Féminité de l’écriture,
blanche page lisse,
stylo qui glisse,
mains nues, de mots fauves incendiées.
Désir qui s’aventure incisif,
s’étire un peu trop loin,
de mes yeux jusqu’aux vôtres
s’émancipe.
L’entre-deux ; océan sombre.
Sensualité de l’écriture,
blanche page lisse,
stylo qui glisse,
Corps élargi, de mots rouges flambant.
Absence qui dure infinie,
d’une main à l’autre
l’échancrure de mes mots
sous vos yeux se précise,
se touche.
Fertilité des mots lorsqu’ils sont
partagés ; les livres sont des
jardins.
Donneuse de vie est l’écriture,
la poésie en est l’accent en même temps que la grâce,
que rien ni personne
n’étiole, n’efface.
Floraison éternelle,
océan clair,
un Monde.
Commentaires
Oh je suis touchée que ce poeme ne vous ait pas laissés insensibles ; mais Verlaine c'est l'altitude bien bien en dessus ! Merci infiniment Marcelle et Raymond, mais bon pour atteindre Verlaine il faut travailler, travailler et c'est très bien ainsi. Tout se mérite ; donc je le répète à nouveau travailler, s'exercer à vivre (écrire), en quelque sorte faire des gammes, et puis surtout faire preuve d'humilité car c'est l'écriture, enfin son exigence qui a toujours le dernier mot. Il faut la suivre voilà tout !!!! UN GRAND MERCI ENCORE, c'est très encourageant pour moi. Mon maître mot "exigence". Et puis il faut lire à côté, vivre le quotidien, bref continuellement jongler ! ,
Du Verlaine !! Merci
J'ai apprécié votre poème, Dominique, sa grâce, sa sensualité et sa mise en page ondoyante.
Mais je suis très malheureuse car la réponse que je vous ai faite, après votre message d'il y a quelques jours s'est perdue, malheureuse bouteille à la mer échouée sur mon blogue. Je vous propose de l'y retrouver. Je vous y parlais de Colette, de Romain Gary et des classiques russes. Faites-moi signe !