Je chemine le long de la berge verte,
ici et là sablonneuse, blonde, lumineuse ;
partout de l'arborescence, des rosiers,
des lilas blancs, puis la sinuosité bleue-grise
de la seine assoupie.
L'heure de la sieste s'affiche en plein soleil.
Du Val d'Herblay à la Frette j'écarquille les yeux,
je respire plus large, je suis terriblement bien,
en osmose avec le tout.
Depuis une haie immobile, en l'absence de vent,
une rose juvénile me contemple,
me subjugue et m'étonne,
je m'arrête et tout doucement je m'en approche,
à mon tour la contemple,
puis de ma main si imparfaite à côté d'elle, je l'effleure ;
je la sais pour moi seule offerte,
à l'apogée de sa souveraineté, de son éclat carmin;
elle enfièvre cette journée un peu fraiche de mai !
Elle m'avoue tout d'elle ; sa féminité végétale,
avec le soleil son idylle, et son chant lorsqu'il pleut.
Nul humain ne sait donner autant, en un si court instant !
Ah, si je pouvais photographier son rose parfum !
NINA
Commentaires
Oh moi aussi, c'est la raison pour laquelle je l'ai écrit ! Merci infiniment Serge. Beau week end à vous. Amicalement. NINA
J'aime l'expression "l'heure de la sieste s'affiche en plein soleil".