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Le Testament des Poètes

Le fruit de mes merveilleuses rencontres avec les poètes, écrivains et artistes belges.

Le Testament des poètes est le titre générique de 74 CD-ROM que j'ai consacrés aux écrivains, et artistes belges qui me furent connaissances et parfois amis chers

Membres : 154
Activité la plus récente : 10 sept.

Jean-Pierre Dopagne

Depuis le 1er avril 2010, Jean-Pierre Dopagne a été élu à la Présidence de l'Association des écrivains Belges. Cette accession à un poste en vue dans le paysage de nos lettres françaises de Belgique ne peut que réjouir et augurer du meilleur quant à l'influence bienfaisante qu'un tel homme pourra insufler aux commandes d'une association maintenant plus que centenaire.
Voici déjà depuis de nombreuses années que je lui avais consacré quelques pages au sein de mon "Testament des Poètes". Je tiens à en insérer ici des extraits qui mettent en évidence quelques-unes de ses premières pièces de théâtre, dont certaines encore toujours jouées à présent, ont marqué ma mémoire d'une vive empreinte.







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Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 3 janvier 2012 à 15:34

Emile Kesteman est décédé le 21 décembre 2011.

Il était mon ami, ami sûr et attentionné envers tous les écrivants. C'est une grande perte pour tous les écrivains en Belgique dont il fut le mentor éclairé. 

Je tiens ici à évoquer tant que peu se faire son oeuvre écrite. Je me servirai pour cela de la partie lui consacrée dans un de mes 74 CD-ROM dédiés aux écrivains que j'ai eu la chance de côtoyer. 

Je retrouve ici, non sans émotion ces photos et textes contenus dans mon "Testament des Poètes"

Penchons-nous d'abrod sur sa bibliographie

Son premier livre: "Et les sarments bourgeonneront" parut en 1958 aux Editions Ceuterick.

En voici quelques extraits:

Habillées.

Formaient

Un cercle

Très,

Très petit

Et se trouvaient

Sans se toucher

Fort près,

Le plus près possible,

L'une de l'autre

Pour dire

Et redire

A mi-voix

Un secret.


Je voulais échapper à la ville, à son air confiné et à ses façades poussiéreuses. Je me dirigeais vers le bois pour y trouver la solitude et le silence; pour y retrouver la nature, qui reste pour moi une source d'équilibre, une garantie de santé morale, intellectuelle et physique.

En descendant la dernière rue, avant de pénétrer sous les arbres d'une longue allée, je rencontrai Jacques. C'était un jeune homme mince et blond, aux cheveux légèrement  bouclés. Il m'aborda et venait d'acheter des bonbons.

Voilà bien longtemps que je ne l'avais plus rencontré et même je l'avais complètement  oublié. En réalité, je ne l'avais jamais connu de très près. Je savais qu'il avait été enragé de sports, qu'il avait habilement lié des relations avec un maître de conférences à l'époque de ses études universitaires et que ses relations l'avaient servi pour l'obtention de ses 
diplômes, dans ses connaissances de la langue anglaise et dans sa nomination comme professeur. Il ne s'ouvrait pas facilement et cherchait ses divertissements en dehors de la famille. Il y avait chez lui une indifférence assez forte à l'égard de ce qui était dévouement gratuit. Voilà au moins, l'image que je m'en faisais et je fondais mon opinion sur mon 
expérience et sur les bribes de conversation que j'avais avec mon frère.

Car, mon frère était un ami de Jacques.

Il avait été fiancé; s'était mêlé à la vie des célibataires dans le grand Anvers. Mais tout cela était fini depuis longtemps. Et maintenant il promenait son âme désabusée, mais résignée, à travers les pays de l'Europe, entre un athénée d'une très petite ville de province, une maison à la périphérie de la cité et un stade de football. Il ne savait pas très bien où aller: au match, au bois, ou... je l'aurais mené où je voulais. La route nous guida et nous attira loin dans la campagne. Je n'apercevais pas les champs, ni les arbres -je parlais de l'école, des collègues et de la littérature contemporaine. Puis nous sommes repassés par un ancien  relais où on nous servit un filtre. La conversation alla bon train jusqu'au moment où nous nous quittâmes. Il me laissa l'impression d'un être sérieux qui n'a pas trouvé de but capable de l'engager à fond dans une action. Il y avait en lui un vide qu'il n'essayait pas de combler, un isolement dont il était sorti parce qu'il me connaissait depuis longtemps. Les voyages ne l'avaient pas formé, mais détérioré, abîmé parce qu'on ne l'avait pas habitué à être attentif à la vie de l'âme; parce qu'il lui manquait cette générosité qui rend la sympathie possible; parce que son existence ne s'inscrivait pas dans une longue tradition qui rend l'équilibre au sommet plus facile.


Litanie des Boutons

Délivrez-nous

Du froid, Boutons des pardessus;

De la pluie et de la neige,

Boutons des imperméables;

De l'air rustique et paysan,

Boutons des vestes et des gilets.

Cachez

A l'oeil du profane

Les culottes

Du curé

Et son chandail troué,

Couvrez

L'épaule

De la midinette

Et préservez

La vertu

Du vieux monsieur

A l'oeil

Toujours en éveil.

Boutons

Du soutien,

Gardez au corps féminin

Sa netteté

Et son attrait.

Et enfin,
Boutons

De je ne sais quoi,

Boutons

Des brayettes,

Préservez le vieillard impotent

Des derniers outrages

Ainsi que le professeur

Distrait

Après la récréation.

Boutons de costumes

Et des pardessus;

Boutons des robes

Et des manteaux;

Boutons des parures

Et des sous-vêtements,

Que serait notre vie

Sans la vôtre?

Vous y mettez

De la distinction,

De la vie

Et de la dignité;

Vous êtes

Ce que le point

Est

A la lettre i.


Discours de Tyl

Sous l'arbre

Noir

De l'hiver finissant,

Par un soleil

Radieux

Et sous un ciel

Bleu,

un oiseau pépiait.

Nele

Auprès de moi

Ecoutait

Les douces paroles

Que je lui disais.

Et je sentais

Que la nature,

Comme Dieu,

Nous voulait unis.

Nele

Ecoutait

Et se taisait,

Mais son regard

Bleu

Me parlait

Du soleil

Et de la mer,

Des horizons

Que je ne connaissais pas.

Et son silence

M'était encore

L'écho

Le plus éloquent;

Car

Ce qu'elle sentait

Et ce qu'elle voulait

Me dire

Etait ineffable.

Nele,

Ma douce Nele,

Ne meurs pas;

Mais vis

A mes côtés

Pour que je reste

Fidèle

A la mère Flandre,

A ma langue,

Et à ma religion.

La Chanson de Nele

Tyl est venu me voir,

Tyl m'a parlé,

Et il m'a regardée,

Sous les arbres

Dans le bois

Solitaire

Et vallonné.

Tyl est venu me voir,

Tyl m'a parlé,

Tyl m'a regardée.

Et je lui ai souri;

Et je l'ai oublié

Le vaste monde

Parce que

J'aime par-dessus tout

L'intimité

De deux coeurs.

J'ai souri,

Mes yeux ont souri

Et les pommettes rosées

De mon visage;

Et tout mon corps

Lui a souri.

Tyl est venu me voir,

Tyl m'a parlé,

Tyl m'a regardée.

Et j'ai vu

Au fond de ses yeux

Briller

La flamme

De son amour tout pur

Et impérissable.

Tyl est venu me voir,

Tyl m'a parlé,

Tyl m'a regardée.

Et je suis heureuse,

Je suis heureuse,

Heureuse,

Je vous le dirais

Sans cesse.

Laissez-moi, Seigneur, exprimer ce que je vois et ce que je sens,

La beauté du monde, mais aussi son néant

Afin que ces corps, sur le seuil du charnier,

S'élève jusqu'à vous, la fleur

Pure, rouge et vivace

De notre amour immense.

Un jour viendra où cet amour,

Epuré par la souffrance,

Montera comme une flamme vers Vous.

Et cette flamme viendra se joindre

Aux innombrables semences de feu

Que vous aviez confiées aux hommes,

Et qui maintenant, fécondées et germées,

Brûlent en votre Coeur infini.


Naissance

Et voilà

Qu'en votre foyer

Geneviève

Vient rejoindre

Anne et Françoise,

Pour multiplier

Les rires et les cris

Et donner

A votre amour

Ce que lui confère

Une vie nouvelle,

L'équilibre serein

Et le mystérieux approfondissement.

Son deuxième ouvrage: NamestelK Lemel publié encore aux Editions Ceuterick à Louvain en 1970:

En voici quelques extraits:

Tantôt sur le quai, il avait songé à tous ces gens qu'il rencontre chaque jour dans le train. Des parlementaires, les uns distingués en train de rédiger des discours; d'autres plus rustres, mais plus près du peuple, encore sensibles à son bien-être. Des gens arrivés à forces de courbettes, les uns craignant de montrer leur vide intérieur, d'autres n'en étant pas du tout conscients. Des copains, des collègues, des ronds-de-cuir, des insipides, des velléitaires... A certains moments le compartiment est un endroit où l'on cause agréablement, mais il se transforme parfois en fourgon ou en voiture à bestiaux. "Velut pecus...", disait déjà Salluste. Et Namestek Lemel n'avait jamais oublié ces premières phrases que l'auteur romain consacre à la conjuration de Catilina. A l'université d'ailleurs, il avait eu la chance de rencontrer un professeur de latin doublé d'un poète. Ainsi avait-il accompagné Virgile dans les Enfers où les amants séjournent près des rivages myrteux, mais il avait aussi pénétré avec Juvénal dans la réalité quotidienne et sordide de la vie à Rome. Il aimait ces scènes, sans fard ni masque, croquées sur le vif; cette poésie qui éclate dans les endroits où l'on ne s'attend pas à les voir fleurir. Dans les haras des riches Romains, dans les locaux mal éclairés où des esclaves savants s'éreintaient la santé, les yeux et les bras à endoctriner les enfants pour des rémunérations trop réduites.


(...) Ses dîners bruxellois, il aimait les prendre chez les Toyp, des amis, professeurs comme lui. Le mari était un peintre surréaliste -si un artiste de sa classe peut être caractérisé par une étiquette comme celle-ci. Car ce mot ne disait pas la profonde originalité de cet homme, qui dans le silence de son atelier et ses soirs de méditation poursuivait une oeuvre personnelle, loin des succès de foule; ce qu'il ne recherchait pas le moins du monde. Mais il essayait d'exprimer - plus dans ses dessins encore que dans ses peintures- le monde tel qu'il le voyait: triste, dramatique, livré à l'hypocrisie, à l'horreur et à la naïveté, vidé de ce que toute âme bien née appelle la vie. La colombe de la paix disparaissait dans un nuage de fumée et, de nos mains d'adolescents flétris, le sang coulait.


Mais cette conception de la vie, où la notion de paternité n'entrait nullement, ne le conduisait pas au suicide. Il y avait l'art et cette soif dont sont tourmentés pour leur bonheur et leur enrichissement les vrais artistes, la soif de communiquer leur vision personnelle, unique, irréductible à aucune autre. Il y avait sa femme, devenue quasi son seul modèle, à qui il communiquait son feu sacré et qu'il avait tirée de l'ornière bourgeoise avant qu'elle n'y meure. Il y avait son gosse et son chez soi où tout était, comme pour Baudelaire près de sa soeur bien-aimée, harmonie, douceur et émerveillement. L'art 
éclatait dans les dessins qui pendaient aux murs, dans les tissus des tentures et dans les cailloux, innombrables, auxquels son talent donné des visages de femmes aux regards les plus variés. L'oeil jouait dans son oeuvre un rôle important. C'est lui qui scrutait les démarches du subconscient; c'est lui qui observait vos moindres réactions, vos moindres gestes en ce qu'ils révélaient de votre vie intérieure. Il disait ce que l'on ressentait confusément; il vous confiait ce que vos lèvres n'osaient dire et vous apportait ainsi une nouvelle libération dont nos vies, si encombrées de complexes, ont un brûlant besoin.


Namestek Lemel avait beaucoup réfléchi à ce monde qui vivait autour de lui. Et il ne cessait d'y trouver, pour son esprit curieux, avide et inquiet, une nourriture qui profitait à sa santé morale et intellectuelle. Il aimait de penser en d'autres catégories que celles admises dans le monde de ses éducateurs. Je ne dis pas le monde de son enfance; car Namestek descendait d'une famille où, en dehors des traditions de foi, on avait toujours été ouvert aux conceptions de vie les plus différentes. Et même à l'égard de l'Eglise on avait adopté une attitude de déférente indépendance. On ne confondait d'ailleurs jamais ce qui constituait l'essence de sa mission et les vues trop particulières, souvent mesquines, dans lesquelles certains de ses représentants l'avaient fait entrer au cours des siècles. Quant à sa mère, elle descendait d'une famille éprise d'art et de culture, passionnée pour l'histoire de France Elle avait toujours vécu dans un monde où la Foi jouait un rôle. Mais le climat seul en était imbibé, et cette Foi ne se traduisait plus par une pratique entièrement soumise aux directives de l'Eglise.

Namestek était arrivé à la conviction que la fréquentation du monde où il vivait lui était devenue indispensable; car il est difficile de sortir de soi, de ses façons de penser si les autres ne vous y obligent pas. L'homme tombe si facilement dans cette immobilité paralysante qui caractérise le dogmatisme outré de tant de gens.


Et pourtant quelle nécessité de dépasser les formules des dogmes pour en saisir l'essence; pénétrer dans la complexité du réel, du vivant et ne pas s'arrêter aux signes dont nous nous servons pour l'exprimer. D'ailleurs, il est absurde de prétendre avoir trouvé toute la vérité, la vérité intégrale dans tous les domaines. Même si par grâce ou par hasard, nous l'avions saisie à un moment, il faudrait sans cesse se transformer pour continuer à la saisir. Dans le 
réel tout évolue et tout fuit. Il faut infatigablement faire un effort de concentration; essayer de fixer ce qui déjà est passé et n'offrira jamais que des analogies avec des phénomènes de l'avenir. Je me vois face au réel comme l'enfant chassant des papillons ou même, si vous me permettez la comparaison, comme Dindenault, incapable de garder dans sa barque les moutons attirés dans l'eau par la ruse de Panurge.

Quelle que soit notre intelligence, quel que soit le zèle dont nous faisons preuve, quels que soient les moyens dont nous disposons, nous finirons toujours par être vaincu. L'objet de notre recherche est trop vaste, trop varié et trop mouvant. Et sans doute en est-il bien ainsi pour nous introduire dans un domaine plus caché et plus mystérieux du réel, où nous ne 
pénétrerions pas sans l'acceptation de nos limites, clef de notre bonheur.

Les Toyp, Ela, les voyageurs du train ne constituent pas à eux seuls un monde; mais ce sont des êtres qui pour Namestek Lemel, placé dans une situation, prenaient d'un point de vue particulier, une très grande importance. Ils se détachaient dans une certaine mesure des êtres innombrables qu'il connaissait ou côtoyait chaque jour. Ils étaient pour lui des antennes d'autres mondes tous aussi réels où il ne pénétrait pas. Car l'homme est limité dans le temps et l'espace. Lui, à son tour, vivait dans des groupes possédant une véritable unité organique. Et il était sans aucun doute pour les Toyp et Ela une voix et un oeil, venant d'ailleurs, mais cette voix était sans arrogance et cet oeil discret dans son regard pénétrant. Il ne concevait plus l'univers sans une compénétration; sans une certaine osmose entre des groupes organiques qui se constituaient au hasard des vicissitudes de la vie. Et il vivait dès lors avec enthousiasme dans le temps présent où le passé se rencontrait et l'avenir se préparait.


"Nul ne peut communier avec le Père s'il ne garde sa Parole... celui qui croit être sans péché n'est pas dans la vérité... Mais si tu reconnais tes fautes, tu entres de nouveau dans la Vie du Père." Namestek se souvenait souvent des paroles de St Jean qu'il avait lues et méditées. Et bien que dans son adolescence, il se fût plus adressé à Luc pour nourrir sa vie spirituelle, pour l'instant il revenait sans cesse aux textes du disciple bien-aimé où la charité éclatait telles les eaux d'un fleuve qui, portant un limon fertile, viennent le déposer sur un sol aride et desséché. Cela lui permettait de se sentir si près d'un pasteur, son ami, et il était fort conscient des valeurs qu'ils avaient en commun. Elles étaient d'un trop haut 
prix pour ne pas se laisser guider par cette unité qui existait malgré la diversité des religions.

Namestek ne se privait d'aucun moyen en son pouvoir pour investiguer la vie et enrichir la sienne; cela correspondait à une irrésistible vocation qui prenait un caractère sacré; à quoi beaucoup de ses coreligionnaires n'étaient pas du tout sensibles.

Mais pendant des périodes plus ou moins longues, ses occupations, son état physique lui permettaient de s'adonner régulièrement à des méditations; elles n'étaient pas un exercice imposé du dehors; aucune autorité même ne l'y invitait. C'étaient plutôt des actes positifs d'amour pour celui par qui tout s'explique et qui fait descendre la paix dans nos coeurs. 
Cette paix qui ne peut se confondre avec l'immobilisme, mais qui est en éveil continuel, inquiétude en veilleuse. Cette paix qui ne peut se satisfaire d'une impression, mais qui chaque jour, à chaque instant, doit être conquise par l'incarnation parfois douloureuse d'un idéal.

En des soirs de recueillement, devant la lampe du sanctuaire dont la flamme rouge scintillait dans une nef obscure, Namestek prenait conscience de ces exigences. Et il n'était pas dupe de ses sentiments, ni de son imagination, puissante pourtant. Non! ce qui l'intéressait, c'était la vérité ontologique de tout cela.

Alors il connut des moments où il se sentait prêt à tout sacrifier; je m'expliquerais mieux si je disais qu'il jugeait tout à sa juste valeur; il entrait dans la vérité des ordres; il ne confondait pas l'absolu, ni le contingent; l'accident, ni la substance.

Et ainsi, quand un jour un de ses amis religieux lui dit: "Il ne faudrait pas tourner le dos au monde pour entrer en contact avec l'autre. c'est le fait des "ascétistes". Mais offrir au Père le monde, auquel on s'est attaché en mesurant sa vraie valeur; et en ne confondant pas l'en-soi et le contingent." Namestek était pleinement préparé à comprendre ces paroles et à se sentir une fois de plus libéré par cette amitié plus ancrée et plus intensément vécue.

Janvier 1959.

A suivre

Commentaire de Quivron Rolande le 16 décembre 2011 à 7:32

Merci Liliane pour ce poème que je viens de découvrir et qui m'a ramenée au sein d'une enfance de guerre avec un père prisonnier dans l'un de ces stalags. Le XIII B numéro matricule 46 329 . Un chiffre que je n'oublierai jamais pour l'avoir si souvent écrit sur les adresses des lettres que nous avions l'autorisation de lui envoyer, avec censure à la clef.

Seul Belge avec des Français, il en parlait toujours avec beaucoup d'émotion car il y fût entouré de beaucoup de solidarité. La seul vraie, disait-il qu'il ait jamais connue en ce monde.

Merci à toi et bonne journée malgré la tempête.. Rolande

Commentaire de elisabeth saussard le 29 octobre 2011 à 15:25

Grande découverte de ce " groupes d'Ecrivains " ! J'aimerai parcourir des chemins étrangers qui me deviendront, réels par le fait même d'y rencontrer l'Ecrivain à travers son écriture qui saura me guider vers la Beauté, l'émotion, et pourquoi pas parfois , le doute créateur de nouveaux sentiments ! Le naturel et l'imprévu seront là , à venir à ma rencontre..

Commentaire de Deashelle le 22 septembre 2011 à 11:59

MARDI 27 SEPTEMBRE 2011 à 20 h 30


dans le cadre de la Fête de la Communauté française

« Théâtres Portes ouvertes »


« V. RIMBAUD »


de Françoise LALANDE


par MARIE-CLAIRE CLAUSSE

adaptation et mise en scène :

Jacques Herbert


Cette adaptation du roman de Françoise Lalande,

« Madame Rimbaud », née Vitalie Cuif, épouse du

capitaine Rimbaud, évoque en filigrane la destinée d’un

des plus grands poètes français de tous les temps.

Pourquoi la mère d’Arthur a-t-elle été insultée par la postérité ? Cette pièce rend justice à celle « qui ne gémit jamais », celle qui n’a que cinq ans quand sa mère meurt, endosse toutes les responsabilités de la ferme et du ménage entre ses frères et son père inconsolable.

Comme le dit Françoise Lalande, Marie-Claire Clausse « porte sur scène quelque chose qui relève de l’universel, la souffrance quotidienne des humbles, des non-héros de l’histoire, des oubliés, des orgueilleux ou des faibles qui sont à nos côtés ».


ENTRÉE LIBRE

… dans la mesure de la capacité de la salle (50 places).

INFORMATIONS : 0473/505.875


Ouverture des portes à 20 h.

Commentaire de Deashelle le 2 septembre 2011 à 13:15

 

 

 

Poème 2 & Éditions Ah!

      Écritures d’amourFESTIVALSENEFFE



« Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. »

(Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux, Seuil 1977)

 

 


À l'occasion de la rentrée littéraire, les Éditions Ah! et le Poème 2 organisent un festival dans le cadre prestigieux du Château de Seneffe, les 1er, 2, 3 et 4 septembre 2011, sous le signe des Écritures d'amour.



Du Cantique des cantiquesau Kâma-sûtra,de Racine à Marguerite Duras, de Stendhal à Philippe Sollers…  jusqu’à Don Giovannide Da Ponte, tous ces grands textes, de la littérature déclinent l’amour – ses éblouissements, sa violence, ses pratiques, sa mystique, son langage. Mais qu’arrive-t-il quand nous écrivons l’amour… peut-être l’amour ? L’amour existe-il sans les mots ? Est-il entraîné par eux ? L’attente, le désir, la passion, la rupture… le scénario amoureux prennent-ils corps dans les mots ?

Festival :

Jeudi 1er dès 19h : Projection d'extraits de 1001 variations sur le thème de la rupture amoureuse (Archives théâtrales filmées provenant des AML / Archives et Musée de la littérature, mise en scène de Thierry Debroux en 1996 à l’Espace Léopold Senghor à Bruxelles. Textes de Philippe Blasband, Alain Cofino-Gomez, Thierry Debroux, Luc Dellisse, Micheline Hardy, Serge Kribus, Linda Lewkowicz, Pascale Tison et Anita Van Belle.)

Vers 19h45 : Dégustation de produits locaux et régionaux.

20h : PIERRE MERTENS – Conversation avec Jacques Sojcher.

                   Lectures de Pietro Pizzuti.

« Nul doute que nous ne soyons les polygames, les polyandres de nous deux. Le phalanstère de notre couple. Nous nous comportons en partouzards, en échangistes au sein d’une monogamie exclusive. À nous deux, nous rassemblons toutes les races, nous conjuguons tous les statuts. Il t’arrive de te viriliser, je puis devenir un noble virago… Nous pouvons être – l’un et l’autre – geisha, chef bantou, aborigène, maîtresse créole, patriarche, eskimo, traînée jamaïcaine, patron mogol, maquerelle philippine, giton crétois, tigre et panthère… Intellectuel et bête humaine. C’est l’unité de la diversité. »

Pierre Mertens, Perdre, Fayard, 1984          

 

Vendredi 2

Dès 19h : Projection de 1001 variations sur le thème de la rupture amoureuse  (suite)

Vers 19h45 : Dégustation de produits locaux et régionaux.

20h : SIX INVITÉS autour de l’écrivain Frédéric Boyer (France, 1961). Lecture par Frédéric Boyer d’extraits de Techniques de l’amour, (2004, 2010, P.O.L.).

TEXTES ORIGINAUX ET INÉDITS lus par Michel Assenmaker, Jeannine Dath, François Emmanuel, Nathalie Gassel, Corinne Hoex, Jacques Sojcher.

« L’amour est impur. L’amour est obscène, l’amour est violent et traître. Une douceur telle qu’elle emporte l’existence de chacun au-delà d’elle-même. Je le dis sans tristesse. Sévices, liqueur, excrément, semence, erreurs, baisers, cruauté, oubli, caresses, fantasmes, sueur, pisse, serments, paradis, mensonges, souvenirs, silences, blessures, secrets. Rien à voir avec, non, rien à voir avec le salut, la rédemption, la fidélité. Le signe de l’amour, c’est la vie. La vie totale et nue. Jusqu’à la douleur folle que cause la perte des choses qu’on nous enlève et dont nous avons cru avoir tellement besoin. »

Frédéric Boyer, Techniques de l’amour

 

Samedi 3

Dès 19h : Projection de 1001 variations sur le thème de la rupture amoureuse  (suite)

Vers 19h45 : Dégustation de produits locaux et régionaux.

20h : MARCEL MOREAU – Conversation avec Virginie Devillers

                   Lectures de Franck Dacquin et Marcel Moreau.

 

« Tu es venue. De ton pays jamais tu n’avais passé la frontière. Mais tu parles si bien ma langue, et ma langue est tellement voyageuse, quand on y songe, et même quand on n’y songe pas. Et puis, tu m’inspiras, naguère, livre d’amour si grand, quand on y songe, que même quand on n’y songe pas, il franchissait les bornes. Enfin, j’ai connu la bonté d’aimer. Pour une simple pression de ta main sur mon bras, je me sentais moins lourd que mon poids, et plus neuf que mon corps. Pour un goût de ta bouche à ma bouche attaché, je me croyais plus rare que la plénitude, et moins éphémère qu’elle. »

Marcel Moreau, Féminaire, éditions Lettres Vives, 2000

 

21h15 : DON GIOVANNI OPÉRA – DA PONTE/MOZART – Durée 1h15

                        Compagnie Da Tempesta / Direction artistique : Isabelle KABATU 

                        Mise en scène et scénographie : Stefano GIULIANI

                        Coach vocal : Thierry MIGLIORINI

                        Décors : Marc GUILLAUME

                        Création des perruques et des maquillages : Martine FONTAINE

                        Stylisme : Didier FABIAN

Distribution : Vincent BERTRAND, Thierry MARCHANT, Christophe HERRADA, Tanguy de CUMONT, Radostina KATSAROVA, Helga VAN CAMPENHOUT, Rita MATOS ALVES et au piano Jhaneta KATSAROVA

 

Dimanche 4 à 17h DON GIOVANNI OPÉRA

                       Vers 18h45 : Apéritifs locaux et dégustation produits locaux et régionaux.

Commentaire de Liliane Boulvin le 24 août 2011 à 16:00

Avant la rentrée, l'heure est au rangement ...Il reste encore une caisse à trier ...

Quelques livres oubliés , appartenant à mon Papa .

Il  y en a un qui retient mon attention , même s'il n'a pas belle allure ..son titre m'attire ...'Ronces d'exil' ... Poèmes de Charles Lambert .Editions Royales de l'Art Belge .

Ce recueil,c'est toute la vie du prisonnier de guerre .(Camp Stalag).

Pensées sombres, mélancolie, nostalgie mais aussi espoir...En voici un :

Pour vaincre nos rancoeurs.

Pour vaincre nos rancoeurs et mélancolies,

Cherchons dans les jardins éblouis du passé

Nos plus beaux souvenirs aux corolles pâlies

Et faisons les revivre en nos vieux coeurs lassés.

 

Allons les butiner ainsi que des abeilles ,

Loin des serres d'exil et des fruits défendus ,

Et nos âmes grisant de ces douces merveilles,

Réssuscitons en nous les paradis perdus.

 

Cueillons le frais bouquet des tendresses anciennes,

Etoiles d'autrefois, survivantes lueurs ,

Parfums des jours bénis et lèvres musiciennes

Nous redonnant le goût d'ineffables bonheurs.

 

Enivrons-nous des voix peuplant notre silence

Et comme l'oiseleur aux mailles du filet

Emprissonne et saisit les ailes qui s'élancent

Pour mieux les écouter, captives ...gardons-les!

 

Je n'ai pas connu la guerre , mais ce poème m'a touchée .

 

Merci à vous .

Amitiés.

 


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 18 août 2011 à 11:11

Michel Joiret, polygraphe de l’émotion, de la dérision, de l’amour et de l’angoisse


Poète, romancier, auteur dramatique et essayiste, auteur notamment d’un ouvrage de référence : La littérature belge de langue française (éditions Didier Hatier, Bruxelles, 2000).

Michel Joiret explore toutes les ressources de l’écriture avec une opiniâtreté et un engagement de tous les instants. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages et lauréat de plusieurs Prix, Joiret saisit les moments forts de l ‘existence en façonnant une œuvre aux multiples facettes. Jean-Luc Wauthier parle fort pertinemment de lui en évoquant la trajectoire de l’écrivain : « Né en 1942, ce poète qui écrit et publie au reste très tôt manifeste, dès se débuts certes, mais en son âge un curieux esprit de réaction, voire d’opposition plus ou moins consciente aux dilections de presque tous ses compagnons de route. On se souvient que, de Jacques Izoard à Christian Hubin en passant par Gapard Hons ou Werner Lambersy, tous les poètes belges du temps avaient pour ambition de tordre le cou à l’éloquence, d’économiser un maximum de moyens de fuir et le drapé lyrique. Seules exceptions : Jacques Crickillon et Michel Joiret. » Après avoir évoqué l’ « enchanteur désenchanté » qui distingue le premier, Wauthier poursuit : « La démarche de Joiret est plus directe et Marcel Moreau ne s’y est pas trompé, plus directement humaine. Car l’œuvre entière de Michel Joiret nous raconte l’éternelle et poignante histoire d’un homme jeté par hasard dans la vie, sauvé de l’absurde par le recours au corps de l’être aimé, puis, l’âge venant, condamné, Sisyphe de l’érotisme, à combler par la chair et la frénésie vitale, le trou béant d’une mort qui, malgré la peur et les refus, lui va comme un gant ». Il conclut en ces termes : « … Tentons de voir comment et pourquoi ce jeune et sage poète presque académique s’est soudain, au cours des années septante, métamorphosé en un ironiste décapant, blessé vif aux tessons de la vie. » (1) Ce que révélait Marcel Moreau à propos du Chemin d’Amandine (2) : « Bien des beautés surgissent, ou affleurent, que l’on a envie soit de clouer dans le regard, soit de capturer en douce » n’est pas effacé dans la production actuelle. Celui que Pierre Maury appelait : « Le romancier de l’amour » prend aujourd’hui un malin plaisir à suivre les enquêtes de Théodore Saint-Loup, Commissaire principal à la ville de Bruxelles, lui qui cherche la vérité des autres en occultant le « foutoir » de sa propre existence… Rigoureux dans la conduite de ses intuitions, Saint-Loup se souvient du crédit que Simenon accordait au passé des malfaiteurs… A propos du précédent polar : « A l’Enseigne du Beau Noir », Francis Cambron évoquait avec pertinence la personnalité de l’étrange commissaire : « Sous les dehors de l'indifférence blasée, Saint-Loup est le seul à offrir une épaisseur humaine; c'est un peu le Philip Marlowe de la situation: faiblesse de la chair, sauvegarde des principes éthiques de base, attention à autrui, générosité, compréhension, empathie…voilà quelques traits de sa personnalité propres à favoriser la proximité bienveillante du lecteur. S'il donne parfois l'impression d'être dépassé par les événements (c'est-à-dire que les criminels ont le plus souvent une longueur d'avance sur lui), on se rend compte que son attention est constamment en alerte, qu'aucun détail ne lui échappe pour lui permettre de fonder son opinion. Si sa détermination est sans faille, l'auteur n'en fait pas pour autant un héros flamboyant, il en sauvegarde au contraire le caractère humain, trop humain: Saint-Loup mène une vie privée affective chaotique et régulièrement, des problèmes existentiels se posent à lui (le couple, le sens du travail, les relations sociales…). » Dans la foulée, il relevait le rythme soutenu (haletant) du récit : « Au niveau de la composition, le récit se subdivise en petits chapitres dont la succession rythme de façon soutenue la progression narrative. L'auteur veille ainsi à garantir la tension, le suspense. La densité évocatrice des traits descriptifs (où Michel JOIRET laisse percer un esprit lucide et critique de bon aloi), la vivacité des dialogues naturels, bref: la grande économie des moyens stylistiques entraîne le lecteur dans une enquête sans temps mort. » (3)

Saint-Loup, entre anarchisme et dérision ? La question posée porte en soi sa réponse, même si le créateur s’en remet volontiers à la totale indépendance de ses personnages. Dans Le Tueur de jonquilles, l’enquête cède le pas à une fiction bien plus roborative que la piste d’ un « serial killer ». Pourquoi le commissaire Saint-Loup boude-t-il un succès que nul ne conteste ? Si la redoutable filière qu’il vient de démanteler a mobilisé toute son énergie, il ne peut s’empêcher de penser à l’exceptionnelle personnalité du tueur… La motivation lui échappe et la relation entre les différents crimes lui apparaît incohérente. Il faut être malade (ou désespéré) pour exécuter sauvagement des jeunes gens promis à un bel avenir. Théo rumine de sombres pensées et sa victoire à la Pyrrhus conforte sa perplexité. Et puis il y a ce dingue qui fauche stupidement des jonquilles dans un jardin public… Pour Joiret, c’est dans « l’insignifiant » qu’il faut chercher les plus retentissantes forfaitures. La nature humaine est ainsi faite. Mourir n’est rien d’autre qu’un assassinat perpétré par le temps. C’est donc avec le temps qu’il faut croiser le fer. Dans son dernier roman, Michel Joiret s’implique plus qu’il ne paraît… Et puis, l’écriture dite « populaire » n’est-elle pas le simple paraphe du vécu ?

Nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1990 par Jack Lang, Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire, Michel Joiret reçoit le Prix des Lecteurs de Notre Temps pour son ouvrage sur la littérature belge de langue française, écrit en collaboration avec Marie-Ange Bernard. Auteur de La Route des Epices (2005), un livre de poèmes et de l’Enseigne du Beau Noir (polar 2005), il a publié L’Heure de fourche (2000), un récit policier dont l’action se déroule au cœur d’Ixelles, à deux pas de la place Flagey. Le commissaire Saint-Loup et les inspecteurs Roos et Van Gaal s’y trouvent mêlés à de secrètes et redoutables manigances au cœur même de l’école. Une nouvelle : Le jeune homme du banc, est distinguée par le Prix Gilles Nelod (2008). Michel Joiret est membre de l’Association internationale Michel de Ghelderode et consultant auprès du Bureau Pédagogique de la Province de Hainaut pour les projets pédagogiques se rapportant à la lecture. Fervent lecteur de Marcel Proust, Pierre Loti et Philippe Sollers, Joiret est passionné par le Nouveau Roman et anime Le Non-Dit une revue d’art et de littérature qui fêta ses vingt ans en septembre 2008.

(1) Jean-Luc WAUTHIER, dossiers L, n° 32, fascicule 1

(1) Marcel MOREAU, préface du Chemin d’Amandine, roman, 1999,, éd. Luce Wilquin
(2) Francis CAMBRON, Notes jaunes CPEONS

 

Michel Joiret fut invité par Robert Paul le 5 avril 2008

 

Robert Paul consacra à cet écrivain un CD-ROM dans sa collection "Le Testament des Poètes" réservée aux écrivains et artistes belges.


Commentaire de De Clercq, Jacqueline le 13 mai 2011 à 10:52
Je partage sans réserve ce commentaire de Robert Paul à propos de l'oeuvre et de la présidence de Jean-Pierre Dopagne au sein de l'AEB !

Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 11 mai 2011 à 17:13
Vient de paraître:

Une femme, une ville... D'un lieu de résidence à l'autre, des strotjes marolliennes aux larges avenues des beaux quartiers, de l'école laïque à l'université en Mai et ensuite, du premier baiser sur une plateforme de tram bondé à l'amour fou, de Tintin à Marcuse, Vaneigem et Debord, de la bruxellisation au façadisme, du Juste Lipse à Schuman en passant par le Berlaymont, du BEF à l'€... Qui, de la cité ou de la citadine, habite l'autre ?

Editions Maelström, collection Bruxelles se conte, 3 €.

 


J'ai consacré à l'oeuvre de Jacqueline De Clercq, en son temps, un de mes 74 CD-ROM de ma série "Le Testament des Poètes" sur les écrivains et artistes belges contemporains:

 Robert Paul

Commentaire de Pirschel Robert le 11 mai 2011 à 15:39
Une envie, de découvrir Demaude, vient de naître en mon esprit.
 

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Les rencontres littéraires de Bruxelles  que jai initiées reprendront en janvier 2021. J'ai désigné Thierry-Marie Delaunois pour les mener. Il en assurera également les chroniques.
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Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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