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Culture & Démocratie s'associe à PointCulture pour cette journée de colloque sur le travail d'artiste et présentera à cette occasion son Journal 37 sur le même thème.

Conférence

  • PointCulture Bruxelles
  • le 24/04 de 09h30 à 16h00 
    Entrée : 5€
  • Partenaires : Centre régional du libre examen , Culture & Démocratie , FPCEC , Guichet des Arts , Smart

ON BOUSCULE LES IDÉES REÇUES.

Peut-on imaginer une société sans artistes ? Que serait une civilisation sans le travail continu des artistes, célèbres ou inconnus ? Pourtant le « statut de l’artiste » ressemble à un sous-statut, un profil de travailleur de seconde zone, loin de la reconnaissance que l’on pourrait attendre. Comme si créer c’était s’amuser plus que travailler (vieille rengaine).

Plutôt que d’inventer un statut social contraignant et peu valorisant pour l’artiste, ne faut-il pas s’inspirer de ce qui fait la nature du travail d’artiste pour repenser les droits sociaux et la notion même de travail au sein de la société ? Afin de stimuler la créativité à tous les niveaux ?

En même temps que la Ministre de la Culture Joëlle Milquet déclare vouloir « replacer l’artiste au centre », PointCulture organise un colloque avec des chercheurs et chercheuses qui sortent la question de ses ornières philosophiques, économiques et juridiques. Et avec une table ronde réunissant des artistes de chez nous qui apporteront la chair de leurs témoignages aux épures universitaires, rappelant aussi le rôle fondamental des artistes dans la transmission des savoir-faire créatif.

AU PROGRAMME

09h30 Accueil
09h50 Introduction par PointCulture et Culture & Démocratie (présentation de sa publication consacrée au statut de l’artiste)
10H00 – 10h40 Patrick Cingolani, « Les travailleurs des industries culturelles en tension entre emploi précaire et autonomie »
10h40 – 12h00 Antonella Corsani, « Les travailleurs du spectacle en lutte contre les réformes néolibérales. Pour une autre Europe sociale? »
12h00 Interruption, collation
13H00 - 13h40 Samuel Bianchini, « Les laboratoires multipolaires »
14h00 - 14h30  SMart, « Portrait des travailleurs autonomes » (Héléna Rajabaly/SMart)
14h30 – 16h00 Table ronde « Quand l’artiste transmet sa créativité ». Marina Cox ou Jean-Luc Breur (Les ateliers de la rue Voot), Felten (photographe/animatrice), Pascale Fonteneau (écrivain), Denis Meyers (artiste). Animée par Gaëtan Vandeplas (Guichet des arts)
16h00  Conclusion

DETAILS DES RENCONTRES

  • 10H00 – 10h40 < Patrick Cingolani, « Les travailleurs des industries culturelles en tension entre emploi précaire et autonomie »

Comment, dans les nouveaux contextes des « industries culturelles et créatrices » les travailleurs sont, en raison de leur aspiration à l’autonomie et à l’expressivité, confrontés à des nouveaux régimes d’exploitation et de précarisation ? A partir de parcours et d’entretiens, on se propose de déplacer l’analyse sociologique et politique de l’emploi au travail et à l’activité. On montrera tout à la fois le potentiel alternatif de l’aspiration à l’autonomie et d’une conscience axiologique du travail mais aussi paradoxalement leurs effets délétères eu égard aux nouveaux régimes d’exploitation. On s’interrogera sur les conditions de sécurisation d’un travailleur qui aspire de plus en plus à l’autonomie dans le travail et à la réalisation dans l’activité. 

Patrick Cingolani, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot, Directeur du laboratoire de changement social et politique (LCSP) mène depuis trente ans ses recherches sur les thèmes du travail précaire, de la précarité, des marginalités et des alternatives. 


  • 10h40 – 12h00 < Antonella Corsani, «  Les travailleurs du spectacle en lutte contre les réformes néolibérales. Pour une autre Europe sociale? »

En 2003, en France, une réforme mettait fin au régime de l'assurance chômage des intermittents du spectacle, tel qu'il était depuis 1979 un régime à même de garantir la continuité du revenu et des droits sociaux en situation de discontinuité de l'emploi. Paradoxalement, les réformateurs affichaient comme objectif la réduction du déficit des caisses d'assurances chômage, un surcoût financier était engendré par la réforme et cela au prix de la précarisation des conditions d'existence de bon nombre d'intermittents du spectacle. Dans une première partie de mon exposé je propose une explication de ce paradoxe en situant cette réforme dans le contexte national (projet de « refondation sociale » française) et européen.  Mobilisé contre cette réforme et celles qui se sont succédées en 2006 et en 2014, le mouvement des intermittents du spectacle en lutte a élaboré une contre-proposition, le ainsi dit « Nouveau Modèle ». A la conception individualiste de la protection sociale d'inspiration néo-libérale, le Nouveau Modèle oppose une logique mutualiste, comme je l'argumenterai dans la deuxième partie de mon exposé.  Finalement, les coordinations des intermittents en lutte ont posé, depuis douze ans, une question majeure : quelle conception du social et quelle société voulons-nous?

Antonella Corsani est socio-économiste du travail. Enseignant-chercheur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle enseigne à l'Institut de Sciences Sociales du Travail et est membre du laboratoire de recherche IDHES UMR 8533. 


  • 13H00 - 13h40 < Samuel Bianchini, « Les laboratoires multipolaires »

La création et l’innovation sont plus que jamais des vecteurs stratégiques de développement pour l’industrie et pour les industries culturelles et multimédias en particulier. Articuler “Recherche et Création”, intuition artistique et rigueur scientifique offre un modèle aussi original que pertinent pour l’innovation, certes, mais aussi pour repenser l'économie et le travail de l'art au regard du seul marché. Ancrée dans la pratique, pour la pratique et par la pratique, la recherche en art peut être focalisée sur diverses formes d'instrumentation. Militant pour le développement d'une recherche organologique en art, et plus précisément d'une organogenèse, Samuel Bianchini présentera les conséquences que celle-ci pourrait avoir sur l'économie de l'art et les nouvelles formes d'organisation et de valorisation du travail artistique.

Samuel Bianchini est enseignant-chercheur (Maître de conférences en Arts et Sciences de l'art) à l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs où il dirige le programme de recherche Reflective Interaction (DiiP/EnsadLab) sur les dispositifs interactifs et performatifs. 


  • 14h00 - 14h30 <  SMART « Portrait des travailleurs autonomes »

L’activité principale de SMart est d’accompagner des travailleurs autonomes, notamment issus du secteur créatif, à développer leur propre activité dans un cadre sécurisé. En 15 ans, plus de 60.000 personnes se sont inscrites aux services de SMart. Cette intervention présentera quelques données chiffrées sur ces artistes, travailleurs des métiers de la création et travailleurs autonomes au sens large, qui travaillent chaque année via SMart : nous dresserons leur profil socio-économique, ainsi que celui de leurs donneurs d’ordre et des prestations effectuées.

Héléna Rajabaly est chargée de recherche au bureau d’études de SMart et depuis 2013 également coordinatrice du service. Elle participe à des études socio-économiques sur l’organisation du travail dans le secteur artistique et les métiers de la création.


  • 14h30 – 16h00 < Table ronde « Quand l’artiste transmet sa créativité ». Marina Cox ou Jean-Luc Breur (Les ateliers de la rue Voot), Felten (photographe/animatrice), Pascale Fonteneau (écrivain), Denis Meyers (artiste). Animée par Gaëtan Vandeplas (Guichet des arts)

Des artistes s’engagent dans une activité de transmission de leur créativité selon des formes d’activité relevant du socioculturel. Cela permet en outre d’améliorer leurs revenus proprement artistiques. Mais, cet engagement socioculturel, peut porter préjudice à leur « statut d’artiste »…Témoignages  et débats.

  1. Jean-Luc Breuer, directeur-coordinateur depuis 1999 du Centre d’Expression et de Créativité « Les Ateliers de la rue Voot» à Bruxelles. Pour lui, l’artiste a un rôle crucial et essentiel dans le développement d’une société contemporaine et démocrate qui ne se limite pas à un rôle symbolique. 
  2. Marina Cox est attachée à constater que les préoccupations et les comportements sont universels, et range sa démarche dans le champ du documentaire. Animatrice-artiste au sein des ateliers de la Rue Voot, Marina Cox en prend la co-direction avec Jean-Luc Breuer dès cette année et défend le rôle à la fois symbolique mais également économique de l’artiste au sein de notre société. 
  3. Felten. Animatrice et photographe depuis 1975, elle crée avec d’autres le groupe “Instant” et la galerie Trompe l’œil à Bruxelles, ville où elle continue d’enseigner la photographie. 
  4. Pascale Fonteneau est chargée de la coordination générale à Indications, association dont l’objet est le développement de l’esprit critique par la pratique des Arts. Elle est aussi auteur, de pièces radiophoniques, de nouvelles et d’une quinzaine de romans qui ne parlent que d’une chose : de nous. 
  5. A Bruxelles ou ailleurs, avez-vous déjà aperçu des stickers, peintures ou fresques représentant des visages stylisés avec une touche bien personnelle… Cette touche, c’est celle de Denis Meyers, artiste typographe qui prend un réel plaisir à égayer la ville et tous les endroits qu’il effleure sur son passage. Denis Meyers a étudié le design graphique et la typographie à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles.

 

Inscriptions : bxlcentre@pointculture.be ou 02 737 19 60

Quand ? Le vendredi 24 avril 2015, de 09h30 à 16h00.
Où ? PointCulture Bruxelles. Rue Royale 145, 1000 Bruxelles.
Prix ? 5€ par participant.
Inscriptions au 02/737.19.60. ou viabxlcentre@pointculture.be

Organisation : PointCulture.
Partenaires : Centre régional du libre examen, Culture & DémocratieFPCECGuichet des ArtsSmart.

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