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Le réveil a été difficile. JGobert

Le réveil a été difficile. Sortie de son sommeil par une porte qui grince et une lumière qui s’allume brutalement. Elle est réveillée rudement chaque matin. Son cœur se crispe et tremble. La journée va être de nouveau un lourd fardeau à occuper.Le temps a passé trop vite et laissé un goût étrange d’épreuves renouvelées. Chaque jour amène son lot d’incompréhension. L’habitude ne fait rien à l’affaire. Toujours, elle saigne de cette dureté quotidienne.La maison la rassure, l’enveloppe d’un doux cocon qui lui rend presque le sourire. Elle est seule et reste un moment dans ses pensées les plus sombres. Toujours recommencer le processus du départ. Dans sa tête, les choses se mettent en place. Faire sa valise. Prendre le chien. Partir enfin.Mais la maison la prend dans sa tendresse et veut la garder. Tu es chez toi. Tu as tous tes souvenirs. Ta vie est ici. Pourquoi partir.Et encore une fois, après avoir fait le tour de son épreuve, elle s’apaise, s’adoucit un peu. Plus jeune, les larmes venaient facilement et aujourd’hui, plus dur qu’hier, elle sent néanmoins ses paupières se gonfler et retient difficilement les perles d’eau qui, malgré elle, s‘échappent et tombent doucement sur ses joues. D’un geste sûr, elle les essuie.Son vieux compagnon à quatre pattes la regarde et qu’un geste familier vient poser son museau sur son bras. Pauvre maitresse que la tendresse étouffe dans cette solitude.Lui aussi lui dit : pars, pars sans moi. Va-t’en ! Non, reste, reste avec moi, à nous deux, c’est plus facile.Les choses se lient contre elle et le quotidien revient vers elle. Ses préoccupations, ses obligations lui rappellent son emploi du temps. Le téléphone sonne. Sa voix s’adoucit, se fait douce et reprend le timbre du bonheur. Tout va bien.La raison aussi a donné son avis. Cette voix qu’elle n’écoute plus et qui lui dit : tu dois partir, arrête cette mascarade et trouve un peu de tendresse autre part. Hélas, elle n’y croit plus à ce bien-être, il est trop tard.La maison s’anime enfin. La cafetière pétarade, la machine à laver, programmée, s’est mise en route. Les bruits familiers l’entraînent dans ce monde où rien n’est facile. L’odeur du café la réconforte un peu.Il est parti jusqu’à ce soir…
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Commentaires

  • Merci Rolande pour ton commentaire.

    Amitiés

    Josette

  • Merci Jacqueline pour votre passage.

    Amicalement

    Josette

  • Toute une journée dans une solitude bienheureuse ..... Un bonheur à savourer totalement avant un retour redouté.

    La maison réconfortante peut se révéler source de paix, de silence, d'ode à la vie. Envers et contre tout.

    Encore une fois, un récit bien maîtrisé. Bravo Josette.

  • Des mots vrais pour décrire une réalité, une lassitude, un renoncement... Peut-être un jour un hasard, une étincelle, un regard et à nouveau le bonheur pour quelques instants peut-être...

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