Mourir chaque jour un peu
Voilà ce qu'est la Vie.
Qu'avait-il besoin ce Dieu
Moi qui n'en ai envie
M'obliger à être, à devenir.
Faut-il vraiment vivre,
Naître, souffrir, paraître
Pour finalement mourir
Et enfin disparaître
Point final de la vie.
Quand, surgissant de l'âme
Nous parvient, sans un cri
La douleur, cette infâme
Que l'on cache, à quel prix.
Cheminer avec l'ennemie.
Vivre avec ou la surmonter.
En faire soit une habitude
Ou, plus forte qu'elle la terrasser
Sur la route parfois si rude
Qui vous est imposée. QC.
Commentaires
Bonjour Claudine je viens de lire ce texte qui part le titre m'a attiré, et arrivée à la fin, je me suis, ne riez pas, je me suis sentie comprise, je me suis sentie des milliers, car je sais aussi que la douleur n'est pas que cela, quand on souffre beaucoup, le désir de mourir est présent, mais paradoxalement on se rend compte grâce à la douleur que l'on est vivant (pour certains qui l'auraient oublié, la douleur est aussi un signe que la vie nous donne afin qu'une fois rétablie nous puissions l'apprécier)
Je te souhaite un bon dimanche Claudine et te dis à très bientôt
Marie-Ange
C'est vrai ce que dit Chris, je ne connais pas beaucoup de gens qui sont passé à côté de la souffrance.
Ma mère, à la fin de sa vie, ne cessait de répéter :"Mais on est venu faire quoi ici ? Et après ? Y a-t-il quelque chose ?"
Pour des raisons très personnelles, je crois que la vie deviendra Vie. Je l'ai dit un jour à un ami agnostique car, pour lui, nous n'étions qu'un trait dans l'Univers : pfff ... Il s'est moqué.
Au décès de sa femme il m'a téléphoné de très loin pour me demander ;"Tu crois que je la reverrai un jour ?"
"Oui, bien sûr" lui ai-je répondu. Il a semblé soulagé. Il est parti lui aussi, mais je les sens toujours à mes côtés.
En attendant, comme le dit Chris, essayons de la vivre le pieux possible. Courage, le printemps est là.
En souvenir de nos parents qui nous ont appris ce courage.