Dans le flot des lettres, décrivant la flamme,
Qui dévore les corps et démasque les sens,
La ferveur des billets, telle une oriflamme,
Porte en avant l’émoi de l’adulescence*.
Le Valentin du jour s’amuse au chaînetier,
Pour y suspendre un cœur comme preuve d’amour,
Pour douce donzelle, afin de la choyer,
De mots ivres de miel au nom du Saint-Amour.
Les cadeaux s’échangent avec l’engagement,
De respecter toujours les promesses d’aimer,
L’ambiance est charnelle, il la veut ardemment,
Transporte ses instincts où il faut s’entr’aimer.
Il se fiche pas mal du Père-la-pudeur*,
Quand il tend ses roses en hommage de feu,
Aux pieds de ses voiles sous un vent baladeur,
Qui flétrit les vierges soumises à ses aveux.
Bouquet de fleurs rouges, aux couleurs d’ivresse,
Sur une peau lisse de passion fiévreuse,
Couverte de gêne, noble défenderesse,
Pour y dissimuler l’ardente amoureuse.
Un lys blanc s’est fané, confusion du désir,
D’amitié ou béguin portant masque de loup,
Laissant croire aux câlins… sans fleurette à cueillir,
Serment qui éclate comme vesse-de-loup.
Vigilance ma mie ne confond pas l’amour,
Cupidon et son arc font la surprise aux cœurs,
Pas seulement aux sens d’irrésistible glamour,
Perçus dans la fête d’accroche-corps-et-cœur.
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
*Père-la-pudeur masculin Homme à la morale rigide.
*adulescence féminin (Néologisme) Prolongement de l’adolescence en dépit de l’entrée dans l’âge adulte. Wiktionnaire.
À l’origine une coutume païenne, cette fête a finalement été assimilée par Église catholique romaine par la désignation de saint Valentin comme saint patron des couples. Le jour de la Saint-Valentin n’aurait pas été associé avec l’amour romantique avant le haut Moyen Âge mais avec l'amour physique. La fête est maintenant associée plus étroitement à l’échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu’un cœur ou un Cupidon ailé. Wikipédia.
Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureuxet de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.
Commentaires
Merci d'être repassée Rébecca. Ton commentaire me fait du bien.
Je te souhaite une très belle soirée au coin d'un feu bien chaud.
Bisous, Claudine.
Plaisir de relire ta verve si originale et sage.
Belle description des moeurs actuelles faciles qui ne nourrissent pas l'âme et le coeur.
Temps où en lieu "du pain et des jeux" sont offert les jeux de l'amour en tous sens et sans conscience...
Et les puissants qui font les modes sociales et tirent les ficelles des moeurs dans l'ombre
eux se réjouissent pendant ce temps de faire joujou avec nos valeurs fondamentales
et par dessus tout avec l'économie, nos sous sous pour centupler leurs bas de laine.
Bonjour Maria Térésa.
Merci d'être passée me lire et à bientôt sur ta page.
Bon après-midi, Claudine.
Bonjour chère Nicole.
Tu as bien raison de parler de commercialité, mais n'en est-il pas de même pour les fêtes de fin d'anne, et les fêtes pour enfants ?
Comme dit notre amie Jacqueline De Ro, l'amour peut se vivre tous les jours par un je t'aime..... et c'est gratuit.
Quant à ce cher Ronsard, si tu savais ce que l'on m'a déjà rapproché de tel ou tel autre grand classique. Ma poésie est classique, alors quoi de plus normal. Je mets à la suite de ce commentaire un poème de Ronsard..... et je ne m'y retrouve pas.
A Cupidon
Le jour pousse la nuit, Et la nuit sombre Pousse le jour qui luit D'une obscure ombre.
L'Autonne suit l'Esté, Et l'aspre rage Des vents n'a point esté Apres l'orage.
Mais la fièvre d'amours Qui me tourmente, Demeure en moy tousjours, Et ne s'alente.
Ce n'estoit pas moy, Dieu, Qu'il falloit poindre, Ta fleche en autre lieu Se devoit joindre.
Poursuy les paresseux Et les amuse, Mais non pas moy, ne ceux Qu'aime la Muse.
Helas, delivre moy De ceste dure, Qui plus rit, quand d'esmoy Voit que j'endure.
Redonne la clarté A mes tenebres, Remets en liberté Mes jours funebres.
Amour sois le support De ma pensée, Et guide à meilleur port Ma nef cassée.
Tant plus je suis criant Plus me reboute, Plus je la suis priant Et moins m'escoute.
Ne ma palle couleur D'amour blesmie N'a esmeu à douleur Mon ennemie.
Ne sonner à son huis De ma guiterre, Ny pour elle les nuis Dormir à terre.
Plus cruel n'est l'effort De l'eau mutine Qu'elle, lors que plus fort Le vent s'obstine.
Ell' s'arme en sa beauté, Et si ne pense Voir de sa cruauté La récompense.
Monstre toy le veinqueur, Et d'elle enflame Pour exemple le coeur De telle flame,
Qui la soeur alluma Trop indiscrete, Et d'ardeur consuma La Royne en Crete.
Bonjour Claudine,
Merci du partage de tes lignes ! J'y devine un soupçon de poésie moyen-âgeuse ... Ronsard n'est pas loin !
J'ai lu tes explications avec attention !
Je n'apprécie pas trop la " commercialité " qui s'invite, presque agressivement, dans toutes manifestations humaines ... Il y a 365 jours dans une année pour dire son amour à celui ou celle qui nous accompagne sur notre chemin de vie ...
Doux dimanche à toi ! Bisous, Nicole
Bonjour Jacqueline.
Oui, chaque jour est une fête, quand on peut dire "je t'aime" à l'autre.
Je te souhaite un excellent dimanche avec apéro et dessert. Bisous, Claudine.
Merci Claudine. On est tellment envahi par toutes ces fêtes "commenrciales" alors que chaque jour est le bonheur d'être deux et pouvoir lui dire "je t'aime". On essayera quand même de faire un petit repas supp.
Bonjour Ginette.
Merci d'être passée me lire et d'avoir laissé ce gentil commentaire.
A bientôt chez toi. Bisous, Claudine.
Oui Rébecca, Michel est un puit de sciences concernant les pierres. Sans doute faut-il creuser pour atteindre les plus belles :-)))
Bonjour Jacqueline.
Je suis allée voir sur Youtube. On en parle, mais je ne l'ai pas encore vu. Il va falloir que je visionne plusieurs vidéos.
Merci de ce renseignement : ça fait toujours plaisir.
Bonne fête de l'amitié, si tu ne la fête pas ce WE. Bisous, Claudine.
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