Je marche, je chemine, je m'élance
au seul rythme de l'écriture ; d'elle !
En retard auprès d'hommes, de femmes,
il m'arrive de l'être, mais auprès d'elle,
je ne puis l'être ;
ponctuelle je suis, dès que j'entends sa voix,
sa régnante mais néanmoins douce exigence.
L'écriture me donne une texture,
une consistance, une terre secrète,
une infinitude doublée de légèreté profonde.
Elle est le lit blanc de mes rires,
de mes joies, de mes sombres chagrins ;
une mère traversante,
dès lors que mes yeux s'ouvrent en grand ;
il me faut la voir absolument !
Elle me prodigue des caresses sans fin,
me fait don de particules vivantes, en un mot ;
le vie en majuscule, ses pas bleus.
NINA
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