Arts et Lettres

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Antoine, vous parlez trop !

Cette phrase raisonne encore comme un gong Tibétain, et se répercute en écho, mélangé à un effet boomerang qui fait revenir le son vers son envoyeur et repart en écho... à l'infini.

Cette courte phrase pourtant anodine, celui qui l'a prononcé est un « médecin de l'âme », l'effet papillon, comme dit la chanson. Il n'y a pas de hasard.

Antoine « sortait » d'un rude combat contre un géant, que l'on baptise en ce siècle des fausses lumières du nom pompeux de « multi-nationale ». Si David et Goliath n'avaient pas été écrit, l'occasion eu été trop belle pour ne pas nommer ainsi cette décision instinctive, qui avait monopolisé un moment la vie d'Antoine, vers ce combat perdu d'avance pour la multitude des sceptiques et des « y'a qu'a faut qu'on » qui peuple la planète. La suite leur donna tort car Goliath mis un genou en terre. Mais, n'est pas homme public médiatisé qui veut, et après la tension de ces quelques mois, Antoine se retrouva devant le « médecin de l'âme » pour l'aider à refaire surface, et c'est ce dernier qui prononça cette courte phrase ; Antoine vous parlez trop !

Alors, comme ce n'était pas le moment propice pour prononcer ces mots, et, comme une porte qui se ferme, Antoine se souda comme une huître et ne participa plus aux discussions lors des repas de famille ou entre amis ; Oh bien entendu il ne restait pas muet comme une carpe, mais distant, se contentant de faire quelques jeux de mots, ou racontant une blague à deux sous afin de marquer malgré tout son territoire. Mais de discussions engagées, peu importe le sujet, jamais, ou à dose homéopathique. Puis vint un autre jour. Un jour peut-être encore plus gris que celui du « médecin de l'âme. »

  • Antoine, tu écris trop !

Cette fois, ce n'est plus la parole qui était mis en cause, mais les écrits. Comme Antoine ne devait pas trop parler, il ne dit rien, avala la sentence et attendit en retrait la suite de la discussion. D'après le jugement qui s'effectuait autour de la table ronde (ou presque), Antoine écrivait trop, et parfois ça dérangeait. Alors que ceux qui le montraient du doigt, se vantaient de ne jamais faire de commentaires sur les "rézosocio" englués dans  le monde subtil dans lequel notre civilisation se meure doucement.

Et la discussion repris.

  • Moi je n'écris pas car j'ai peur sur internet, et j'ai raison, mais toi Antoine,  tu écris trop !

Il est vrai que si on repense aux Charlies, trop écrire ou trop dessiner peut parfois être néfaste, mais est-ce une raison suffisante, pour ne pas donner son avis, quitte à choquer les détracteurs ? Cette phrase ne sera pas appréciée,.. Antoine écrit trop !

Alors, par bravade, il continua à écrire.

Il sait qu'en face (chacun isolé devant son écran plat) il va obligatoirement y avoir deux camps, les uns pour, et les autres ! Mais n'est-ce pas le but de notre présence sur cette terre ? Engager une discussion qui ne plaise pas à tout le monde, mais qui permettrait à une multitude d'échanger des avis ? Ne serait-ce pas de ces avis contraires que jaillit bien souvent une solution intermédiaire ? Mais là, Antoine a perdu d'avance, il a retenu la leçon ce soir, il parle trop, donc il se tait.

A contrario, le manque d'écritures ne laisse t-il pas la place à celles et ceux qui veulent diriger NOS vies, et qui eux, écrivent, parlent, jacassent et nous gavent d'images . Antoine restait convaincu que le mot « Partagez » ne se résume pas à appuyer stupidement sur une touche.

Antoine s'il ne pouvait pas trop parler, pensa, j'écrirai demain !

  • Oyez oyez braves gens, écoutez et lisez la plaidoirie d'un scribe ordinaire !

    Vous êtes vous, et je suis moi.

    Avec en moins le petit bout d'Antoine que le « médecin de l'âme » a définitivement cassé, mais ça, c'est peut-être en définitive une bonne chose. Blocage psychique ou mémoire consciente/inconsciente, je ne sais pas ? En tous cas une volonté personnelle depuis bien des années, de ne plus participer à des discussions stériles devant une magnifique assiette de victuailles, artistiquement ou pas, présentées dans une assiette blanche, posée devant un vieux gobelet en étain, ou attend sagement le sang de la vigne.

    Mais ça... c'est une autre histoire. J'ai bien aimé Le Pape des escargot d'Henri Vincenot, je vous conseille cette lecture, elle est enrichissante pour qui sait lire entre les lignes.

In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti, disait La Gazette, le Druide dans Le Pape des escargots.

Blasphème !  Un Druide prononçant des phrases de l'évangile en latin ! ! !

Ça vous donne envie de le lire ?

Ha oui, c'est vrai, j'écris trop !

Tant pis c'est MON, partage ! C'est plus long que d'appuyer sur une touche !

Allez en paix, soleil au cœur. Oublions le langage « chacal » il n'est que critiques, noirceur et négatif. Parlons plutôt le langage de la girafe, il a le mérite (vu son long cou) de voir plus loin, de voir plus haut, ce qui lui permet, à la girafe, voyant les coups venir de s'écarter du troupeau.

Antoine, vous parlez trop !

https://www.amazon.fr/pape-escargots-Henri-Vincenot/dp/2070374742

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