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ERIK MORVAN / VARIATIONS PROPHETIQUES SUR LE CINETISME

            ERIK MORVAN : VARIATIONS PROPHETIQUES SUR LE CINETISME

Du 30-11 au 30-12-18, l’ESPACE ART GALLERY (Rue de Laeken, 83, Bruxelles 1000) a organisé une exposition consacrée au peintre français Monsieur ERIK MORVAN, intitulée : VIRUS URBAIN.

La caractéristique majeure d’ERIK MORVAN consiste essentiellement dans le fait d’avoir créé une œuvre très pensée, presque « intellectuelle » dans le sens le plus noble du terme, en ce sens qu’elle est basée sur une réflexion sur l’Homme et sa destinée, axée sur la ville en tant qu’hypostase d’une planète, ravagée par les outrages d’une humanité ayant perdu toute forme sacrée de respect ancestral.

ELOGE DE LA PREMIERE ECRITURE

PENSEE VERTICALE (64 x 73 cm – huile sur toile – 1984)

A’ partir d’une structure démembrée, la verticalité s’affirme par les mains jointes en prière vers le haut. S’agit-il d’une pensée ou d’une prière? A’ cette question, l’artiste répond, derechef, qu’il s’agit d’une pensée. Mais il est des moments où prière et pensée se confondent dans un même élan. Notons que plastiquement, les mains dépassent la montagne en hauteur. Prière ou pensée, l’artiste aborde le mysticisme par la voie royale, celle de l’accès à l’indicible : la présence des mains jointes. Celles-ci représentent la stylisation symbolique d’une union, unissant dans le même élan, l’image de la pyramide et de la montagne dans le mariage mystique entre le chtonien et l’ouranien. Une fusion entre le monde terrestre des hommes et l’univers céleste des dieux dans les mythologies proche-orientales. Les membres disloqués font partie intégrante du paysage. Ils se fondent dans l’arrière-plan, jusqu’à toucher le ciel. Le chromatisme est uniforme, essentiellement composé de blanc et de bleu-clair (en dégradés).

L’ECHIQUIER (65 x 80 cm – huile sur toile - 2003)

Nous nous trouvons ici à la frontière avec un surréalisme « décadent », en ce sens qu’il accuse une étape « décadente » de l’humanité. Cela se voit, notamment, par quelques éléments en totale déliquescence, tels que l’escalier en colimaçon se terminant en pointe, rappelant les montres molles de la PERSISTANCE DE LA MÉMOIRE peint par Dali’ (1931) ainsi que les bords de l’échiquier, rongés par la décrépitude. Dans le bas de la composition, l’on remarque une horde humaine que l’artiste qualifie de « tribu ». Il s’agit de l’humanité plongée dans sa décadence actuelle et vouée à une (potentielle) destruction.

Bien que le style appartienne à l’artiste, les influences surréalistes propres à Dali’, telles que le bleu de la mer sont manifestes. Par contre, le buste à tête humaine, placé à l’extrémité de l’échiquier, à une forte connotation métaphysique. Il suffit de penser à Giorgio de Chirico. Il s’agit donc d’une œuvre animée à la fois par une dimension surréaliste et métaphysique.

INSTANTS D’ETERNITE (87 x 87 cm – huile sur toile - 2009)

est une œuvre essentiellement intellectuelle. Elle présente la caractéristique affirmant l’identité de l’artiste : le décodage visuel. Par « décodage » nous entendons le rapport entre l’œuvre et l’œil du visiteur, lequel se laisse doucement apprivoiser pour permettre à l’œuvre de se révéler. Trois bateaux se profilent  dans un mariage entre entrelacs et chromatisme : les traits noirs se révèlent en s’unissant aux ondulations, mettant en exergue la couleur blanche faisant fonction de volume. Le tout se structurant sur une vue plongeante, à partir du haut à droite.

VERTIGE PYTHAGORICIEN (100 x 80 cm – huile sur toile – 1998)

Cette œuvre présente également la même dimension intellectuelle, en ce sens qu’elle est basée sur l’opposition entre deux univers exprimée par deux couleurs antagonistes : le noir (vers le bas) et le blanc (vers le haut). Le vertige se concrétise dans cette sphère en feu, située dans une zone d’intersection, au centre de l’œuvre.

ELOGE DE LA DEUXIEME ECRITURE

Une deuxième écriture se profile. Une écriture sur la corde raide entre peinture et bande dessinée.

Cette étape trouve son assise dans un cinétisme basé sur les différentes composantes de l’œuvre, se distillant à l’œil, goutte à goutte.

LE BAISER (42 x 30 cm – encre de Chine, acrylique, dorure à l’huile - 2018)

Les bouches, à peine unies dans le baiser, séparent la composition en deux parties. Leur visage est soutenu par une tortue stylisée, laquelle repose sur un masque primitif, tout aussi stylisé. L’ensemble est soutenu par la carapace d’une tortue. Le chromatisme, très simple (issu de sa production picturale antérieure), renforce le cinétisme décrit plus haut. Les attributs décoratifs entourant l’œil de la femme (à droite) sont réalisés avec de la dorure à l’huile. Le nez du personnage masculin (à gauche) prenant naissance à partir du front est issu de la statuaire grecque classique.

LA MACHINE HUMAINE (42 x 30 cm – encre de Chine, acrylique, dorure à l’huile - 2015) participe toujours du même cinétisme

Le visage de l’homme-machine est séparé en deux parties. Deux zones chromatiques antagonistes (noire à droite – bleue à gauche) accentuent cette séparation. Des pièces de machinerie structurent la composition sur les deux côtés, vers le haut.

REGARD DE PROTECTION (42 x 30 cm – encre de Chine, acrylique, dorure à l’huile - 2017)

Un élément se retrouve par rapport à la production antérieure, à savoir la horde humaine (cfr. L’ECHIQUIER), toujours placée vers le bas. Cette fois, elle se situe au-delà de l’avant-plan.

L’artiste pense continuer dans cette production extrêmement dynamique, alternant peinture et bande dessinée. Des éléments tels que de hautes tours sphériques témoignent de sa formation d’architecte et lorsqu’on lui demande s’il se sent plus architecte ou peintre, il évoque une grande vérité, à savoir qu’à la Renaissance bien des peintres occupaient également la fonction d’architecte.

Lorsque nous évoquons l’ « intellectualisme » de l’artiste, nous l’entendons en ce sens que chacun de ses dessins est le fruit d’une grande macération cérébrale. Parmi les rencontres qui ont parsemé sa vie, celle avec l’urbaniste et philosophe Paul Virilio (1932-2018) a été décisive, dans le sens que ce dernier lui a inculqué l’idée de ne jamais jeter son dessin sur la toile en attendant que quelque chose se déclenche par la suite. Mais bien de penser son dessin. De le préméditer face au discours pictural à tenir. Son intellectualisme se manifeste, une fois encore, en travaillant toujours à partir d’un « storyboard » avant de commencer son dessin. Il débute par une mise en place de chaque composante du tableau pour assurer la dynamique nécessaire à la vitalité de l’ensemble. Reçu septième sur mille huit-cent élèves à l’école artistique Met De Penningen (Paris), il s’est orienté vers les arts décoratifs, en plus de sa formation d’architecte obtenue à l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris. Sa technique est principalement basée sur la dorure à l’huile, l’acrylique, l’encre de Chine.

ERIK MORVAN, en se concentrant sur la « polis », la ville, redonne à celle-ci son identité ainsi que sa mission « politique ». La ville, en tant que microcosme de la planète dans ses outrages, interrogations et malheurs, fait de sorte que l’artiste remplisse son devoir humain. Son devoir de « prophète » à travers un cinétisme qui remet l’Homme au centre de la chose humaine et politique. Cela a été, de tout temps, la marque indélébile du véritable artiste.

François L. Speranza.

 

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N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. 

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Robert Paul, éditeur responsable 

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       Photos de l'exposition de l'artiste ERIK MORVAN à l'ESPACE ART GALLERY      

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