Veille
…le nénuphar étendu solitaire
Sur les eaux vives de la mer morte
Où la seiche sentiente révèle son impatience
Et la misère abyssale nuit à l’hippocampe plus royal que la violette
Pour l’oiseau supportant sur ses ailes d’acier
Un ciel métallique plus noir que la stibine
Par les chemins de falun que suivent le chagrin planté par le clou de la mémoire
Par les murs blancs noircis par les croix de la nuit
Par les rêves que le sommeil confond avec la peur
Par les humeurs pisseuses des trottoirs qu'un regard s’en émeut
Par les mensonges sortis des gueules de bois
Par les confusions sur les murs dont s’indignent le lecteur
Par la balance dégrafant son corsage pour faire estimer le contenu à son ami d’infortune
Pour les amours funambules au-dessus du gouffre de l’ennui
Pour des échanges amoureux sur un banc de fortune loin des sorties d’usine
A l’heure où rentre le mendiant gris aux mains d’argile et aux yeux qui implorent
Pour l’hermine qui se dandine sur l’asphalte luisante avec égard pour l’animal recherchant sa pitance
Par la douleur en cerne cernée par des paupières fardées à l’égyptienne
Et par les couronnes de l’aube et de l’aurore retrouvées sur les chemins lumineux qu’ouvre les étoiles noires
Et par l’étincelle crevant la dimension curieuse du ciel
Je te salue
Carnallite
Minéral dont les chiens ignorent la couleur de la parure puisque le pourpre n’est peut
Lionel M.
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