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Si J’ai découvert « L’échelle des Zagoria » édité par Académia c’est un peu par hasard.  Certes, un exemplaire presse m’avait été envoyé par la maison d’édition, mais tout de même, d’autres ouvrages attendaient ma lecture et malheureusement, mes journées ne font pas éternelles.  C’est donc dans la précipitation, parce qu’il y avait un avion à prendre, que j'étais en retard, que j’ai saisi le premier livre en attente.  Somme toute, le destin faisant bien son travail, j’ai abordé l’écriture de Marie-Bernadette Mars avec ce petit chatouillement au ventre, ce qui ne trompe jamais, car par ce signal,  on devine que ce livre mérite d’être compagnon précieux.

« L’échelle des Zagoria » par la qualité d’écriture est une sorte d’ensorcèlement et probablement la preuve que la solidarité intergénérationnelle est une source dans laquelle on peut trouver le plus tendre des trésors.  Une histoire d’amour, de tendresse, de respect certainement.  Ce livre allait m’aspirer au point que j’en oublierai de compter le temps et qu’une hôtesse me rappela à l’ordre en diffusant mon nom pour un dernier appel. Je me suis précipité avant que ne se ferme le comptoir d’embarquement.  Cette distraction me fit sourire, elle se mariait à merveille aux premiers chapitres.

Ainsi, sous l’ombre de l’oubli se met en place une quête de souvenirs ancestraux.  Le récit nous place en témoin, témoin d’une petite fille entourant sa grand-mère avec toute la tendresse qu’il est possible d’offrir lorsque la maladie transforme les souvenirs, change le caractère et use la patience.  Comme un spectacle triste qui panache les textes, se dévoile une copie du vivant, une copie qui ne porte pourtant plus les parfums d’autan.

Le roman de Marie-Bernadette Mars nous offre une sorte d’initiation...

« L’échelle des Zagoria »  est un livre que l’on déguste avec les yeux, le nez et toutes les perceptions.  Les femmes sont au cœur de la narration et pour cause, Marie-Bernadette Mars est, semble-t-il, sensible à la condition de la femme à travers les lieux et les époques.  Je vous avoue que ce roman mérite que l’on arrête le temps.  Lire et s’arrêter de lire,  poser de temps en temps les yeux sur la ligne d’horizon afin d’affronter mille et une questions sur ce que pourraient être les relations humaines.  Ah qu’il serait heureux de vivre si l’on possédait le courage de tourner nos priorités vers ceux qui nous ont élevés.  Et puis, il y a l’accueil, les portes ouvertes, le respect de l’autre…  Voilà, je ne vais pas plus loin, je vous laisse à cette découverte, une oasis posée là, sans faire de bruit mais dans laquelle coule une eau si fraîche qu’on la déguste en signe d’oraison.

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Commentaire de Philippe De Riemaecker Lord. le 26 juillet 2019 à 14:32

Yes, it's

Commentaire de Gilbert Jacqueline le 26 juillet 2019 à 14:20

Une oasis par cette chaleur! cela fait envie...

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