Nuit,
vaste bal masqué,
emplie d’âmes légères et bleues,
où l’étoilement du ciel ensoleille la terre,
sans même la découvrir ; fleurs du soir.
Puis, au sortir du sommeil, pâlit la nuit saphir,
qui peu-à-peu s’éclaire, se perle, s’argente ça et là.
Hydratation du Monde ; acte d’amour, vie.
Aube ; baiser humide et prude sur une peau non plus noire,
mais brune, plus chaude, immatérielle et douce.
Sanglots d’un ange étrange, tantôt noir, tantôt blanc,
selon l’heure annoncée à l’horloge du Monde.
Aube ; vallées, roses et arborescence
graduellement démasquées, redéfinies à l’infini par mes yeux
éveillés, gorgés d’encre déjà, dans un silence clair et fécond,
duquel votre cœur résonne, se décloisonne, s’empourpre
et s’accélère dès lors que le mien lui offre son jardin,
ses mots à l’instar de fleurs entrebâillées.
Vous écrire me fait grandir, me construit.
Commentaires
Oh merci Claudine, infiniment ; beau week-end à toi. Amicalement.
La nuit saphir, beau ! J'en ai déjà contemplé. Merci de ce ravissant partage Nina, toujours aussi bien écrit.
Oh merci Josette ; c'est ce que l'on peut appeler la réciprocité ! Amicalement et belle journée à vous.
Vous lire me fait grandir, me construit merci Nina