Je suis allée à ta recherche,
pour te retrouver,
Là-bas,
hier et aujourd’hui tout à la fois
encore pour moi.
Le chemin roux jusqu’au bout,
Je l’ai foulé,
J’étais à bout.
Les arbres par la pluie alourdis,
avec le vent se débattaient,
hurlaient, fous.
Je suis arrivée jusqu’à ta maison,
Là-bas,
hier et aujourd’hui tout à la fois
encore pour moi.
La porte bleue et grinçante,
Je l’ai ouverte,
J’étais à bout.
Les volets sous la pluie et le vent
claquaient terriblement,
terrifiants.
Jusqu’au bout,
je me suis approchée d’un lit très blanc,
voguant pareil à un bateau,
démâté, dévoilé et nu
sur des flots invisibles,
carcéraux.
La tête me tournait,
mais une clarté édenale à l’instar d'un
châle clair m’enveloppait ;
était-ce toi ?
Là, j’ai vu, j’ai compris,
ton départ définitif ;
des traces d’absence sur le drap froid
en témoignaient.
Des bouts de soleil blêmes
y palpitaient avec peine,
perpétuels.
Souvenirs de toi.
Jusqu’au bout j’ai voulu
tout comprendre,
J’étais à bout pourtant,
mais bien debout,
toute reconstruite grâce
à lui, à nous, à la poésie.
Lumineuse, heureuse.
Maman.
Commentaires
Qu'elle beau partage ce poème , pour une maman lunineuse...
Merci Dominique pour ces émotions.