Arts et Lettres

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Tu ne tueras point!
C'est le cinquième commandement. Mais qui à écrit ...les Écritures

Qui à écrit les Écritures, sous la dictée de qui, et pourquoi tant de mystères sur l'origine de l'invisible qui dirige les prières des ayants droit de croire?

Les Dieux réclameraient-ils le sang des hommes pour asseoir leurs puissances, et si cela est ou a été le cas, dans quelles Écritures peut-on lire clairement: Si tu m'aimes, moi ton Dieu, tu dois tuer pour moi!

Je dis "lire clairement" car dans beaucoup d’Écritures, toutes religions confondues, les homélies ou autres versets sont souvent rédigés de façon à être interprétés sur plusieurs échelles de valeurs. Un texte littéraire clair, ne peut pas être à double sens ou alors il est volontairement ou inconsciemment conçu pour perturber, influencer ou diriger les « écoutants et entendants » vers l’approbation, voulue ou non, d’une doctrine sectaire. En fait, n’y a t-il pas endoctrinement quand on impose un rituel répétitif par le geste et par la parole ? Certains diront qu’il n’y a que les « esprits faibles » qui se laissent influencer, et d’autres diront que c’est la foi ou la croyance en ces Écritures qui rend les fidèles attentifs. Pourtant tous ces textes sacrés, du Coran à la Bible en passant par toutes les autres ethnies, sont, si l’on veut bien entrer dans le vécu du livre, faciles à lire et souvent extraordinairement riches en émotions ressenties, lors de l'absorption intellectuelle des pages.

Les Dieux sont imaginairement conçus dans le cœur des femmes et des hommes, pour assurer leur protection et les diriger dans le droit chemin. Pourtant ces mêmes femmes et hommes se réfugient souvent derrière des phrases à double sens, et par cette confusion ou incertitude, massacrent leurs semblables ou imposent des lois dégradantes pour l'intelligence humaine que nous sommes pourtant censés représenter sur cette planète ! Et dans ces lois ou préceptes, il faut admettre que c’est toujours les femmes qui ont le vilain rôle ou qui sont les « oubliées » de l’histoire. Ne citons qu’en exemple l’absence féminine depuis deux mille ans à la tête de la Chrétienté ou dans un passé plus récent, l’entrée interdite dans …les écoles pour les femmes afghanes, pour ne citer que ces deux exemples non représentatifs des centaines de tabous entourant notre compagne. La volonté dominatrice de l’homme et son refus légendaire à partager ses pouvoirs et droit d’Amour, n’a pourtant rien de glorifiant au regard de l’histoire de nos passés historiques, récents ou non. L’homme écrit les lois, principalement à son avantage, l’homme déclare les guerres, mais se sert des femmes pour soigner les blessés.

Tous les écrits, quels qu’ils soient, ainsi que les théories sur la présence d'un Dieu qui serait plus fort et meilleur qu'un autre, n'ont toujours servi qu'à déchirer les peuples et à les diviser. Les Égyptiens croyaient en un Dieu soleil, et autres divinités serpentines ou à tête de chacal. Les Chrétiens ne voient que par et avec Jésus, pendant que les Vikings invoquaient Odin, et au nom d'Allah on coupe encore aujourd'hui la main de celui qui a volé un pain. Dans les Écritures on dit: le Dieu des Chrétiens est amour, mais au nom de cet amour, les conquistadors espagnols ont massacré le peuple inca, tandis que les bons inquisiteurs torturaient et soumettaient à la question des hommes et des femmes sous la croix du Christ, et en toute impunité puisqu'ils s'en étaient octroyés le droit.

Même si l’humanité toute entière part à la recherche du Graal, elle ne le trouvera jamais sur cette terre, pas plus que la pierre philosophale. Gardons l'espoir qu'un seul de nos atomes soit synonyme d'amour et gardons-nous d’obéir sans comprendre, de boire sans soif et de copier son voisin pour être aussi bien ou mieux que lui.

Comme de l’individualisme né la créativité, le regroupement entraîne des modifications morphologiques et éthologiques, provoquées par la proximité de plusieurs individus de la même espèce dans un espace restreint.


Pourtant comme l’intellect humain est composé de noir et de blanc, de gauche et de droite, de force centripète et centrifuge, de pôle négatif et positif, en bref de tout et son contraire, quand j'entre dans une église, une mosquée ou tout autre lieu de culte, une impression d'apaisement s'impose en moi. Comme si ce petit bout de terre où je venais de poser mes pieds et mon regard m'imposait le silence et la réflexion !

Magie des lieux ? Magie des hommes ? Ou respect de la croyance des autres ? Tous les endroits où l’humain se réfugie pour entrer en communion avec lui-même, est empreint de sérénité et de calme! Pourquoi quand on entre dans un de ces lieux, on ne parle plus mais on chuchote. Pourquoi les enfants ont le droit de hurler sans obéir dehors, et à la première remontrance se taisent à l’intérieur d’un de ces endroits que l’on dit « bénie des Dieux » !


Endroits bénie des Dieux… Pas tous hélas car sur les murs de ma ville « fleurissaient » encore il y a peu d'années, la photo en noir et blanc de deux enfants se tenant par le cou, Deux petits cousins par alliance, en blouse et culotte courte dont les yeux interrogateurs semblaient dire au photographe : C’est notre dernier printemps. Un matin la barbarie des hommes a une fois de plus démontré son omniprésence, et ces deux enfants sont morts ce jour de juin 1944 dans une église du Limousin parmi les cris d’agonie de leurs camarades d’école et de leurs Mamans.

Alors que la magie des mots et la magie des lieux semblent pouvoir s’appliquer dans un texte positif, cette magie n’opère plus dans un lieu Saint, souillé par l’homme appliquant systématiquement une violence gratuite et sans nom pour en qualifier l’horreur.

Ce jour-là les Dieux devaient refaire le monde… en tournant le dos.

Pendant plus de trente ans un panneau routier est resté fiché en terre à l’entrée d’Oradour sur Glane, il n’y avait qu’un mot : REMEMBER. Ce panneau en bois est encore aujourd'hui gravé au plus profond de ma mémoire,

REMEMBER ! Souviens-toi ! C’est ce que semblent nous dire les Écritures au cinquième commandement dans la religion catholique : Tu ne tueras point.


Alors ! L’écriture est-elle au service de l’homme, ou l’homme est-il au service des Écritures ?


Il n’empêche qu’une petite église ou tout autre lieu de culte, au fond d’un village paisible, c’est le bonheur des Dieux même si l’on n’y croit pas, et …C’est justement ce qui est inexplicable. 

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Commentaire de Liliane Magotte le 16 mai 2016 à 11:02

Très belle réflexion, qui m'interpelle.

Ces lieux de culte ou anciens lieux de prière chargés d'histoire provoquent , c'est certain, une fascination irrépressible, mais pourquoi ?

C'est magique.

C'est peut-être aussi que nous avons besoin de Sacré, de magie, que nous nous réfugions dans le céleste dans l'irrationnel, pris comme nous le sommes dans la modernité où seul l'argent est roi.

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 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

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UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

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QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

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L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

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