Sur mon pull bleu-ciel
s'embrasent vos yeux immenses,
balbutie votre regard un peu perdu ;
d'eux des vers fous s'évadent,
cavalcade verte, joyeuse ;
De votre âme, un parfum point capiteux,
mais subtilement marin,
navigue jusqu'à la mienne exacerbée, saoule.
Ma peau un peu trop pâle,
de vous toute méconnue, un peu vague,
sous mon pull s'impatiente et divague ;
vos mains larges et parfaites,
l'abordent peu-à-peu,
sous la déferlante bleue,
dont l'écume est laineuse.
Murmure de ma peau alors,
rires, chants, cantiques, tout à la fois,
quand la vôtre se fait grave,
extatique brune et lisse.
Deux étrangères hier encore,
aujourd'hui bâtissent à l'unisson,
un monde extrêmement clair,
où fleurissent les maisons.
NINA
Commentaires