J'imagine votre main particulière,
s'aventurer sur ma peau claire, étrangère,
posée irrésistiblement sur elle ;
geste de vous à moi, unique.
Atterrissage d'un oiseau,
sur un chemin de peau,
bordé d'un velours vert ;
nos baisers ont le parfum des feuillages,
nos corps, l'immensité du Pacifique ;
Sous un ciel d'orage,
un oiseleur au loin chantonne ;
de çi de là, de blanches notes,
aériennes et chaudes tourbillonnent,
à l'instar de flocons blancs
sur l'île bleue et verte qui s'inaniment.
J'imagine tout cela,
alors que je suis assise près de vous,
dans le métro,
il est très tôt,
à la station République !
Aujourd'hui,
le soleil et la pluie
dans le ciel, sur l'asphalte, partout,
joyeusement se bécotent,
puis dans chacune des fleurs,
du square Gambetta
jusqu'à demain s'endorment.
Le printemps est en moi, en vous,
vraiment fou !
Commentaires
Je trouve aussi. Belle soirée à toi Jacqueline. Amicalement
Qu'il est bon de s'évader par l'esprit dans un lieu pas toujours charmant, le printemps est vraiment là.