Arriverais-je à vous offrir des mots
aussi beaux et vertigineux,
que les fleurs et les arbres de là-bas ?
Touchants et chauds
comme les visages bruns de l’enfance malgache,
dont les yeux affamés, désarmés,
avec désespérance aux vôtres s’attachent ?
A mon grand désespoir,
je ne fais que vous écrire !
Aurais-je le courage des fleurs,
des roses neuves et blanches ;
celui de s’ouvrir avec abandon et grâce,
au monde, au risque d’être cueillies ?
Montrer ainsi son absolue nudité,
parfumée, intouchée, son essence,
sous une robe en soie claire ?
A votre égard, mon engagement
sera entier, illimité;
écriture poétique, musique.
Entendre dans un jardin, sur un chemin,
grandir une rose blanche est pareil à un chant,
une rose pourpre à un Opéra tragique.
Je suis autant à moi qu’à vous !
Me recevez-vous ?
Commentaires
Oh un grand merci Rebecca ! toutes mes amitiés.
Très beau Dominique !
Oh merci Valériane, je vous trouve bienfaisante !
D'ailleurs votre prénom vous va si bien ; la valériane fleur médicinale, a des vertus "calmantes", elle détend. Oui, j'aime beaucoup vous lire. Grâce et philosophie (poésie) est votre écriture. RAFFINEMENT;
Amicalement.
Quel beau message philosophique, Dominique, en faveur du don à autrui, et combien avez-vous raison : lorsque l'on prend le risque de se livrer à autrui, on peut se perdre en chemin... pour enfin, un jour béni des Dieux, mieux se retrouver !!! Et puis, qu'est-ce que la possession ? Se possède t'on seulement soi-même ?
"Là est la question " ?