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L'Arcane sans nom.

Comme toute légende de la mémoire des temps,

L’origine du récit errait dans l’aventure,

Accourue aux veillées pour venger les mornes temps,

Unifiés par l’étrange puis folle créature.

Donc, lors d’une curieuse jonction d’un simple entre-temps,

Issue d’un jour passé en haut d’une mâture,

Naguère vaisseau astral connu fâcheux contretemps,

En perdant l’ange guide par-dessus l’armature.

 

Que se passa-t-il alors singulier globe-trotteur,

Unique capitaine séraphique intrépide,

En tombant des nuages sur le chancre créateur,

Répandu sur ce monde fantaisiste stupide,

Truffé de secrets obscurs d’appâts vivants de moiteur.

Irrésistibles charmes d’un enchanteur cupide,

Narguant le grand univers d’un germe fécondateur,

Moulé dans la nature pour la noce turpide,

Outrancière d’une enfant unie à vil géniteur,

Nourrisson à procréer de l’aubaine sapide1,

Terreur déferlante à fuir née du fol exploiteur.

 

Nébuleux futuriste qui éprouvait l’avenir,

Entrevu dans ses songes pour parfaire le néant,

Ecœurante entreprise dont tout serait l’advenir ?

 

Abusée dès le sol défloraison conçu fruit.

 

Flammes et cendres des enfers la mort froide vit le jour,

Onirisme enfin conquis pour tuer l’éternité,

Rancune où se brisent les vivants lors d’un séjour,

Cabalistique honteux irréel sans déité.

Héroï-comique un rien le squelette en contre-jour,

Impalpable nu de chair fait d’os ton rose fruité,

Eclairait de ses rayons le chaos comme abat-jour,

Suaire en lambeaux tristes de sa mère Vacuité.

 

L’amour n’avait pu croupir que du décès maternel,

Ange souillé dans son cœur par le vil accouplement.

 

Moribonde constante l’enfant ne pouvait vivre,

Autrement que du souffle des aquilons2 vigoureux,

Resurgir de la vie des autres dans le givre,

Conservateur de l’hymen du coït impur douloureux,

Hermétiques arcanes Mort sans nom dans le livre,

Elle renaît donc depuis aux printemps des amoureux.

 

                                                                                  Claudine Quertinmont D’Anderlues.

 

 

(1) qui a du goût

(2) vent froid soufflant du nord.

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