !

  • Ce n’est pas ta faute, gamin, avait dit la mère Bauchet, mais le jeu de fléchettes est confisqué pour l’instant.

Normal se disait Georges, si elle l’avait reçu dans un œil, elle aurait été très moche avec un bandeau comme les pirates ! Peut-être que dans trente ou quarante ans pensa Georges, pour la même bêtise les parents iraient trouver un homme en blouse noire dans la grande maison de pierres place d'Aisne à Limoges.

Les jeudis de pluie ou pendant les vacances d’hiver, c’était dans la chambre de Marie-Claude qu’ils passaient les après-midi. Il y avait un lit immense presque aussi haut que Georges et, sur ce lit, un édredon de plumes, rouge très foncé. Ah ! L’édredon de plumes, doux comme une caresse de maman ! Georges aimait se rouler dedans d’un bord à l’autre pendant que sa Marie-Claude écoutait en boucle sous le saphir vieillissant une chanson d’Elvis Presley.

* * *

La maman de Marie

Madame Bauchet rentrait vers 18 heures, c’était l’heure pour le petit Georges de réintégrer le domicile familial. C’était l’heure aussi où les ouvriers de l’atelier débauchaient. Il les croisait souvent sur le trottoir, les uns partant à vélo et les autres à pied.

« La mère Bauchet » comme l’appelait la grand-mère, retenait parfois le petit Georges d’une façon un peu autoritaire. Reste ici un instant mon garçon. Oh elle n’était pas méchante bien au contraire, mais elle était grande et « un peu enveloppée » dirait-on aujourd’hui, enfin, c’est du moins comme ça qu’elle lui apparaissait du haut de son mètre dix et de ses 25 kilos tout mouillés. Quant elle retenait Georges, généralement Marie-Claude était déjà assise à la table de la cuisine, le menton dans les mains et faisait semblant de regarder la nappe avec les décors de chasseurs recouvrant la table de la cuisine.

  • Assieds-toi et mets une serviette sous ton bec !

Georges obéissait de bon cœur sachant à l’avance ce qu’elle allait sortir du garde manger, sagement caché dans le placard. Il fermait les yeux et pariait sur la couleur du gâteau. Voyons nous sommes fin juin, il reste 3 jours pour être en vacances, les prunes jaunes sont encore sur les arbres, les cerises noires… ? Ben ça fait longtemps que les merles et le père Bauchet les a cueilli ! Sauf si elle a ouvert un bocal de conserve ? Mais non c’est impossible, elle garde toujours les bocaux pour l’hiver !

Les yeux fermés, Georges entendit le bruit de la faïence se poser sur la nappe et le tintement de la cuillère choquer le bord de l’assiette. Ca, c’est certain, ce n’est pas une odeur de mirabelles, ces beaux fruits jaunes qui faisaient craquer les branches dans le jardin de Marie. Indéfinissable cette odeur, curieux même…. Georges sentait une odeur forte, chaude aussi ; il avait déjà eu l’occasion de goûter ce fruit car, sans nul doute, devant lui dans son assiette, c’était un beau gâteau bien dodu et brillant comme savait si bien les faire madame Bauchet.

  • Alors, ce nez, il est en panne ! Demandait la maman de Marie. Respires et réfléchis, je suis certaine que tu en as déjà mangé, mais peut-être pas en gâteaux. Je vais t’en couper un bout, continue à fermer les yeux et ouvres la bouche !

Le morceau de gâteau se mettait à fondre dans la bouche du petit Georges, il descendait doucement et entrait... dans son esprit, il fallait absolument trouver, sinon Marie allait se moquer, et ça, ce n’était pas possible ! D’accord, elle était plus grande que lui, oh de presque rien, duex ou trois ans, mais ce n’était pas une raison pour toujours avoir le dernier mot…

Voyons, c’est sucré, c’est fort, plus fort que les cerises, mais moins acide que les prunes, quoi que…parfois un petit morceau éclatait sous sa langue et répandait un jus amère-sucré !

  • Du citron, c’est une tarte avec des citrons ! S'écria le petit Georges.

  • Ha quand même, tu y as mis le temps ! J’ai bien cru que tu ne trouverais pas !

Ouvrant les yeux, Georges vit Marie-Claude, les yeux au bord des larmes, se retenant de rire sur la blague de sa mère. Mais ce n’était pas un rire méchant, plutôt un rire complice.

  • Pourquoi as-tu fais un gâteau avec des citrons ? Maman n’en achète que pour Noël quand on mange des huîtres ! Tu es sure qu’on peut faire des gâteaux avec ?

  • Est-ce que c’est mauvais Georges ?

  • Oh non ! C’est très bon, mais heureusement qu’il y a beaucoup de sucre, sinon ça piquerait la langue.

  • Hé oui, le vinaigre c’est pour la salade, et le sucre c’est pour les gâteaux !

Georges compris plus tard que l’on pouvait associer cette phrase à beaucoup d’événements de la vie dans le monde souvent ignoble  des « marchent debout ». Les petites phrases vinaigrées à souhait pour appuyer là où ça fait mal, et la confiture bien sucré, pour te faire passer une vacherie que l'on vient de te faire ou qui est en cours.

Le goûter dura plus longtemps que prévu et les deux enfants montèrent dans la chambre écouter quelques disques sur le Teppaz de Marie. Des disques de ses parents ! Mais aussi quelques-uns uns qui venaient des Amériques.

  • Georges ! Tu as vu l’heure, le père Bauchet vient d’arriver, tu vas être en retard pour passer à table, dépêches-toi de descendre !

En effet Georges venait de reconnaître le lourd roulement de moteur du camion benne de Monsieur Bauchet. Le monstre d’acier bleu devait se garer le long du trottoir, ses grandes roues pleines de boue, et son tuyau d’échappement puant la vieille huile brûlée ; un peu comme celle dont se servait le grand-père René pour allumer le feu dans le grand jardin de la rue Armand Dutreix.

  • Marie, vite un bisou, je suis en retard !

Marie se retourna et fit, comme tous les jours, un bisou pigeon à Georges. C’est la mère Bauchet qui avait baptisé ainsi la façon qu’ils avaient de se dire au-revoir ; un bisou sur la bouche : un bisou pigeon. Pour la bise du bonjour, c’était sur la joue, une seule bise, une bise qui claque pour faire comprendre à l’autre qu’on était content de se retrouver pour quelques heures, mais la bise de l'au-revoir c'était le bisou pigeon, Marie-Claude et le petit Georges n'y voyaient aucun mal, et il n'y en avait pas... En 1956 !

  • Au revoir madame Bauchet et merci pour le gâteau au citr…

Georges fût freiné net par une barrière infranchissable. Le père Bauchet avait garé son camion plus vite que prévu et Georges venait d’enter en contact avec cet homme, gentil mais balourd, petit et carré, sentant toujours l’essence et le tabac. Il fumait sans arrêt des Gauloises et Georges avait mémorisé cette odeur de fumée bleue qui sortait de sa cigarette. C’était curieux car lorsque la fumée sortait de la cigarette, elle était bleue et quand elle quittait sa bouche, elle était grise. Pourquoi changeait-elle ainsi de couleur ? Il n’empêche que cette odeur mélangée à l’essence du gros camion, c’était, pour Georges, le parfum du père Bauchet, fragrance  qui restera à jamais associée à l’homme à la Gauloise et au gros camion bleu.

- Allez, passe donc petit, c'est l'heure de la soupe.

Et le père Bauchet d'un geste affectueux se contentait de tapoter la tête de Georges. Ce n'était rien ce simple geste, mais il voulait dire : - je t'aime bien toi ! Et ça c'est un petit bonheur à ramasser à la main et à conserver dans sa mémoire. Presque 60 ans après, je sens encore sa main, l'odeur du diésel et de la fumée de Gauloise, comme si j'étais sur les marches le la maison de marie-Claude ;

* * *

L’aube blanche

Ou... la fin d'un temps !

C’était un jour de grand soleil, un mercredi sans école. Après avoir fait les devoirs et rangé l’ardoise grise dans le cartable de cuir, Georges sortit dans la cour pour rejoindre l’atelier. Deux ouvriers coulaient le plâtre, blanc comme des œufs en neige, tournaient les moules, tandis que d’autres ébarbaient les coulures sur les statuettes de la veille, déjà sèches et prètes à partir à l’atelier de peinture.

Henriette était devant la hotte un pistolet à la main, et peignait en marron une pirogue dans laquelle une jeune femme déjà peinte en noir, pagayait le long d’une rivière imaginaire.

  • Alors mon petit Georges, c’est mercredi tu es tout seul et tu t’ennuies !

  • Non, je suis venu te faire un bisou, et après je vais voir Marie-Claude.

  • Marie-Claude ? Aujourd’hui tu ne la verras pas, elle est partie avec la mère Bauchet pour essayer son aube de communiante !

Son aube de communiante ! Georges se rappelait en effet que parfois Marie-Claude parlait de sa « petite «communion », de son apprentissage du catéchisme comme elle disait, et qu’après elle ferait sa communion solennelle. C’était certainement pour cette occasion qu’elle était partie en ville aujourd’hui.

Les semaines passèrent très vite après cette fin d’hiver de 1958. Le printemps, les fleurs roses sur les pommiers, les premières hirondelles qui passaient si bas qu’on pouvait voir leurs yeux – il va pleuvoir, les hirondelles volent bas – aurait dit la grand-mère. Puis les vacances de Pâques, suivies de la rentrée ; l’école, toujours l’école.... Heureusement, il y avait l’histoire et le calcul mental. Puis un jour du mois de mai…

  • Georges, demain je ne serai pas à la maison, il faudra que tu joues tout seul, je pars en car pour faire ma communion solennelle !

  • En car ? Et tu rentres quand ?

  • Le soir. Nous partons en car parce que nous sommes presque 30 communiants et communiantes. Tu viendras me voir ? Le car s’arrêtera devant la maison ?

  • Où veux-tu que je sois ! Bien sur que je serai là !

Georges passa une nuit agitée. En car et pourquoi en car ? Et puis pourquoi lui dire de ne pas oublier l’au revoir puisqu’elle revenait le soir même ?

Les premiers rayons du soleil filtrèrent au travers des persiennes en fer et se frottèrent sur les paupières de Georges. Il se leva aussitôt et se dirigea vers la cuisine.

  • Tu es déjà debout, il est à peine sept heures !

  • J’ai promis à Marie-Claude de lui dire au-revoir, elle fait sa communion aujourd’hui.

  • Ah oui c’est vrai, le car vient vers dix heures tu as le temps de faire ta toilette et de déjeuner.

Il est presque dix heures, Georges est dans la rue, assis sur le pas de la porte, les pieds posés sur une barre en fer qui sert à frotter la semelle des chaussures. Il fait beau ! Dommage qu’elle s’en aille, on aurait pu jouer aux fléchettes dans la cour, pensait le petit Georges.

Un grand car bleu descendait doucement la rue Mariette, ce devait être lui. Il s’arrêta devant une des maisons et un enfant que Georges connaissait peu car les parents disaient qu'il habitait trop loin du magasin, monta dans le car accompagné de plusieurs adultes. Etrange, il avait un manteau blanc ! Ha ! La chienne Eida aboie, Marie-Claude ne va pas tarder à sortir ! Georges écoutait tout et savait tout ce qui se passait. Les bruits des portes qui s’ouvrent ou se ferment, les semelles sur le sable ou les graviers, tous ces bruits lui permettaient en fermant les yeux d’imaginer le parcours de celui ou celle qui se déplaçait. Ecoutons ! Deux, non trois personnes sont sur les graviers de la cour, ça fait scrunch, scrunch… ils descendent l’allée de sable, ça fait criii, criii. Cling, ça c’est le bruit de l’ouverture du loquet du portail, dans trois secondes ils seront sur le trottoir, qu’est-ce que je suis malin, pensait Georges ! Je suis certain d'avoir encore gagné.... Oui, ils sont trois !

Il ouvrit grand les yeux pour confirmer qu’il avait gagné une fois de plus à ce petit jeu. Il les ouvrit et resta assis, impossible de se lever, de décrocher ses fesses de la marche de béton. Ce n’était pas possible, ce n’était pas sa Marie-Claude qui était là ? Non, ses yeux voyaient quelqu’un d’autre, une jeune fille dans une robe blanche avec un livre à la main, un livre qui avait les côtés qui brillaient comme de l’or sous les rayons du soleil. Marie-Claude quitta sa mère et se dirigea vers le petit Georges. Qu’elle était belle comme ça, toute blanche !

  • Et alors tu es collé à la marche ? Viens me faire un bisou, le car arrive.

  • Oui !

Etrangement, Marie-Claude lui fit un bisou pigeon devant l'air heureux de sa mère et de son père, habillés comme pour aller à un mariage. C'était la première fois que Georges voyait Monsieur Bauchet avec une chemise et une cravate, et surtout sans sa Gauloise allumée. Plus haut dans la rue, la Vedette tournait au ralenti, un peu comme Georges sur sa marche en béton, la vie semblait se ralentir, le temps s'arrêter... ou presque.

Le car bleu stoppa devant la maison, il était à moitié rempli d’enfants habillés de blanc comme elle. C’était donc ça les aubes ! Elle grimpa les marches, prit l’allée centrale et s’assit contre la vitre. La porte du car claqua, le moteur cracha une fumée bleue qui puait autant que le camion du père Bauchet, puis elle leva la main et Georges resta là, planté sur le bord du trottoir sans même pouvoir lever la main pour dire au-revoir. Georges n'avait pas vu sa mère arriver derrière lui, son père devait, comme d'habitude, être derrière ses factures ou dans l'atelier. Que Marie-Claude s'en aille habillée en mariée avec ses parents semblait peu lui importer.

  • Bon alors tu vas rester dans la rue jusqu’à demain ? Lui demanda sa mère.

  • Elle est partie !

  • Elle revient ce soir vers six heures !

  • Non, maman tu ne comprends pas, elle est partie, ce ne sera plus jamais pareil ! Hier, j’avais une copine et ce matin, dans sa robe blanche j’ai vu une mariée.... Elle a grandi maman, pas moi, tu vois bien qu’elle est partie !

Et Georges rentra en courant dans l'atelier, se réfugia dans les bras d'Henriette qui devait se douter de ce moment de solitude.

Le mois de mai, le car bleu, la robe blanche, les mains qui se lèvent, le car qui s’en va, diminue.... C’est fini, il a tourné le coin de la rue. De fait, cette journée fut le début d’autre chose, car Marie-Claude avait en un seul jour, quitté son enfance pour entrer dans l’adolescence et donc laisser Georges gérer seul ses sept ans. Ce fut son premier chagrin d’amour ! Mais c'est toujours celui-là qui reste à jamais gravé dans la mémoire d'un môme en culottes courtes.

Il s'était passé peu d'années entre l'orage à travers les clayettes et l'aube blanche, mais ce furent de très loin les plus belles ; après... Ce sera pour une prochaine histoire ! Mon histoire !

                                                                                 *  *  *  *  *

Appelez-moi Georges, comme mon oncle, ou Yves et René comme mes grands-pères, ou Antoine comme la plupart de mes ancêtres Bretons, j'aurai l'impression de les voir derrière mon épaule me regardant tapoter sur le clavier !

A suivre...

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