La douleur muette d’un corps en souffrances,
Murmure dans les yeux l’intensité du mal,
Qui ronge et le détruit, peine l’endurance,
Mais se tait dans les mots d’un état fantomal.
Murmure dans les yeux l’intensité du mal,
Quotidiens ignorés qui éveillent les nuits,
De sueurs cauchemars, calvaire au maximal,
Inondant les chairs quand sonnent les minuits.
Quotidiens ignorés qui éveillent les nuits,
Le silence se tait pour ne pas accabler,
Le rire des autres goûtant aux joies des fruits,
Cédés par la vie le temps de les dribbler*.
Le silence se tait pour ne pas accabler,
Les autres supplices blottis dans les chambres,
Réfugiés dans l’espoir de saluts à combler,
Pour un autre destin passé l’antichambre
………………….du trépas.
Les autres supplices blottis dans les chambres,
Répondant à l’écho de douleurs secrètes,
Massées dans l’esprit se lovant dans les membres,
Amaigris par l’enfer d’épreuves discrètes.
Répondant à l’écho de douleurs secrètes,
L’ambulance hurle la mort qu’elle éloigne.
Les hivers défilent dans le cœur qui s’arrête,
Fatigué de glisser sur les mâts de Cocagne .
Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.
La douleur muette d’un corps en souffrances, Murmure dans les yeux l’intensité du mal, Quotidiens ignorés qui éveillent les nuits.
Le silence se tait pour ne pas accabler, Les autres supplices blottis dans les chambres.
Répondant à l’écho de douleurs secrètes, L’ambulance hurle la mort qu’elle éloigne.
*DRIBBLER : De l'anglais dribble (« couler goutte à goutte ») et terme de football.
Commentaires
Bonsoir Khadija et merci d'être repassée me lire : j'en suis touchée. Bonne soirée et à bientôt.
je suis revenue relire ce beau poème et me délecter de ton art
Bonjour Joëlle. Merci d'être passée me lire. Oui, tu as raison, je ne sais pas rester indifférente aux malheurs de l'humanité.... humaine ou animale. Je te souhaite un très bon dimanche. Bisous, Claudine.
Bonjour Jacqueline. Comme tu as raison : il faut apprécier le présent. Il s'enfuit par la fenêtre avant même que nous l'ayons tout à fait apprécié. Bon WE à toi. :-)
Bonjour Adyne. Beaucoup de souffrances sont en effet ignorées derrière la façade des murs et des sourires. Merci d'être passée me lire et bon WE. Amicalement, Claudine.
Dur et vrai... comme le dit Adyne regarder devant n'est pas toujours réjouissant et s'en souvenir fait apprécier parfois le présent...
Bon week-end
Amicalement
Jacqueline
Beaucoup de souffrances ignorées, ce très beau poème nous dépeint notre future pas trop réjouissant!!!
Ces lignes très bien écritent doivent demander des longues heures d'écoutes.
Félicitations.
Adyne
Bonjour Khadija. Merci d'être venue me lire et d'avoir apprécié mon poème. Je te souhaite un excellent dimanche, bisous.
Un grand écrit par sa beauté qui rappelle le mal de Rimbaud par son thème et l'Harmonie du soir de Baudelaire par sa structure.
Le silence se tait pour ne pas accabler,
Les autres supplices blottis dans les chambres,
Réfugiés dans l’espoir de saluts à combler,
Pour un autre destin passé l’antichambre
………………….du trépas.
Très touchant tout cela ma chère amie, surtout la fin:
Répondant à l’écho de douleurs secrètes,
L’ambulance hurle la mort qu’elle éloigne.
Les hivers défilent dans le cœur qui s’arrête,
Fatigué de glisser sur les mâts de Cocagne .
Bonsoir Nada, Béatrice, Maria Térésa. Merci d'avoir apprécié mon poème. Je vous souhaite une très bonne soirée. Amicalement, Claudine.
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