Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

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Le Testament des Poètes

Le fruit de mes merveilleuses rencontres avec les poètes, écrivains et artistes belges.

Le Testament des poètes est le titre générique de 74 CD-ROM que j'ai consacrés aux écrivains, et artistes belges qui me furent connaissances et parfois amis chers

Membres : 154
Activité la plus récente : 9 juil. 2017

Jean-Pierre Dopagne

Depuis le 1er avril 2010, Jean-Pierre Dopagne a été élu à la Présidence de l'Association des écrivains Belges. Cette accession à un poste en vue dans le paysage de nos lettres françaises de Belgique ne peut que réjouir et augurer du meilleur quant à l'influence bienfaisante qu'un tel homme pourra insufler aux commandes d'une association maintenant plus que centenaire.
Voici déjà depuis de nombreuses années que je lui avais consacré quelques pages au sein de mon "Testament des Poètes". Je tiens à en insérer ici des extraits qui mettent en évidence quelques-unes de ses premières pièces de théâtre, dont certaines encore toujours jouées à présent, ont marqué ma mémoire d'une vive empreinte.







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Commentaire de Quivron Rolande le 16 décembre 2011 à 7:32

Merci Liliane pour ce poème que je viens de découvrir et qui m'a ramenée au sein d'une enfance de guerre avec un père prisonnier dans l'un de ces stalags. Le XIII B numéro matricule 46 329 . Un chiffre que je n'oublierai jamais pour l'avoir si souvent écrit sur les adresses des lettres que nous avions l'autorisation de lui envoyer, avec censure à la clef.

Seul Belge avec des Français, il en parlait toujours avec beaucoup d'émotion car il y fût entouré de beaucoup de solidarité. La seul vraie, disait-il qu'il ait jamais connue en ce monde.

Merci à toi et bonne journée malgré la tempête.. Rolande

Commentaire de elisabeth saussard le 29 octobre 2011 à 15:25

Grande découverte de ce " groupes d'Ecrivains " ! J'aimerai parcourir des chemins étrangers qui me deviendront, réels par le fait même d'y rencontrer l'Ecrivain à travers son écriture qui saura me guider vers la Beauté, l'émotion, et pourquoi pas parfois , le doute créateur de nouveaux sentiments ! Le naturel et l'imprévu seront là , à venir à ma rencontre..

Commentaire de Deashelle le 22 septembre 2011 à 11:59

MARDI 27 SEPTEMBRE 2011 à 20 h 30


dans le cadre de la Fête de la Communauté française

« Théâtres Portes ouvertes »


« V. RIMBAUD »


de Françoise LALANDE


par MARIE-CLAIRE CLAUSSE

adaptation et mise en scène :

Jacques Herbert


Cette adaptation du roman de Françoise Lalande,

« Madame Rimbaud », née Vitalie Cuif, épouse du

capitaine Rimbaud, évoque en filigrane la destinée d’un

des plus grands poètes français de tous les temps.

Pourquoi la mère d’Arthur a-t-elle été insultée par la postérité ? Cette pièce rend justice à celle « qui ne gémit jamais », celle qui n’a que cinq ans quand sa mère meurt, endosse toutes les responsabilités de la ferme et du ménage entre ses frères et son père inconsolable.

Comme le dit Françoise Lalande, Marie-Claire Clausse « porte sur scène quelque chose qui relève de l’universel, la souffrance quotidienne des humbles, des non-héros de l’histoire, des oubliés, des orgueilleux ou des faibles qui sont à nos côtés ».


ENTRÉE LIBRE

… dans la mesure de la capacité de la salle (50 places).

INFORMATIONS : 0473/505.875


Ouverture des portes à 20 h.

Commentaire de Deashelle le 2 septembre 2011 à 13:15

 

 

 

Poème 2 & Éditions Ah!

      Écritures d’amourFESTIVALSENEFFE



« Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. »

(Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux, Seuil 1977)

 

 


À l'occasion de la rentrée littéraire, les Éditions Ah! et le Poème 2 organisent un festival dans le cadre prestigieux du Château de Seneffe, les 1er, 2, 3 et 4 septembre 2011, sous le signe des Écritures d'amour.



Du Cantique des cantiquesau Kâma-sûtra,de Racine à Marguerite Duras, de Stendhal à Philippe Sollers…  jusqu’à Don Giovannide Da Ponte, tous ces grands textes, de la littérature déclinent l’amour – ses éblouissements, sa violence, ses pratiques, sa mystique, son langage. Mais qu’arrive-t-il quand nous écrivons l’amour… peut-être l’amour ? L’amour existe-il sans les mots ? Est-il entraîné par eux ? L’attente, le désir, la passion, la rupture… le scénario amoureux prennent-ils corps dans les mots ?

Festival :

Jeudi 1er dès 19h : Projection d'extraits de 1001 variations sur le thème de la rupture amoureuse (Archives théâtrales filmées provenant des AML / Archives et Musée de la littérature, mise en scène de Thierry Debroux en 1996 à l’Espace Léopold Senghor à Bruxelles. Textes de Philippe Blasband, Alain Cofino-Gomez, Thierry Debroux, Luc Dellisse, Micheline Hardy, Serge Kribus, Linda Lewkowicz, Pascale Tison et Anita Van Belle.)

Vers 19h45 : Dégustation de produits locaux et régionaux.

20h : PIERRE MERTENS – Conversation avec Jacques Sojcher.

                   Lectures de Pietro Pizzuti.

« Nul doute que nous ne soyons les polygames, les polyandres de nous deux. Le phalanstère de notre couple. Nous nous comportons en partouzards, en échangistes au sein d’une monogamie exclusive. À nous deux, nous rassemblons toutes les races, nous conjuguons tous les statuts. Il t’arrive de te viriliser, je puis devenir un noble virago… Nous pouvons être – l’un et l’autre – geisha, chef bantou, aborigène, maîtresse créole, patriarche, eskimo, traînée jamaïcaine, patron mogol, maquerelle philippine, giton crétois, tigre et panthère… Intellectuel et bête humaine. C’est l’unité de la diversité. »

Pierre Mertens, Perdre, Fayard, 1984          

 

Vendredi 2

Dès 19h : Projection de 1001 variations sur le thème de la rupture amoureuse  (suite)

Vers 19h45 : Dégustation de produits locaux et régionaux.

20h : SIX INVITÉS autour de l’écrivain Frédéric Boyer (France, 1961). Lecture par Frédéric Boyer d’extraits de Techniques de l’amour, (2004, 2010, P.O.L.).

TEXTES ORIGINAUX ET INÉDITS lus par Michel Assenmaker, Jeannine Dath, François Emmanuel, Nathalie Gassel, Corinne Hoex, Jacques Sojcher.

« L’amour est impur. L’amour est obscène, l’amour est violent et traître. Une douceur telle qu’elle emporte l’existence de chacun au-delà d’elle-même. Je le dis sans tristesse. Sévices, liqueur, excrément, semence, erreurs, baisers, cruauté, oubli, caresses, fantasmes, sueur, pisse, serments, paradis, mensonges, souvenirs, silences, blessures, secrets. Rien à voir avec, non, rien à voir avec le salut, la rédemption, la fidélité. Le signe de l’amour, c’est la vie. La vie totale et nue. Jusqu’à la douleur folle que cause la perte des choses qu’on nous enlève et dont nous avons cru avoir tellement besoin. »

Frédéric Boyer, Techniques de l’amour

 

Samedi 3

Dès 19h : Projection de 1001 variations sur le thème de la rupture amoureuse  (suite)

Vers 19h45 : Dégustation de produits locaux et régionaux.

20h : MARCEL MOREAU – Conversation avec Virginie Devillers

                   Lectures de Franck Dacquin et Marcel Moreau.

 

« Tu es venue. De ton pays jamais tu n’avais passé la frontière. Mais tu parles si bien ma langue, et ma langue est tellement voyageuse, quand on y songe, et même quand on n’y songe pas. Et puis, tu m’inspiras, naguère, livre d’amour si grand, quand on y songe, que même quand on n’y songe pas, il franchissait les bornes. Enfin, j’ai connu la bonté d’aimer. Pour une simple pression de ta main sur mon bras, je me sentais moins lourd que mon poids, et plus neuf que mon corps. Pour un goût de ta bouche à ma bouche attaché, je me croyais plus rare que la plénitude, et moins éphémère qu’elle. »

Marcel Moreau, Féminaire, éditions Lettres Vives, 2000

 

21h15 : DON GIOVANNI OPÉRA – DA PONTE/MOZART – Durée 1h15

                        Compagnie Da Tempesta / Direction artistique : Isabelle KABATU 

                        Mise en scène et scénographie : Stefano GIULIANI

                        Coach vocal : Thierry MIGLIORINI

                        Décors : Marc GUILLAUME

                        Création des perruques et des maquillages : Martine FONTAINE

                        Stylisme : Didier FABIAN

Distribution : Vincent BERTRAND, Thierry MARCHANT, Christophe HERRADA, Tanguy de CUMONT, Radostina KATSAROVA, Helga VAN CAMPENHOUT, Rita MATOS ALVES et au piano Jhaneta KATSAROVA

 

Dimanche 4 à 17h DON GIOVANNI OPÉRA

                       Vers 18h45 : Apéritifs locaux et dégustation produits locaux et régionaux.

Commentaire de Liliane Boulvin le 24 août 2011 à 16:00

Avant la rentrée, l'heure est au rangement ...Il reste encore une caisse à trier ...

Quelques livres oubliés , appartenant à mon Papa .

Il  y en a un qui retient mon attention , même s'il n'a pas belle allure ..son titre m'attire ...'Ronces d'exil' ... Poèmes de Charles Lambert .Editions Royales de l'Art Belge .

Ce recueil,c'est toute la vie du prisonnier de guerre .(Camp Stalag).

Pensées sombres, mélancolie, nostalgie mais aussi espoir...En voici un :

Pour vaincre nos rancoeurs.

Pour vaincre nos rancoeurs et mélancolies,

Cherchons dans les jardins éblouis du passé

Nos plus beaux souvenirs aux corolles pâlies

Et faisons les revivre en nos vieux coeurs lassés.

 

Allons les butiner ainsi que des abeilles ,

Loin des serres d'exil et des fruits défendus ,

Et nos âmes grisant de ces douces merveilles,

Réssuscitons en nous les paradis perdus.

 

Cueillons le frais bouquet des tendresses anciennes,

Etoiles d'autrefois, survivantes lueurs ,

Parfums des jours bénis et lèvres musiciennes

Nous redonnant le goût d'ineffables bonheurs.

 

Enivrons-nous des voix peuplant notre silence

Et comme l'oiseleur aux mailles du filet

Emprissonne et saisit les ailes qui s'élancent

Pour mieux les écouter, captives ...gardons-les!

 

Je n'ai pas connu la guerre , mais ce poème m'a touchée .

 

Merci à vous .

Amitiés.

 


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 18 août 2011 à 11:11

Michel Joiret, polygraphe de l’émotion, de la dérision, de l’amour et de l’angoisse


Poète, romancier, auteur dramatique et essayiste, auteur notamment d’un ouvrage de référence : La littérature belge de langue française (éditions Didier Hatier, Bruxelles, 2000).

Michel Joiret explore toutes les ressources de l’écriture avec une opiniâtreté et un engagement de tous les instants. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages et lauréat de plusieurs Prix, Joiret saisit les moments forts de l ‘existence en façonnant une œuvre aux multiples facettes. Jean-Luc Wauthier parle fort pertinemment de lui en évoquant la trajectoire de l’écrivain : « Né en 1942, ce poète qui écrit et publie au reste très tôt manifeste, dès se débuts certes, mais en son âge un curieux esprit de réaction, voire d’opposition plus ou moins consciente aux dilections de presque tous ses compagnons de route. On se souvient que, de Jacques Izoard à Christian Hubin en passant par Gapard Hons ou Werner Lambersy, tous les poètes belges du temps avaient pour ambition de tordre le cou à l’éloquence, d’économiser un maximum de moyens de fuir et le drapé lyrique. Seules exceptions : Jacques Crickillon et Michel Joiret. » Après avoir évoqué l’ « enchanteur désenchanté » qui distingue le premier, Wauthier poursuit : « La démarche de Joiret est plus directe et Marcel Moreau ne s’y est pas trompé, plus directement humaine. Car l’œuvre entière de Michel Joiret nous raconte l’éternelle et poignante histoire d’un homme jeté par hasard dans la vie, sauvé de l’absurde par le recours au corps de l’être aimé, puis, l’âge venant, condamné, Sisyphe de l’érotisme, à combler par la chair et la frénésie vitale, le trou béant d’une mort qui, malgré la peur et les refus, lui va comme un gant ». Il conclut en ces termes : « … Tentons de voir comment et pourquoi ce jeune et sage poète presque académique s’est soudain, au cours des années septante, métamorphosé en un ironiste décapant, blessé vif aux tessons de la vie. » (1) Ce que révélait Marcel Moreau à propos du Chemin d’Amandine (2) : « Bien des beautés surgissent, ou affleurent, que l’on a envie soit de clouer dans le regard, soit de capturer en douce » n’est pas effacé dans la production actuelle. Celui que Pierre Maury appelait : « Le romancier de l’amour » prend aujourd’hui un malin plaisir à suivre les enquêtes de Théodore Saint-Loup, Commissaire principal à la ville de Bruxelles, lui qui cherche la vérité des autres en occultant le « foutoir » de sa propre existence… Rigoureux dans la conduite de ses intuitions, Saint-Loup se souvient du crédit que Simenon accordait au passé des malfaiteurs… A propos du précédent polar : « A l’Enseigne du Beau Noir », Francis Cambron évoquait avec pertinence la personnalité de l’étrange commissaire : « Sous les dehors de l'indifférence blasée, Saint-Loup est le seul à offrir une épaisseur humaine; c'est un peu le Philip Marlowe de la situation: faiblesse de la chair, sauvegarde des principes éthiques de base, attention à autrui, générosité, compréhension, empathie…voilà quelques traits de sa personnalité propres à favoriser la proximité bienveillante du lecteur. S'il donne parfois l'impression d'être dépassé par les événements (c'est-à-dire que les criminels ont le plus souvent une longueur d'avance sur lui), on se rend compte que son attention est constamment en alerte, qu'aucun détail ne lui échappe pour lui permettre de fonder son opinion. Si sa détermination est sans faille, l'auteur n'en fait pas pour autant un héros flamboyant, il en sauvegarde au contraire le caractère humain, trop humain: Saint-Loup mène une vie privée affective chaotique et régulièrement, des problèmes existentiels se posent à lui (le couple, le sens du travail, les relations sociales…). » Dans la foulée, il relevait le rythme soutenu (haletant) du récit : « Au niveau de la composition, le récit se subdivise en petits chapitres dont la succession rythme de façon soutenue la progression narrative. L'auteur veille ainsi à garantir la tension, le suspense. La densité évocatrice des traits descriptifs (où Michel JOIRET laisse percer un esprit lucide et critique de bon aloi), la vivacité des dialogues naturels, bref: la grande économie des moyens stylistiques entraîne le lecteur dans une enquête sans temps mort. » (3)

Saint-Loup, entre anarchisme et dérision ? La question posée porte en soi sa réponse, même si le créateur s’en remet volontiers à la totale indépendance de ses personnages. Dans Le Tueur de jonquilles, l’enquête cède le pas à une fiction bien plus roborative que la piste d’ un « serial killer ». Pourquoi le commissaire Saint-Loup boude-t-il un succès que nul ne conteste ? Si la redoutable filière qu’il vient de démanteler a mobilisé toute son énergie, il ne peut s’empêcher de penser à l’exceptionnelle personnalité du tueur… La motivation lui échappe et la relation entre les différents crimes lui apparaît incohérente. Il faut être malade (ou désespéré) pour exécuter sauvagement des jeunes gens promis à un bel avenir. Théo rumine de sombres pensées et sa victoire à la Pyrrhus conforte sa perplexité. Et puis il y a ce dingue qui fauche stupidement des jonquilles dans un jardin public… Pour Joiret, c’est dans « l’insignifiant » qu’il faut chercher les plus retentissantes forfaitures. La nature humaine est ainsi faite. Mourir n’est rien d’autre qu’un assassinat perpétré par le temps. C’est donc avec le temps qu’il faut croiser le fer. Dans son dernier roman, Michel Joiret s’implique plus qu’il ne paraît… Et puis, l’écriture dite « populaire » n’est-elle pas le simple paraphe du vécu ?

Nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1990 par Jack Lang, Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire, Michel Joiret reçoit le Prix des Lecteurs de Notre Temps pour son ouvrage sur la littérature belge de langue française, écrit en collaboration avec Marie-Ange Bernard. Auteur de La Route des Epices (2005), un livre de poèmes et de l’Enseigne du Beau Noir (polar 2005), il a publié L’Heure de fourche (2000), un récit policier dont l’action se déroule au cœur d’Ixelles, à deux pas de la place Flagey. Le commissaire Saint-Loup et les inspecteurs Roos et Van Gaal s’y trouvent mêlés à de secrètes et redoutables manigances au cœur même de l’école. Une nouvelle : Le jeune homme du banc, est distinguée par le Prix Gilles Nelod (2008). Michel Joiret est membre de l’Association internationale Michel de Ghelderode et consultant auprès du Bureau Pédagogique de la Province de Hainaut pour les projets pédagogiques se rapportant à la lecture. Fervent lecteur de Marcel Proust, Pierre Loti et Philippe Sollers, Joiret est passionné par le Nouveau Roman et anime Le Non-Dit une revue d’art et de littérature qui fêta ses vingt ans en septembre 2008.

(1) Jean-Luc WAUTHIER, dossiers L, n° 32, fascicule 1

(1) Marcel MOREAU, préface du Chemin d’Amandine, roman, 1999,, éd. Luce Wilquin
(2) Francis CAMBRON, Notes jaunes CPEONS

 

Michel Joiret fut invité par Robert Paul le 5 avril 2008

 

Robert Paul consacra à cet écrivain un CD-ROM dans sa collection "Le Testament des Poètes" réservée aux écrivains et artistes belges.


Commentaire de De Clercq, Jacqueline le 13 mai 2011 à 10:52
Je partage sans réserve ce commentaire de Robert Paul à propos de l'oeuvre et de la présidence de Jean-Pierre Dopagne au sein de l'AEB !

Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 11 mai 2011 à 17:13
Vient de paraître:

Une femme, une ville... D'un lieu de résidence à l'autre, des strotjes marolliennes aux larges avenues des beaux quartiers, de l'école laïque à l'université en Mai et ensuite, du premier baiser sur une plateforme de tram bondé à l'amour fou, de Tintin à Marcuse, Vaneigem et Debord, de la bruxellisation au façadisme, du Juste Lipse à Schuman en passant par le Berlaymont, du BEF à l'€... Qui, de la cité ou de la citadine, habite l'autre ?

Editions Maelström, collection Bruxelles se conte, 3 €.

 


J'ai consacré à l'oeuvre de Jacqueline De Clercq, en son temps, un de mes 74 CD-ROM de ma série "Le Testament des Poètes" sur les écrivains et artistes belges contemporains:

 Robert Paul

Commentaire de Pirschel Robert le 11 mai 2011 à 15:39
Une envie, de découvrir Demaude, vient de naître en mon esprit.

Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 11 mai 2011 à 13:00

Une nouvelle parution du Poète Jacques Demaude


Jacques Demaude, « Formes, clartés, portes charnelles » : poèmes. Bruxelles (42/10, avenue Georges Henri, 1200) : Editions Orbes, 2011.

« Formes, clartés, portes charnelles », le nouveau recueil de Jacques Demaude nous informe dès son titre que les trois parties du livre, à forme sonate, sont à la fois composites et complémentaires. Composites car formées de poèmes « instantanés », à différents moments de la décennie écoulée. Complémentaires parce que le propos général du livre est celui de la possibilité d'une rédemption. La forme ternaire de l'ensemble nous indique aussi que peinture et musique sont, en tant que manifestations de l'Art, des portes d'accès charnelles à la beauté, à l'Etre, au Cosmos, à Dieu, mais surtout à l'éthique, à la capacité pour l'homme de choisir le chemin de la paix plutôt que de la destruction. Le recueil tout entier, formé d'instants poétiques nés de la contemplation d'oeuvres picturales ou de l'audition d'oeuvres musicales, est placé sous le signe de Saint Pol Roux et d'Achille Chavée : ces deux citations mettent en lumière le rôle salvateur de l'imagination et de la création d'images poétiques, qui pour une fois, nous montrent, dans le style d'écriture, à côté du Demaude au ton habituellement prophétique et spirituel, un Demaude plus surréaliste. Chaque poème de chacun des trois mouvements est situé en référence à une oeuvre et au lieu où celle-ci est vue, ou écoutée : tous ces lieux sont publics (galeries d'art, musées, églises...). Chacun des trois mouvements se clôture cependant sur un poème qui est écrit dans l'intimité (chez une amie, à domicile). Il y a donc une corrélation spatiale établie par le poète entre le dehors et le dedans, qui répond à la dialectique intériorité/extériorité, paix/brisure, destruction/rédemption, perceptible dans le propos argumentaire général du livre. Demaude veille ainsi, de manière très fine, à ce que l'architecture physique du livre corresponde à son propos esthétique et spirituel. Tout comme le poème né de la circonstance témoigne que ces instants créatifs forment une trame, un propos déjouant les hasards, permettant une lecture qui ne trahit en rien un « chemin de vie », au contraire. L'éphémère témoigne ici pour une conscience pérenne et cependant ouverte, fluide, évolutive.

Le premier mouvement s'ouvre par une citation du poète tchèque Vladimir Holan : « Et minuit seul connaît les morts ». Chaque poème naît de la contemplation d'oeuvres plastiques (Music, Vandercam, Picasso, Tikal, Istler, Dabée, Moore, Collet, Eijberg, Elza Jacquy). Le ton général est sombre, n'élude en rien la blessure, la mort, le Mal, l'expérience de la perte et de l'absurde. On y retrouve un Demaude proche du ton des Prophètes de l'Ancien Testament mais aussi des poètes d'Europe Centrale des années 1900-1930 et des poètes expressionnistes allemands, auxquels il a consacré une belle anthologie.

Nous frappe dans cette écriture le ton lyrique, souligné par de nombreuses exclamations, les injonctions adressées aux lecteurs, l'urgence et l'image : la foi est « pourrissante », « nos mains s'ouvrent, se ferment/sur un effondrement », le poète ne rencontre « que la peur charbonneuse au fond des charognes », et « l'orgueil s'éteint / quand les décombres vocifèrent / une impuissance d'or »... Toutefois, Demaude n'est pas un homme de la désespérance : sa colère, son constat de la douleur ont pour fonction d'ouvrir un chemin, d'appeler ses semblables à dépasser le chaos du temps et les naufrages de la vie. En effet, dit-il, dans un poème dédié à Guernica, « au coeur des pierres germeront/les grains d'une ville à renaître ».

Le second mouvement s'ouvre par une citation d'Edith Sitwell : « Ils frayent leur chemin parmi des mondes de poussière/pour trouver le sentier de l'Homme à proximité du soleil ». A travers l'audition d'oeuvres musicales, le poète amorce ici le second pas sur le chemin de la conscience. La figure de Prométhée y est centrale : le constat désespéré et la révolte se poursuivent par une auscultation certes des douleurs de l'âme humaine et de la capacité de celle-ci à chuter comme à s'émerveiller, mais le chant, la musique ont ceci de particulier que, même traversés d'orages, ils sont « empreinte blanche, privilège/fugue pacifiant les chemins »... Au-delà du mot et de l'image, la musique semble jouer le rôle d'un moyen pacificateur et reliant à l'intériorité et à la spiritualité. La forme poétique se fait ici plus ramassée, des tercets sont proches du haï-ku, dont Demaude affectionne la forme et le poète déploie une belle musicalité faite d'assonances et de rimes intérieures : « Nul vautour ne dévore/en vain les remords du soleil/Nul dieu ne désespère » car il s'agit de « délivrer la prière/la frêle frayeur des mourants/Proférer la Présence ». Dans ce second mouvement, le poète maintient toutefois l'injonction et sous l'appel à la prière et à la plénitude l'on devine encore l'urgence de broyer les hurlements de la souffrance humaine. Car, comme l'écrivait Luc Norin dans La libre Belgique (24/08/2007), « ce poète est homme de reliance ».

Les citations de Franz Moreau, le hennuyer et Chabbi, le tunisien, témoignent ensemble de cette sensibilité à la reliance dans la troisième partie du livre : la lumière et sa beauté sont preuves de l'ombre de Dieu, forme d'accord parfait avec l'absolu pacifié... Et ce sont d'ailleurs les couleurs bleues et blanches qui prédominent dans les images surgissantes de la mer, de l'écume, du vol des oiseaux, des bleuités du ciel et des lueurs de l'aube. Sans pour autant édulcorer l'urgence du propos ni céder à aucun quiétisme, le poète continue à questionner le « ciel-violence » autant que le vieil océan. La falaise et l'abîme sont présentes comme toujours chez lui. La figure d'Ulysse est nommée tout comme celle du Christ est évoquée à travers la Cène mais c'est au-delà des exils, des morts et des naufrages, la réconciliation, la promesse d'un apaisement, fut-ce à travers les révoltes, qui sont ici convoqués. Et le dernier poème du recueil synthétise le tout en un chant d'amour totalisant dédié à la compagne aimée, par ailleurs artiste visuelle, Jeanne-Marie Zele, chant d'amour qui témoigne dans le Vide, de la Présence, et dans la Chair, de l'Esprit... : « Exprime purement les creux de la lumière,/comme stèle soumise au prodige éternel! ».

Poète généreux, ouvert sur le monde, homme de conviction et de combat, Jacques Demaude, borain d'origine, est aussi une des voix les plus justes et spirituellement exigeantes de notre littérature : ancien mineur, objecteur de conscience qui purgea une peine de deux ans à la prison de Mons, journaliste au Drapeau Rouge, théologien à la jointure des mondes juif et protestant, remarquable traducteur, « sa relation au monde s'y étend à tout le Vivant, ne séparant jamais l'apparent du non-visible, ni l'homme de son questionnement, ou la nature de son mystère » (Luc Norin). Il serait urgent que ses oeuvres, auto-diffusées, soient rendues accessibles à un plus grand public.

Eric BROGNIET

 

J'ai consacré à l'oeuvre de Jacques Demaude, en son temps, un de mes 74 CD-ROM de ma série "Le Testament des Poètes" sur les écrivains et artistes belges contemporains:

Robert Paul

 

 

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Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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