A la Loire et à ses plantes témoins du Soleil, aux fleurs du mal condamnées par ceux qui ont le pouvoir d'outrager la terre en faisant germer le mal à proximité de la banquise
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J’aime le ciel
Qui tel l’oiseau protège de ses ailes spirituelles, la vie son unique enfant
J’aime le ciel où fleurissent les roses quand le soleil le quitte.
J’aime le ciel où vagabondent les nuages gonflés de rêves.
J’aime le ciel qui réveille à l’aurore
La nature dont la beauté se confond en étonnements sur tous les visages
J’aime le ciel
Et l’enfant de la neige
Rouge à minuit, blanche à l’aube
Avec des yeux de braises
Et des poumons en feu
Et qui crie comme rugit le lion affamé
J’aime le ciel
Qui laisse couler la lumière du soleil
Sur la terre reconnaissante et qui rêve les yeux ouverts
Regardant la lune jalouse des étoiles de la voie lactée
J’aime le ciel
Et ces mouettes rieuses brassant le vent glacial
Pour réchauffer les ruminants nonchalants
Tatoués de continents inconnus
Et j’aime la prière des chiens qu’ils adressent
A l’errante auréolée qui vagabonde dans la nuit
Et j’aime
Les chats insolents qui courent la souris
Et les petits écureuils qui comptent sur le dos des coudriers
Et les couleurs anthocyanes de l’automne
Et les jeux des marmottes dans la montagne
Qui enchantent le trèfle rouge et la gracieuse gentiane
Oui, tout ce qui est sous le ciel je l’aime
Comme ces déserts parcourus de rivières
Qui jaillissent dans nos cerveaux
Ainsi que des éclairs de lucidité
J'aime le ciel
Et tous ceux qui sont sur terre et qui n’ont que lui pour témoin
Et tous les sauvages indignes de la civilisation des conquérants
Et grave j’aime l’animal qui ressemble comme un minéral au végétal
Car le ciel, maman, il est tellement joli mème que tu n'es plus là
Lionel M.
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