CYCLAMEN
A Eugène Bizeau
un jour quand le parfum de la vigne enivre
C’est une belle journée d'automne l'été malicieux s’est retiré sur les chemins de faluns
Y plantant son sceptre joyeux à la lisière des bois parfumée par le sureau et l’acacia aux corymbes généreuses
C’est un jour d'octobre et du coteau descendent les odeurs enivrantes de la vigne en toilette blanche comme celle de la glycine voisine des roses trémières
Les cloches de l'église carillonnent les hirondelles reprennent le chemin d'un retour ensoleillé l'ombre du tilleul en chagrin remplace celle de l'orme
Anneau de zirconium et serment sacré sarment de joie et poème d'anarchie au pied du messie et sourires d'enfants
Musique pétillante robe ambrée satin en bouche langue onctueuse cuisse élancée et seins fermes
Élan dans la nuit éclair dans l'obscurité lumière filantes le château pétille et les orgues retentissent dans tes yeux constellés d'étoiles inconnues
Nuit de vignes nuit d'ivresse nuit de nigelles à l'époque des lits de cyclamen
Cyclamen à l’amour inquiet gardien de la paix et gardien de l’amour des mois d’octobre quand les croix de bois sont des ceps fertiles
GUERRE À LA GUERRE
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