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Publications de Liliane Magotte (264)

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Sempé (1932-2022)

Le vrai bonheur des joies simples.

Paula ouvrit la fenêtre.

L’air frais entra dans la pièce, lui caressant le visage, amenant avec lui le subtil parfum des roses qu’elle avait achetées et choisies avec minutie, mais en regardant celles qui étaient en promotion et qui l’attiraient par leur parfum et leur beauté. C’était…son petit moment de bonheur.

Dans cette ville, l’ensemble des immeubles rendait les rues sinistres. Les rayons du soleil ne franchissaient ce lieu, tout y était triste, désolant, démoralisant, pas de promeneurs, ni d’enfants y jouant, le silence était accablant. Des fumées nauséabondes sortaient des cheminées et des pots d’échappement.  Personne ne s’attardait dans cet endroit malsain, tous pressaient le pas pour renter. Pourtant la vie était présente. 

Le supermarché tout proche était pour Paula un lieu clair, lumineux et plein de vie. Le rayon des légumes, regorgeant de marchandises, ressemblait à un arc- en- ciel aux couleurs attirantes. Elle se dirigeait vers le rayon des vins, où, dans des caisses de bois clairs, reposant sur de la paille comme dans une crèche, des vins millésimés trônaient. A leurs côtés, les vins rouges, blancs et rosés étaient alignés comme à la parade. Des vins provenant de domaines, châteaux et autres régions, elle s’y voyait en rêve, se promenant dans les vignes. Tout en flânant, elle cherchait à accrocher du regard des clients pressés de rentrer après le travail. Ils déambulaient, hagards, certains, leur papier de courses à la main,  penchés sur le chariot, contrôlant s’ils avaient tous les articles inscrits. Absorbés par leurs occupations, ils ne voyaient pas Paula. Elle se sentait seule, au milieu de cette grouillante agitation. Aussi, instinctivement, elle se réfugiait dans son secteur préféré, la jardinerie. 

A la jardinerie, Paula dénichait souvent, tantôt une petite plante qui fleurirait plus tard, tantôt un arbuste orgueilleux, de fière allure, quand ce n’était pas une grenouille en céramique ou un nichoir joliment décoré.

En effet, Paula avait son secret: son jardinet. Tout y était placé avec goût, harmonie et formait un panel de couleurs se côtoyant, donnant un spectacle féérique. Au printemps, une multitude d’oiseaux se prélassait dans une vasque bleu azur, prenait son bain et chantait ses plus belles mélodies.

Paula était toujours radieuse et en extase devant toute cette splendeur, qui lui procurait un bonheur indéfinissable, c’était un moment magique. Lorsque le soleil trouvait le chemin de cet écrin protégé, Paula tombait sous le charme de cette luminosité chatoyante. Elle était en symbiose avec son petit coin de paradis. Pourtant, quelques années auparavant, elle aurait pu déménager vers de vertes contrées ! Des promoteurs proposaient une belle somme pour sa maison. Rasée, elle aurait été absorbée par un glauque univers de béton. Paula avait vaillamment résisté, préférant vivre entre les murs qui avaient vu naître ses ancêtres. Ses souvenirs ici gravés, les gloutons étaient restés sur leur faim.

Hors du temps, loin du monde, dans sa bulle de bonheur, au cœur de la grande ville, Paula, chaque jour, après un petit déjeuner rapidement expédié, se précipitait pour ouvrir la porte donnant sur le jardinet et, descendant les quelques marches, s’évadait, profitant des rayons du soleil éclaboussant de lumière son minuscule espace de vie. Heureuse d’être là, les bras levés, remerciant le ciel d’avoir ce vrai bonheur offert par ce lieu privilégié.

Le vrai bonheur des joies simples.

Ecriture à 7 mains, au départ d’un texte de Liliane Magotte, sur une illustration de Jean-Jacques Sempé.

Atelier d'écriture de la Seigneurie. ASBL Sensation Art, Verviers.  

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Beaucoup écrivent...

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Beaucoup écrivent, en cette fin d'année, qu'ils n'aiment pas les fêtes...
Je les aime toutes. Tous les prétextes sont bons pour faire sauter les bouchons, pour déguster un bon mets, partager une joie, se réjouir d'un bel événement, prendre ceux que j'aime dans mes bras, ma famille, mes amis, mes connaissances, et avant, mes élèves ; j'aime célébrer l'amitié, l'amour, et à Noël, perpétuer une tradition ancestrale, celle de notre culture, au réveillon de Nouvel An, enterrer les moments difficiles et rêver aux bons moments à venir, fêter un anniversaire de plus, car c'est cela vivre, bref, aimer, rire , danser, et être vivante et entourée.
Au Moyen-Age, on faisait le fête 100 fois l'année, paraît-il.
Ils avaient tout compris.
Bon réveillon à tous, je vous souhaite les meilleures choses pour cette nouvelle année qui frappe à notre porte. Accueillons-la comme une nouvelle chance ❤
Liliane
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administrateur partenariats

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Pas-à-pas je cueille
les plus faibles chants de vie
les mots qui passent
les morceaux heureux du jour
sans aucune certitude

martine rouhart

Step by step
I gather
The faintest life songs
The wandering words
The happy lumps of the day
With absolutely
No certainty

Deashelle

Les partenariats

Arts 
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Lettres

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Les mains de ma mère

Elles avaient raclé les miettes sur les tables,

grapillé le charbon au flanc des terrils,

ramassé branches et planches  pour allumer un feu de pauvre.

Mordues par la vie, elles restaient pourtant des mains d'enfant

qui habillaient des poupées imaginaires

et dessinaient des soleils sur des bouts de carton.

Entre la lessive et le devoir d'écolière, 

elles avaient gratté d'irréelles guitares

où leur âme se fendait en notes secrètes

Entre leurs gerçures,

elles avaient étouffé des colères de rebelle

et, mouillées de larmes, s'en étaient allées cueillir la fleur rare,

éclatée d'une graine aventureuse entre deux pavés.

Captives dans un atelier et tirant l'aiguille,

elles semblaient sur les taffetas, satins, broderies,

deux papillons voletant de corolle à corolle.

Du lot des meurtrissures, elles émergeaient aériennes

comme si leur vocation était d'apprivoiser les tourterelles. 

Un jour d'amour, elles déposèrent leurs fines nervures

dans les poignes d'un ouvrier.

Les unes et les autres avaient de longues racines

gorgées de la houille du Sud et des sables du Nord.


Elles se nouèrent au temps des primevères,

dans le souvenir commun du pain noir. 

Quand elles caressèrent mon premier battement de paupières

je reçus leur grâce au plus profond de ma chair.


Quand elles m'apprirent à cueillir un myosotis

ce fut pour le piquer dans mon coeur, que vivant

il y demeure à travers doutes et trébuchements.

Du langage des mains, elles me montrèrent tous les signes,

puissants et délicats.

La tendre pression d'amour et la forte pression d'espoir,

le signe de l'adieu et celui du baiser,

les mains qui prient, s'offrent, maudissent, et le signe dur

du poing fermé pour la lutte finale,

les mains sur les yeux écrasant les larmes,

celles se frappant l'une l'autre dans l'enthousiasme,

et celles qui se creusent en coupe pour recevoir l'ondée,

ou s'écartent en croix ou dressent le flambeau,

tous ces signes, enfin, qui fusent du coeur...

Les mains, les siennes,

sculptées dans la glaise des corons,

ne se refusant jamais à l'appel d'une détresse,

multiples et uniques, comblées de prodiges

et de poignantes tendresses.

Elles sont vieilles aujourd'hui, traversées de veines bleues,

belles, comme le combat du blessé contre la mort,

comme une justice qui se montrerait nue,

comme l'obstination de l'aveugle à voir le jour dans sa nuit.

Barbara Y. Flamand

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C'est mon coeur qui parle

Ma précieuse maman 

Mon amour pour toi est encore plus grand que les cieux

Plus haut que les montagnes

Et plus tendre que la brise

Ton amour inconditionnel et ta générosité sont émouvants

Tu as été et tu es toujours mon modèle d’inspiration

Tu m’as transmis ta passion pour les arts et ton amour pour les lettres

Tu peignais comme une déesse à l’huile, aux crayons et à la gouache

Tu brodais des superbes nappes et tu cousais de magnifiques vêtements

Je vois devant moi tes patrons et ta machine à coudre

Je me souviens bien lorsque j’étais petite comment tu m’emmenais parfois avec toi à ton travail

Ton bureau de bibliothécaire était rempli d’armoires à tiroirs 

Cela m’impressionnait énormément et cette odeur de livres que j’ai tant aimée

Ta beauté naturelle et ton visage nimbé de lumière ont illuminé ma vie

Tu m’as donné l’envie d’être toujours en quête de beauté

Tu m’as appris à respecter la nature et sa divinité

Aujourd’hui, je suis une femme libre comme toi

Ta laïcité est innée et ta spiritualité est immense

Ton esprit libre et ta pensée humaine m’ont guidé vers le bonheur

Tu m’as appris à devenir une citoyenne du monde sans nuire à mes racines

À être fidèle à moi-même et bien dans ma peau

Les facettes multiples d’une identité sont une grâce

Maman, une femme du Proche-Orient si moderne et émancipée.

D'ici quelques jours, je serai près de toi

Et bien entendu avec les boîtes de chocolat

Nada AL-ATTAR 

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"Souffle"

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"Souffle"

Abstraction lyrique

Acrylique 70x70

Je n'aime que ce qui est beau,

mais la beauté est relative,

alors j'aime ce qui élève la personne,

ce qui relève de l'Humain.

J'aime ce qui est noble,

les sentiments,

la générosité, l'amour,

le soir et ses nuits incertaines,

le matin qui se lève sur l'espoir.

J’aime aimer.

J’aime la vie.

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Le Crotoy, les épaves.

"Le Saint-Antoine de Padoue"

Peinture de Claude Hardenne

EPAVES

 

Jouets d'une tempête imaginaire et sombre

Et couchés à jamais levant haut leurs étraves

Dérisoire érection vers le ciel qui les lave

Rêvant dans leurs flancs creux de naufrages sans nombre

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Au creux des verts polders somnolent les épaves

Jalousant leurs frères les navires qui sombrent

Chargés de gloire et de lumière - A eux l'ombre

De l'oubli peu à peu qui les couvre de bave

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Cette bave putride usant leur cimetière

Pas marin pour un sou - Ah! vivre encore entier

De rapt en abordage au temps des flibustiers

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Et puis infiniment brûler sous les sabords

Et couler d'un seul coup pour faire sa litière

Au creux de l'Océan couvert de gloire et d'or

Claude HARDENNE

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Dessin de Claude Hardenne

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Cette peinture (gouache) est ma première oeuvre;

c'était en 1963 sur le port de Zeebruges; j'avais 16 ans...

Claude Hardenne

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Barques

 Valachman Henri 

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FORTUNE DE MER
Acrylique sur Toile

"L’évocation du monde marin en peinture exige une analyse prudente, tant se posent des questions liées à un paysage idéal à la recherche du pittoresque, du fantastique ou du réalisme. Au-delà de cette volonté de transmettre une réelle émotion, il est primordial d’aimer la mer, son environnement, mais aussi ses plus belles histoires comme ses plus dramatiques. Si certaines épaves pouvaient parler, elles nous étonneraient sans doute"

Alain FAURE

Il était né au milieu de la mer

Sur une île de granite rose recouverte de genêts jaunes.

Parfois il prenait un bateau ivre pour partir au bout de ses rêves

Et affronter sa peur et tous ses démons intérieurs.

Il partait sous un ciel bleu quand le vent était fort

Et naviguait des jours durant

Se laissant bercer par l’océan, ses vagues et son chant.

Quand il avait dépassé tous les horizons

Et que ses voiles s’étaient perdues dans la nuit du temps

Il mettait le cap sur son île.

Dans les petits matins blafards celle-ci surgissait soudain de la brume,

Masse de granite rose surmontée de genêts jaunes.

Alors il accostait lentement et laissait sur le sable humide

Son bateau échoué, ses rêves et tous ses espoirs. 

Jean-François Foulon

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Bateau de la Côte des légendes

Paul Mayeur 

Epaves à Lanriot

Epaves à Lanriot

MEHU André

Deux épaves de bateaux de pêche attendent patiemment dans les eaux saumâtres d'une ria bretonne que les éléments les renvoient en poussière.

Méditerranée

Des voiliers blancs

des canots à la dérive

la mer si bleue
de la couleur
que lui prête le ciel

la mer si sombre
des promesses
non tenues

la mer toujours
se souviendra

martine rouhart 

ce poème a été publié dans un recueil "Migrants"

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Merci à Claude Hardenne pour ses généreuses publications,

merci à Martine Rouhart, Valachman Henri, Alain Faure,

Jean-François Foulon, Paul Mayeur et Mehu André.

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